Chapitre 13
Tôn Thất Hội (1757-1798)
Chương 13
Tôn Thất Hội (1757-1798)
Enquête sur les services rendus au roi Gia Long par les Français
Gia Định kinh
I- Les hommes qui élevèrent les citadelles de Gia Định et de Diên Khánh
Nous avons montré au chapitre 12 que Le Brun et Puymanel ne pouvaient être les auteurs des citadelles de Gia Định et de Diên Khánh : les phrases de de Guignes et de Lavoué que les auteurs français produisent pour l'établir ne tiennent pas debout. Qui donc a réellement élevé les citadelles de Gia Định et de Diên Khánh ? Les historiographes des Nguyễn sont fort avares de mots — sans doute parce qu'ils n'y voyaient rien d'important : les mandarins ne faisaient que remplir leur office. Il faut chercher longtemps avant de trouver quelques phrases dans le Liệt truyện :
- Le Liệt truyện, à la notice de Tôn Thất Hội, dit : « Au printemps de l'année Canh Tuất (1790), [Tôn Thất] Hội éleva la citadelle de terre de Gia Định »1. C'est Nguyễn Quốc Trị qui a trouvé cette phrase le premier.
- Le Liệt truyện, à la notice de Trần Văn Học, dit : « En l'année Canh Tuất (1790), lors de l'élévation de la citadelle de Gia Định, [Trần Văn] Học jalonna, mesura et partagea le terrain et en traça les voies (…) En l'année Nhâm Tý (1792), pour l'établissement du poste de Mỹ Tho, Học présenta le plan et le mode de construction ; Học dessinait bien : élever des postes et des retranchements, mesurer les routes, dresser les cartes, planter les repères, tout venait de sa main. »2.
Ces deux courts passages établissent ceci : le général Tôn Thất Hội fut désigné pour diriger les travaux, et Trần Văn Học mesura, dressa les plans, conçut et exécuta — non pour la seule citadelle de Gia Định, mais aussi pour le poste de Mỹ Tho.
Sur la citadelle de Diên Khánh, l'histoire officielle est tout aussi brève :
- Le Liệt truyện, à la notice de Tôn Thất Hội, dit : « En l'année Quý Sửu (1793) (…) Hội, avec les autres corps, réunit ses troupes et forma le siège [de Quy Nhơn]; l'ennemi ayant reçu du secours du dehors, il leva le siège et s'en revint élever la citadelle de Diên Khánh »3.
- Le Liệt truyện, à la notice de Vũ Viết Bảo, dit : « À l'été de l'année Quý Sửu, [Vũ Viết Bảo] suivit l'expédition de Quy Nhơn ; au retour, il éleva la citadelle de Diên Khánh. Le roi chargea Vũ Tính [Võ Tánh] d'y tenir garnison et fit de Bảo un cai đội commandant les barques Kiên súng [chargé de l'artillerie] du dinh de Bình Khang [Khánh Hoà]4 ».
Ces quelques mots sont si brefs que presque personne n'a retrouvé le nom des hommes qui eurent la charge d'élever les deux citadelles de Gia Định et de Diên Khánh : les auteurs coloniaux ont pu à leur aise pérorer sur les « citadelles Vauban » bâties par les Français. Et comme nous savons que Nguyễn Ánh veillait lui-même à toute chose, grande ou petite (voir le chapitre 6, Portrait de Gia Long), on peut dire ceci : celui qui dirigea le programme d'élévation des citadelles de Gia Định et de Diên Khánh fut Gia Long lui-même ; sous ses ordres, Tôn Thất Hội, assisté de Trần Văn Học pour la citadelle de Gia Định et de Vũ Viết Bảo pour celle de Diên Khánh.
Tôn Thất Hội (1757-1798)
Tôn Thất Hội (troisième fils du cai đội Tôn Thất Thắng) suivit à dix-huit ans le Định Vương Nguyễn Phước Thuần (1765-1777) dans sa fuite à Gia Định (1775). Phước Thuần mis à mort par Nguyễn Huệ, Hội s'attacha à Nguyễn Ánh, passa deux fois au Siam avec lui et s'éleva jusqu'à la charge de grand général pacificateur de l'Ouest. En 1787, Nguyễn Ánh revint du Siam reprendre Gia Định ; dans les batailles décisives de 1788-1789, Tôn Thất Hội tint le premier rôle. Le Liệt truyện dit :
« À l'automne de l'année Mậu Thân (1788), la grande armée vint camper à Tam Phụ. Hội, avec Vũ Tính, attaqua l'ennemi à Ngũ Kiểu ; il fit jeter des lanternes de fer enflammées dans les sách [villages, hameaux] de l'ennemi, qui, épouvanté, se débanda tout entier. On fit tant de prisonniers qu'on n'en sut pas le compte. Profitant de l'avantage, il poussa jusqu'aux abords de Saigon et défit le thái bảo de l'ennemi, Phạm Văn Tham, qui s'enfuit tenir Ba Thắc [Sóc Trăng]. Au printemps de l'année Kỷ Dậu (1789), Hội dirigea les corps de toutes les colonnes et attaqua l'ennemi à Hổ Châu avec Vũ Tính et les siens. Tham, à bout de forces, se rendit. Il alla ensuite, avec Nguyễn Văn Trương, réduire les derniers partisans du Man Ốc Nha Ốc. En Tân Hợi (1791), il fut nommé Chưởng Tiền quân doanh [chưởng dinh du Tiền quân]. En l'année Quý Sửu (1793), il fut élevé à la charge de commissaire royal, grand général pacificateur de l'Ouest, avec le titre de duc. »
En 1797, Nguyễn Ánh attaqua Quy Nhơn et « laissa Hội garder Gia Định. Son autorité était ferme et ses ordres stricts ; tout le pays demeura tranquille. À l'hiver de l'année Mậu Ngọ [1798], il mourut de maladie, à quarante-deux ans [quarante et un ans à l'occidentale]. Le Thế Tổ le regretta beaucoup et lui conféra les titres de serviteur méritant fondateur, de grand pilier de l'État et de chưởng doanh. »
Membre de la maison royale, Tôn Thất Hội — ou Nguyễn Phước Hội — avait cinq ans de plus que Nguyễn Ánh ; on ne sait quel était son rang dans la famille. Il était déjà un homme fait quand il fallut quitter la capitale pour le Sud, et il avait donc eu plus de temps que Nguyễn Ánh (qui n'avait alors que treize ans) pour s'instruire. Il avait l'étoffe d'un général accompli, aussi savant que brave : c'est pourquoi Lê Văn Duyệt, si hautain de nature, le tenait en grande estime :
« Hội était un homme grave, respectueux des rites ; ses mérites étaient hauts et il ne s'en vantait pas ; son rang était élevé et il n'en était que plus modeste. Chaque fois qu'il paraissait à l'audience, son maintien était toujours le même, et il s'habillait comme un lettré. Tous les généraux le respectaient et le craignaient. Lê Văn Duyệt, examinant un jour ce que valaient les généraux et ce qui leur manquait, dit : Tống Viết Phước est ardent, mais il n'a pas de plan ; Nguyễn Văn Thành a des plans, mais peu d'ardeur. Seul Hội joint la sagesse au courage : c'est un grand capitaine. (…). La 16ᵉ année [de Gia Long], le roi, jugeant que Hội l'emportait par ses services et par son renom sur tous les serviteurs de la restauration, l'admit aux sacrifices du Võ Miếu, le temple des Guerriers. »5.
Voilà pourquoi Nguyễn Ánh confia à Tôn Thất Hội la charge particulière de diriger l'élévation des deux plus grandes citadelles du temps : Gia Định kinh, la capitale Gia Định, et la citadelle de Diên Khánh.
Sur les circonstances où fut élevée la citadelle de Diên Khánh, le Liệt truyện apprend ceci : à l'été de 1793, Nguyễn Ánh attaqua Quy Nhơn par voie d'eau tandis que Tôn Thất Hội avançait par terre ; « la grande armée entra par la passe de Thị Nại ; Hội, de Hà Nha et de Cù Mông, se partagea en deux colonnes et surprit Bảo, le fils de l'usurpateur Nhạc, au Thổ Sơn ; Bảo, battu, s'enfuit dans la citadelle de Quy Nhơn. Hội, avec les autres corps, réunit ses troupes et forma le siège ; l'ennemi ayant reçu du secours du dehors, il leva le siège et s'en revint élever la citadelle de Diên Khánh. »6
Là encore, quelques mots, et rien de plus !
Tôn Thất Hội, le général chargé des travaux publics, portait la responsabilité la plus haute ; son adjoint le plus efficace dans l'élévation de la citadelle de Gia Định fut Trần Văn Học.
Trần Văn Học
Trần Văn Học, du district de Bình Dương, à Gia Định, savait le quốc ngữ, le latin et le français ; Pigneau de Béhaine le présenta à Nguyễn Ánh pour lui servir d'interprète. En l'année Nhâm Dần (1782), quand Nguyễn Nhạc et Nguyễn Huệ vinrent attaquer Gia Định (pour la deuxième fois), Học conduisit avec Pigneau de Béhaine la mère et la maison de Nguyễn Ánh au Cambodge, puis les ramena à Cần Thơ, où Nguyễn Ánh campait… En 1783, Học escorta le prince Cảnh avec Pigneau de Béhaine, Phạm Văn Nhơn, Nguyễn Văn Liêm… pour aller demander du secours en Occident ; en février 1785, le navire atteignit Pondichéry. En juillet 1786, Pigneau de Béhaine et le prince Cảnh passèrent en France ; Học, Nhơn, Liêm… durent regagner Bangkok7. En 1787, Học partit pour l'Inde ; au retour, son navire essuya une tempête et fut jeté aux Philippines : il ne rentra à Gia Định que plus d'un an après.
« Depuis lors, Học demeura au service du roi : il servit d'interprète pour les langues d'Occident et traduisit, avec Ô Ly Vi (un Occidental), les écrits et les langues d'Occident ; il fabriqua toutes sortes de hoả xa, de chấn địa lôi et d'armes.
En l'année Canh Tuất [1790], lors de l'élévation de la citadelle de Gia Định, Học jalonna, mesura et partagea le terrain et en traça les voies ; puis, avec les Occidentaux, Nguyễn Chấn [Vannier] et les siens, il eut la garde du grand navire doublé de cuivre et suivit les troupes contre l'ennemi.
En l'année Nhâm Tý [1792], pour l'établissement du poste de Mỹ Tho, Học présenta le plan et le mode de construction ; Học dessinait bien : élever des postes et des retranchements, mesurer les routes, dresser les cartes, planter les repères, tout venait de sa main.
La 2ᵉ année de Gia Long [1803], il fut élevé au rang de cai cơ, puis à celui de commissaire aux citadelles, commissaire royal et chưởng cơ.
La 2ᵉ année de Minh Mạng [1821], il fut envoyé dans les trấn de Gia Định et sur les confins du Chân Lạp pour en lever la carte des montagnes, des rivières et des routes, et la présenter au trône »8.
Nguyễn Đình Đầu écrit : « Si l'on compare le plan de Saigon de 1799 de Dayot au plan de Gia Định de 1815 de Trần Văn Học, on voit que, pour la technique cartographique — le levé du terrain, l'échelle —, le second est beaucoup plus exact que le premier. Il semble que Trần Văn Học ait levé presque toutes les citadelles et tous les ouvrages de défense de la fin du XVIIIᵉ siècle et du début du XIXᵉ. On peut tenir Trần Văn Học pour le premier Vietnamien qui ait su dresser une carte géographique et un dessin technique selon la méthode occidentale »9.
Nguyễn Đình Đầu a recueilli le plan de Gia Định levé par Trần Văn Học en 1815, pièce fort précieuse : nous lui en demandons l'autorisation et le réimprimons ici. Il est regrettable qu'il n'ait pas fait imprimer le plan de Saigon de Dayot, 1799, ni le plan de Saigon de Le Brun, 1795, dont il parle dans son article. Nous aimerions avoir un jour l'occasion de les voir, car Dayot s'est enfui en 1795 et Le Brun est parti en 1791 : on ne sait donc ni quand ni comment ils auraient levé ces plans. Ou bien : qui les a levés, pour y mettre ensuite les noms de Dayot et de Le Brun, et dans quel but ?
Vũ Viết Bảo
Vũ Viết Bảo était un spécialiste de l'artillerie et de la construction des citadelles et des retranchements. Originaire du Thanh Hoá, il descendait d'une famille qui avait suivi Nguyễn Hoàng au Thuận Hoá. Son père, Hựu, était chef d'escouade. En 1775, Vũ Viết Bảo suivit Nguyễn Phước Thuần dans le Sud ; en 1778, il fut affecté à l'escouade des troupes de l'intérieur, sous les ordres de Đỗ Thanh Nhơn, puis à l'escouade Tiểu sai. C'est sans doute alors que Bảo apprit de Đỗ Thanh Nhơn l'art de construire les bâtiments de guerre10. En 1781, Đỗ Thanh Nhơn fut mis à mort et les troupes de Đông Sơn se soulevèrent contre Nguyễn Ánh. Nguyễn Đình Thuyên fut chargé de réduire la révolte et, en 1782, Vũ Viết Bảo obtint par la persuasion la reddition des derniers hommes de Đông Sơn. En 1785, Nguyễn Ánh s'enfuit à Bangkok et Bảo se cacha dans la région de la rivière de Tam Kỳ. En 1788, Bảo suivit Võ Tánh contre les Tây Sơn à la plage de Khổng Tước [Gò Công]. En 1789, Nguyễn Ánh reprit Gia Định et Bảo revint à l'escouade Tiểu sai.
Vũ Viết Bảo vécut ainsi auprès des généraux qui excellaient dans la construction navale, dans les travaux et dans la fonte des canons ; après Đỗ Thanh Nhơn, il servit sous Nguyễn Văn Khiêm, spécialiste de l'artillerie et de la construction des citadelles.
En juillet 1792, Vũ Viết Bảo commandait l'escouade des barques d'artillerie : il suivit Nguyễn Văn Khiêm et se distingua en incendiant les navires des Tây Sơn à la bataille de Thị Nại. En l'année Quý Sửu [1793], il suivit Tôn Thất Hội contre Quy Nhơn ; l'affaire ayant échoué, il fallut se replier sur Diên Khánh, et Bảo éleva la citadelle de Diên Khánh avec Tôn Thất Hội. En l'année Kỷ Mùi [1799], rappelé à Gia Định, il commanda les deux escouades Chấn Uy I et Chấn Uy II et fut en outre commandant en second des barques trung hầu pour marcher sur Quy Nhơn ; puis il suivit Lê Văn Duyệt et éleva les postes de Thạch Tân et de Sa Lung, pour couper la route aux renforts des Tây Sơn. En juillet 1799, Võ Tánh enleva la citadelle de Quy Nhơn et en devint gouverneur ; Vũ Viết Bảo eut la charge des embarcations et de l'artillerie des quatre portes de la place. Quand Trần Quang Diệu assiégea Quy Nhơn et que Võ Tánh ouvrit les portes pour faire une sortie, Vũ Viết Bảo fit servir les súng hoả xa et repoussa l'ennemi. En 1802, rappelé à la capitale, il fut élevé au rang de cai cơ de la garde intérieure et suivit le roi dans le Nord.
En 1805, Vũ Viết Bảo eut la charge, sous Nguyễn Văn Khiêm, de « bâtir le Temple ancestral et l'autel du Sol et des Moissons, les palais et la citadelle impériale de Huê » et de « surveiller la fonte de neuf grosses pièces »11. Après la guerre, il continua d'administrer la flotte et l'artillerie et fut élevé au rang de thống chế de la garde intérieure. En 1816, une faute le fit rétrograder à celui de cai cơ. Minh Mạng, monté sur le trône, institua la place du Thần Cơ et le fit thống chế du Thần Cơ de la garde intérieure, avec en outre le commandement des escouades de la garde du corps. Il mourut la 4ᵉ année de Minh Mạng [1823]12.
Trịnh Hoài Đức et le Gia Định thành thông chí
Le Gia Định thành thông chí (« Description détaillée de la citadelle de Gia Định ») de Trịnh Hoài Đức (1765-1825) est le premier ouvrage d'histoire et de géographie, de caractère encyclopédique, qui ait traité du Sud, de la fin du XVIIᵉ siècle au début du XIXᵉ, et sur lequel les auteurs de la cour des Nguyễn ont dû s'appuyer pour composer le Thực lục, le Liệt truyện, le Hội điển, le Nhất thống chí… Aujourd'hui, on ne peut rien entreprendre sur la citadelle de Gia Định sans le Gia Định thành thông chí.
Trịnh Hoài Đức portait aussi le nom d'An, le nom social de Chí Sơn et le surnom de Cấn Trai. Il était minh hương — des Ming réfugiés —, ses ancêtres étaient du Fujian et avaient été mandarins pendant plusieurs générations. Son grand-père avait quitté les Qing pour s'établir à Trấn Biên [Biên Hoà]. Son père mort, il avait dix ans quand sa mère s'installa à Phiên Trấn [Gia Định] ; il étudia auprès du lettré retiré Võ Trường Toản. En 1788, Hoài Đức se présenta au concours avec ses amis Lê Quang Định, Ngô Nhơn Tĩnh… ; reçu, il fut nommé rédacteur des édits à l'Académie Hàn Lâm (chargé de présenter au trône les règles et les lois) et, l'année suivante, inspecteur des rizières (mandarin chargé de l'agriculture) du district de Tân Bình (Saigon). Puis il fut tham tri du ministère de la Justice et thị giảng — maître — du Đông cung Cảnh, le prince héritier.
En juin 1802, le roi Gia Long institua les Six ministères, mais la charge de ministre n'existait pas encore : Trịnh Hoài Đức fut fait ministre des Finances à titre provisoire et envoyé en Chine comme ambassadeur en chef pour demander l'investiture (avec lui partaient Ngô Nhơn Tĩnh, tham tri du ministère de la Justice, et Lê Quang Định, tham tri du ministère de la Guerre, etc.) ; il servit d'interprète à l'ambassade lors de la cérémonie d'investiture. En 1805, il revint à Gia Định. En 1808, Nguyễn Văn Nhơn devint gouverneur général et Trịnh Hoài Đức gouverneur général adjoint de Gia Định. En août 1812, il fut élevé au ministère des Rites ; en 1813, à celui des Fonctionnaires ; en 1816, il fut de nouveau gouverneur général adjoint de Gia Định.
En 1820, Minh Mạng monta sur le trône et rappela Nguyễn Văn Nhơn à la capitale : Trịnh Hoài Đức cumula les charges de gouverneur général et de gouverneur adjoint de Gia Định. À l'été de 1820, il rentra à la capitale pour tenir le ministère des Fonctionnaires ; en 1821, il fut nommé directeur adjoint du Bureau d'histoire, puis élevé au rang de hiệp biện đại học sĩ, avec le ministère des Fonctionnaires et celui de la Guerre. Il fut le premier mandarin civil à recevoir le premier degré à la cour. En 1821, il suivit le roi dans le Nord et, au retour, présenta au trône deux ouvrages, le Lịch triều kỷ nguyên et le Khang tế lục. En 1822, il présida le premier concours métropolitain et, au concours du palais, siégea parmi les lecteurs des copies, puis cumula avec le ministère des Rites.
Trịnh Hoài Đức n'avait pas de maison à lui : « le roi lui donna 3.000 quan de monnaie, du bois, des briques et des tuiles pour se bâtir une maison où il pût se reposer et se baigner. » En 1823, vieux et affaibli, il demanda à se retirer ; le roi ne lui accorda que de suspendre le service des ministères des Fonctionnaires et des Rites pour se soigner. À l'hiver, guéri, il reprit ses charges. Après trois mois passés dans sa famille, il revint à la capitale en 1824 et tint les deux ministères des Fonctionnaires et des Rites, avec en outre l'office du Thương Bạc.
Il mourut au printemps de 1825, à soixante ans. Minh Mạng le regretta beaucoup : il suspendit les audiences trois jours durant, lui conféra à titre posthume les titres de thiếu phó et de cần chính đại học sĩ, et lui donna le nom posthume de Văn Khác. Le jour où le cercueil partit pour Gia Định, il envoya le prince Miên Hoành porter ses ordres à la maison du défunt. Le convoi arrivé à Gia Định, le gouverneur général Lê Văn Duyệt vint en personne s'incliner. Ses œuvres : Gia Định thành thông chí, Ấn Trai thi tập, Bắc sứ thi tập et Gia Định tam gia thi tập13. Trịnh Hoài Đức est, avec Lê Quang Định, l'une des grandes figures de la culture de Gia Định : ils ont fondé la géographie de notre pays dès les premiers temps. L'étude de Gia Định kinh, troisième capitale du Viêt Nam après Thăng Long et Phú Xuân, repose pour l'essentiel sur le Gia Định thành thông chí.
II- La conquête du Sud par les seigneurs Nguyễn
Avant d'appartenir au pays viêt, Gia Định était une terre du Thuỷ Chân Lạp, le Chân Lạp d'Eau. Gia Định kinh a duré de 1790, quand le roi Nguyễn éleva la citadelle Bát Quái, celle des huit trigrammes, à 1801, quand Gia Long monta sur le trône impérial et régna à Huê. Gia Định, ou Saigon, après douze ans comme capitale de la restauration des Nguyễn, devint la capitale du Sud. La fondation de Gia Định kinh est liée à la marche des seigneurs Nguyễn vers le Sud.
Cette conquête commence sous le seigneur Hiền, Nguyễn Phước Tần (1648-1687), et l'on peut y distinguer cinq périodes :
1- Première période : les seigneurs Nguyễn font du Chân Lạp leur protectorat
Le Thực lục, résumant Trịnh Hoài Đức, écrit : « Au 9ᵉ mois [Mậu Tuất, 10/1658], le roi du Chân Lạp (dont le nom propre est Cao Miên), Nặc Ông Chân, empiéta sur la frontière. Le dinh de Trấn Biên14 en fit rapport ; le seigneur envoya le général en second de Trấn Biên, Tôn Thất Yến, le cai đội Xuân Thắng et le tham mưu Minh Lộc (dont on ignore le nom de famille à tous deux) avec 3000 hommes contre la citadelle de Hưng Phúc [Phước] (qu'on appelait alors Mỗi Xuy, aujourd'hui dans le district de Phúc Chính, province de Biên Hoà) ; ils l'emportèrent et ramenèrent Nặc Ông Chân prisonnier. Le seigneur lui fit grâce, le fit reconduire sous escorte dans son pays et en fit un vassal, tenu à un tribut annuel »15.
Lê Quý Đôn écrit : « En l'année Vĩnh Thọ (1658), mậu tuất, au 9ᵉ mois [10/1658], Phúc Tần, prenant prétexte de ce que le roi du Cao Miên, Nặc Chăn, empiétait sur les frontières, envoya le général du dinh de Trấn Biên, Yên võ hầu, le cai đội Xuân thắng hầu, le tham mưu Minh lộc hầu et le câu kê [?] Văn lĩnh bá attaquer le Sud avec 3000 hommes. Le 9 [5/10/1658], ils levèrent le camp ; le 19 [15/10/1658], ils arrivèrent devant la citadelle du Cao Miên, livrèrent plusieurs grandes batailles, prirent vivants Nặc Chăn et sa tribu, s'emparèrent des éléphants, des chevaux et des armes, et les conduisirent au dinh de Quảng Bình ; Phúc Tần fit grâce à Nặc Chăn et le renvoya dans son pays »16.
Ces deux citations donnent à voir ceci :
Premier point : Trịnh Hoài Đức et la cour de Huê tiennent que le Chân Lạp a « empiété » le premier ; mais Lê Quý Đôn, savant du Nord, écrit que Nguyễn Phước Tần ne fit qu'en prendre prétexte pour attaquer le Chân Lạp. Deux faits sont évidents. Le premier : Nguyễn Phước Tần est le seigneur conquérant17. Tout en combattant les seigneurs Trịnh, Nguyễn Phước Tần annexa peu à peu le Chiêm Thành et résolut de descendre sur le Chân Lạp pour élargir ses frontières vers le Sud. Il sut appliquer avec adresse une méthode qui mêlait la guerre et l'administration : d'un côté, il envoyait ses généraux conquérir, prenait le roi du Chân Lạp, puis le renvoyait libre pour en faire un vassal, et, sous prétexte ensuite que le Chân Lạp refusait de se soumettre, s'emparait peu à peu de ses terres ; de l'autre, il faisait descendre les Ming dans le Sud pour y défricher les terres incultes. Le Quốc Chúa Nguyễn Phước Chu (1691-1725) reprendra cette migration et fera venir dans le Sud les populations du Quảng Bình et des provinces au-dessous, pour assimiler les gens du Chân Lạp.
Second point : la première bataille de conquête, en 1658, où Tôn Thất Yến commandait l'armée, eut lieu à la citadelle de Hưng Phúc [Hưng Phước ou Mỗi Xuy], que Lê Quý Đôn appelle citadelle du Cao Miên. Le Nhất thống chí la situe à Biên Hoà ; mais, à cette époque, les territoires de Biên Hoà et de Gia Định n'étaient pas nettement séparés, et l'on peut donc comprendre : tout contre Saigon — ou Saigon même ?
2- Deuxième période : Nguyễn Dương Lâm conquiert le Chân Lạp
En l'année Giáp Dần [1674], le Chân Lạp fut en proie à une guerre civile : Nặc Ô Đài tua son père, le premier roi Nặc Xô, se fit roi lui-même et s'entendit avec le Siam pour faire périr le second roi, Nặc Nộn. Nặc Nộn s'enfuit à Thái Khang [c'est-à-dire Bình Khang, ou Khánh Hoà] pour demander du secours. Le seigneur Hiền envoya Nguyễn Dương Lâm, cai cơ de la colonne de Nha Trang du dinh de Thái Khang, comme commandant des troupes, avec Nguyễn Diên Phái comme tham mưu et Vân Sùng (dont on ignore le nom de famille) comme thị chiến, conduire des troupes à son secours. « Dương Lâm partagea ses troupes en deux colonnes et, de nuit, surprit et emporta les remparts de Saigon (aujourd'hui chef-lieu de la province de Gia Định) et de Bích Đôi (Gò Bích) ; il coupa le pont de bateaux et les chaînes de fer [le système défensif du Chân Lạp] et marcha droit sur Phnom Penh, dont il forma le siège. Nặc Ô Đài, épouvanté, s'enfuit et périt ; Nặc Thu vint au camp demander à se rendre. La nouvelle de la victoire parvenue à la cour, on délibéra que Nặc Thu, étant de la branche aînée, serait nommé roi principal et résiderait dans la citadelle de Long Ức (U Đông), et que Nặc Nộn serait second roi et résiderait dans la citadelle de Saigon ; ils gouverneraient ensemble le pays et paieraient chaque année le tribut »18. Les généraux Diên Phái et Vân Sùng moururent à la peine. Dương Lâm ramena ses troupes à Nha Trang et fut élevé à la charge de gouverneur de Thái Khang. Le nom de Saigon existe donc depuis le temps de Nguyễn Dương Lâm, en 1674.
Mais nous nous arrêtons à un passage du Đại Nam nhất thống chí (« Géographie unifiée du Đại Nam ») sur les vestiges de l'ancienne citadelle de Tân Lân et de l'ancien rempart de Phước Tứ :
« Ancienne citadelle de Tân Lân : Tân Lân est l'ancien Bàn Lân, au chef-lieu de la province ; les vestiges en subsistent. Certains disent qu'elle fut bâtie par les gens du Chân Lạp.
Ancien rempart de Phước Tứ : à l'est du relais de Biên Phước, dans le district de Phước An, en travers de la grand-route. Autrefois, un homme du Cao Miên nommé Bô Tâm éleva un rempart de terre à l'entrée de Hưng Phước et y planta des bambous épineux : la position en était très forte. En l'année Giáp Dần, la 27ᵉ du Thái Tông [Nguyễn Phước Tần] (1674), on envoya Nguyễn Dương Lâm, Nguyễn Diên et les leurs l'attaquer. Diên arriva le premier et, profitant de ce qu'on ne s'y gardait pas, fit avancer ses troupes et s'empara du rempart. Quelques jours plus tard, les troupes man se rassemblèrent des quatre côtés et l'assiégèrent avec fureur ; Diên tint bon sans livrer bataille. Dương Lâm arriva ensuite, joignit ses forces aux siennes et attaqua : les troupes man furent mises en pièces. De là le nom de rempart de Phước Tứ donné à cet ouvrage, que les générations ont conservé, et dont on fit le poste principal de la colonne de Hưng Phước. La haie de bambous et l'ancienne assise permettent d'en reconnaître encore aujourd'hui les traces. »19
En rassemblant ces indications, on peut conclure :
Quand Tôn Thất Yến attaqua le Chân Lạp en 1658, on se battit à la citadelle de Hưng Phước, c'est-à-dire Mỗi Xuy, ou citadelle du Cao Miên ; Nặc Ông Chân, pris, fut conduit au Quảng Bình, où le seigneur Nguyễn Phước Tần tenait ses troupes contre les seigneurs Trịnh. C'est la preuve que Nặc Ông Chân avait fait de Hưng Phước, ou Mỗi Xuy, ou citadelle du Cao Miên, sa citadelle, sa capitale même, du Thuỷ Chân Lạp — c'est-à-dire du Sud du Viêt Nam d'aujourd'hui.
Quand Dương Lâm s'avança en 1674, il prit lui aussi les remparts de Saigon d'abord, et ne marcha qu'ensuite sur Phnom Penh. Marcher sur Phnom Penh, c'était marcher sur U Đông, alors capitale du Lục Chân Lạp, le Chân Lạp de Terre20.
Si l'on revient à ce qu'écrivent le Nhất thống chí et Lê Quý Đôn, le rempart de Saigon est bien le rempart de Phước Tứ, à la citadelle de Hưng Phước, c'est-à-dire la citadelle de Mỗi Xuy ou citadelle du Cao Miên.
On peut donc en déduire ceci : Hưng Phước, c'est-à-dire Mỗi Xuy ou citadelle du Cao Miên, n'est autre que Saigon. Quant à l'ancienne citadelle de Tân Lân, ce peut être le dinh de Phiên Trấn (nous y reviendrons). Après la victoire, Dương Lâm, sur l'ordre du seigneur Hiền, fit de Nặc Thu le premier roi, résidant à U Đông, et de Nặc Nộn le second roi, résidant à Saigon.
Saigon et U Đông étaient donc alors les capitales du Thuỷ Chân Lạp et du Lục Chân Lạp. Cela nous aidera, plus loin, à fixer l'emplacement du palais des rois du Chân Lạp à Saigon.
3- Troisième période : les réfugiés Ming entrent dans le Sud
En l'année Kỷ Mùi, 1679, les généraux Ming de Long Môn (Guangxi) Dương Ngạn Địch, avec Hoàng Tiến, Cao Lôi Liêm et Trần Bình An, fuyant les Qing, arrivèrent aux passes de Tư Dung et de Đà Nẵng avec 3.000 hommes et plus de 50 bâtiments de guerre, « demandant à se faire serviteurs ». Le seigneur Hiền n'eut pas le cœur de refuser mais, « la langue n'étant pas la même, ils étaient difficiles à gouverner » ; sachant que la terre de Đông Phố (ancien nom de Gia Định), au Chân Lạp, avait des rizières grasses, il leur donna charges et titres et les envoya défricher Đông Phố, en ordonnant au roi du Chân Lạp de les recevoir. Les troupes et les navires de Ngạn Địch et de Hoàng Tiến entrèrent par la passe de Lôi Lạp (province de Gia Định) et vinrent s'établir à Bàn Lân (Biên Hoà) : ils défrichèrent les terres incultes et bâtirent des rues. Les jonques marchandes des Qing, des pays d'Occident, du Japon, de Java… y venaient en foule. C'est parmi les descendants de ces Ming de la région de Biên Hoà et de Gia Định que se trouveront des hommes de valeur comme Trịnh Hoài Đức, Ngô Nhơn Tĩnh…
En l'année Kỷ Tỵ (1689), le seigneur Nghiã, Nguyễn Phước Trăn (1687-1691), envoya le général en second Mai Vạn Long attaquer le Chân Lạp ; battu, il dut rentrer. Le seigneur envoya alors Nguyễn Hữu Hào21 comme thống suất, avec le tham mưu Hoà Tín. Le Chân Lạp redoutait la réputation de Nguyễn Hữu Hào : le roi Nặc Thu offrit le tribut, Hào le reçut et s'en retourna. Hoà Tín rapporta au trône que Hữu Hào avait été mou ; le seigneur, irrité, le destitua.
Vassal, le Chân Lạp n'acceptait pourtant pas le protectorat : il se soulevait toujours, ses rois se faisaient la guerre entre eux, et Hoàng Tiến lui-même tua son chef Ngạn Địch pour régner à sa place. Les seigneurs durent donc envoyer leurs troupes réduire ces désordres, et s'emparèrent peu à peu du Chân Lạp.
4- Quatrième période : Nguyễn Hữu Kính établit le dinh de Phiên Trấn
En l'année Mậu Dần [1698], le Quốc Chúa Nguyễn Phước Chu (1691-1725) envoya le thống suất Nguyễn Hữu Kính (1650-1700), fils de Nguyễn Hữu Dật et frère cadet de Nguyễn Hữu Hào, administrer le pays du Chân Lạp. Il fit de la terre de Đông Phố la préfecture de Gia Định et la partagea en deux : de Đồng Nai il fit le district de Phúc Long, où il établit le dinh de Trấn Biên ; de Saigon, le district de Tân Bình, où il établit le dinh de Phiên Trấn. Puis Hữu Kính s'en retourna gouverner Bình Khang. L'année suivante, en 1699, le roi du Chân Lạp Nặc Thu se souleva, et le seigneur envoya Hữu Kính comme thống suất l'attaquer. Au printemps de l'année Canh Thìn (1700), Hữu Kính rangea ses troupes à Ngư Khê, éleva le rempart de Hoa Phong22 et marcha sur Phnom Penh par plusieurs routes. Nặc Thu s'enfuit, Nặc Yêm se rendit. Kính entra dans la citadelle et y rassura la population. Nặc Thu se rendit à son tour ; Kính lui permit de rentrer dans la citadelle de La Bích pour y rassembler les gens dispersés. Hữu Kính, ramenant ses troupes, mourut de maladie à Soài Mút, à cinquante ans. La 12ᵉ année de Minh Mạng [1831], il reçut à titre posthume les titres de serviteur méritant de la fondation du royaume et de tráng vũ tướng quân, le nom posthume de Tráng Hoàn, et fut honoré au Thái Miếu, le Temple ancestral.
Trịnh Hoài Đức écrit :
« Au printemps de l'année Mậu dần [1698]… on établit le dinh de Phiên Trấn (dont le siège est aujourd'hui à côté du poste neuf). Dans chaque dinh on institua les charges de gouverneur, de cai bạ et de ký lục, pour garder le pays et prendre soin du peuple ; les bureaux comptaient deux services, celui des Xá sai et celui des Tướng thần lại, pour expédier les affaires ; les troupes comprenaient des soldats d'élite et des soldats subordonnés, de terre et d'eau, avec des compagnies, des escouades et des barques pour la garde. On ouvrit mille lieues de terres, on obtint plus de quarante mille foyers, on appela les gens dispersés de la circonscription de Bố Chính [Quảng Bình] et au-dessous pour les y établir en nombre ; on institua les communes, les hameaux, les quartiers et les villages, on partagea les territoires, on fit déclarer et occuper les rizières, on fixa l'impôt foncier et l'impôt personnel, on dressa les registres des personnes et des terres. Depuis lors, les descendants des Chinois établis à Trấn Biên [Biên Hoà] formèrent la commune de Thanh Hà, et ceux de Phiên Trấn [Gia Định] la commune de Minh Hương, tous inscrits aux registres de la population »23.
En 1708, Mạc Cửu offrit au Quốc Chúa la terre de Hà Tiên24.
5- Cinquième période : Nguyễn Cư Trinh établit le dinh Điều Khiển
En 1753, le roi du Chân Lạp Nặc Nguyên empiéta sur la terre des Côn Man [ou Tì Man] ; le Võ Vương Nguyễn Phước Khoát (1738-1765), voulant saisir l'occasion de s'emparer du Chân Lạp, envoya le thống suất Thiện Chính et le tham mưu Nguyễn Cư Trinh conduire l'expédition. Nặc Nguyên s'enfuit à Hà Tiên et offrit les 2 préfectures de Tâm Bôn et de Soi Rạp [Lôi Lạp] ; le seigneur hésitait, Cư Trinh lui conseilla d'accepter, et le seigneur le suivit. Peu après, Nặc Nguyên mourut ; le seigneur nomma roi Nặc Tôn, qui offrit encore la terre de Tâm Phong Long.
Nguyễn Cư Trinh (1716-1767) était un lettré : en 1750, gouverneur du Quảng Ngãi, il avait écrit en langue du pays le récit du Sãi Vãi pour l'édification du peuple. Il fut le premier à recevoir la charge d'Điều Khiển. Il gouverna le Sud plus de dix ans et le peuple l'aimait et l'admirait. Le Liệt truyện écrit : « Si le territoire du Sud s'est ouvert jusqu'ici et s'est fait si vaste, tout en revient à Cư Trinh… Il aimait aussi à composer des vers et échangeait souvent des poèmes avec le đô đốc de Hà Tiên, Mạc Thiên Tứ… Il composa encore les 12 poèmes en écho sur Hà Tiên, que tout le monde a récités. » En 1765, Nguyễn Phước Thuần monta sur le trône et le rappela à Huê. Trương Phước Loan accaparait le pouvoir et convoquait les mandarins chez lui pour délibérer ; il leur dit : « Comment Phúc Loan ose-t-il être insolent à ce point ! Prétendrait-il accaparer le pouvoir ? » Les mandarins n'osèrent plus s'y rendre ; Loan en conçut une grande rancune, mais il continua de le craindre et de le respecter. Il mourut en 1767, à cinquante et un ans. La 20ᵉ année de Minh Mạng (1839), il reçut à titre posthume les titres de serviteur méritant de la fondation du royaume et de hiệp biện đại học sĩ.
Le Liệt truyện écrit : « Cư Trinh était un homme de talent et de ressource, prompt à décider. Ce qu'il exposait au trône était le plus souvent parole loyale et avis juste. Quand il eut la charge des affaires militaires dans le Sud, il ouvrit des terres et maintint la paix aux frontières : ses services et son renom furent hors de pair. Il excellait encore dans les lettres et surpassait les autres en poésie ; son recueil, le Đạm am, a circulé dans le monde »25.
Trịnh Hoài Đức écrit : « À l'hiver de l'année Quý Dậu (1753), on fit du cai đội Thiện Chính hầu un thống suất, du ký lục Nghi Biểu hầu Nguyễn Cư Trinh un tham mưu, pour commander les officiers et les soldats des 5 dinh — Bình Khang [ancien Thái Khang], Bình Thuận, Trấn Biên [Biên Hoà], Phiên Trấn [Gia Định], Long Hồ [Vĩnh Long] (c'est d'ici que date l'institution de la charge d'Điều Khiển) — et aller administrer le pays du Cao Miên. Ils campèrent au pays de Bến Nghé [Saigon] et y établirent logements et camp, qu'on appela le Đồn dinh (c'est-à-dire le marché de Điều Khiển d'aujourd'hui) ; ils recrutèrent et exercèrent les troupes, réglèrent les magasins à vivres et arrêtèrent le plan de la mise en valeur »26.
En résumé, sur la conquête du Sud et sur les premiers établissements bâtis dans la citadelle de Gia Định, trois points sont essentiels :
En 1698, Nguyễn Hữu Kính, envoyé en tournée d'administration, établit le dinh de Phiên Trấn et éleva le rempart de Hoa Phong.
Plus d'un demi-siècle après, en 1753, Nguyễn Cư Trinh, premier Điều Khiển, établit le dinh Điều Khiển, dit aussi Đồn dinh. Le marché voisin de ce dinh fut appelé marché de Điều Khiển.
Du temps où Nguyễn Cư Trinh était Điều Khiển, le Sud comptait quatre trấn : Phiên Trấn [Gia Định], Trấn Biên [Biên Hoà], Long Hồ [Vĩnh Long] et Hà Tiên.
Le dinh de Phiên Trấn répond à ce que serait aujourd'hui l'hôtel du gouverneur de la ville, et le dinh Điều Khiển à l'état-major général : ce sont les deux organes de commandement du Sud, fondés en 1698 et en 1753.
III- Gia Định kinh
L'emplacement du dinh Phiên Trấn et du dinh Điều Khiển
Le mot Gia Định a trois sens sous la plume de Trịnh Hoài Đức :
1- « Gia Định était autrefois une terre du Thuỷ Chân Lạp (c'est-à-dire le Cao Miên d'aujourd'hui, dont la race se partage entre le Thuỷ Chân Lạp et le Lục Chân Lạp) : terres et rizières grasses, rivières nombreuses, mer salée, et beaucoup de ressources naturelles — riz, haricots, poisson, sel »27. Gia Định, en ce sens, c'est tout le Sud. En 1698, quand Nguyễn Hữu Kính vint y administrer, il en tira deux trấn : Trấn Biên [Biên Hoà] et Trấn Phiên, ou Phiên An [Gia Định]28.
2- Gia Định, c'est aussi l'ancienne ville de Saigon des gens du Chân Lạp. Le mot Saigon est la transcription d'un mot du Chân Lạp. Lors de la première conquête, en 1658, Tôn Thất Yến se battit à la citadelle de Hưng Phước [Mỗi Xuy], que Lê Quý Đôn appelle citadelle du Cao Miên. Quand Dương Lâm s'avança en 1674, il prit lui aussi les remparts de Saigon d'abord et ne marcha qu'ensuite sur Phnom Penh. Et, comme nous l'avons analysé plus haut, Hưng Phước, c'est-à-dire Mỗi Xuy ou citadelle du Cao Miên, pourrait bien être Saigon même. Le nom de Saigon existe donc entre 1658 et 1674.
En 1776, le nom de Saigon était déjà d'usage courant, puisque Lê Quý Đôn écrit : « … on établit Nặc Thu roi principal, résidant au Cao Miên, et Nặc Nộn second roi, résidant à Saigon, avec un tribut annuel »29. En 1674, donc, quand Nguyễn Dương Lâm vint attaquer et remit Nặc Nộn sur son trône à Saigon, où était le palais de Nặc Nộn ? Autrement dit : Saigon a été la capitale du Thuỷ Chân Lạp, à côté d'U Đông, capitale du Lục Chân Lạp ; il devait donc s'y trouver des résidences et un palais — mais où ? Le palais d'U Đông est bâti sur une haute colline, et cela nous donne une idée du palais de Saigon.
3- Gia Định, c'est enfin la province de Gia Định, ou trấn de Phiên An [le trấn qu'on a pacifié] des premiers temps de la conquête. En ce sens, le territoire de Gia Định, ou trấn de Phiên An, est ainsi borné par Trịnh Hoài Đức : au nord le trấn de Biên Hoà, au sud le trấn de Định Tường, à l'est la mer, à l'ouest le Cao Miên. Il écrit : « De l'est à l'ouest, 352 lieues ; du sud au nord, 107 lieues. Ce trấn [le trấn de Phiên An] s'appelait, quand on l'établit, dinh de Phiên Trấn ; il a un district et quatre cantons. Son siège est au hameau de Tân Lân, aujourd'hui dans le canton de Bình Trị, district de Bình Dương »30 (voir plus bas le plan de Trần Văn Học de 1815 : le canton de Bình Trị est le Saigon-Chợ Lớn d'aujourd'hui).
La province de Gia Định des premiers temps était donc partagée en quatre cantons, dont celui de Bình Trị formait le centre — la région de Saigon-Chợ Lớn —, avec les lân, les quartiers, de Tân Thuận et de Tân Mỹ et le hameau de Tân Khai, les trois points principaux du chef-lieu. On ne voit pas Trịnh Hoài Đức mentionner le hameau de Tân Lân dans sa liste des hameaux et des lân du canton de Bình Trị (p. 87-88).
Mais la phrase Son siège est au hameau de Tân Lân mérite l'attention si on la rapproche de celle du Nhất thống chí citée plus haut : « Ancienne citadelle de Tân Lân : Tân Lân est l'ancien Bàn Lân, au chef-lieu de la province ; les vestiges en subsistent. Certains disent qu'elle fut bâtie par les gens du Chân Lạp. » On peut en conjecturer ceci : Tân Lân, ou Bàn Lân, est le lieu dont Nguyễn Hữu Kính fit en 1698 son chef-lieu, et le dinh de Phiên Trấn pouvait se trouver dans l'ancienne citadelle de Tân Lân des gens du Chân Lạp — ou être cette citadelle même.
Dans le Thành trì chí (« Monographie des citadelles »), Trịnh Hoài Đức fixe une fois de plus ces trois emplacements importants :
« Gia Định était autrefois couvert d'épaisses forêts de cajeputiers. Sous le Thái Tông [Nguyễn Phước Tần], on envoya des généraux ouvrir le pays ; ils choisirent un terrain plat et commode et y établirent le dinh et le camp, à l'emplacement du marché de Điều Khiển d'aujourd'hui, pour que le thống suất et le tham mưu y campassent avec les troupes. On établit encore le dinh de Phiên Trấn au lân de Tân Thuận d'aujourd'hui (…).
Au printemps de l'année Ất Mùi, la 11ᵉ du Duệ Tông [Nguyễn Phước Thuần] [1775], le seigneur, fuyant devant le danger avec toute sa suite, s'établit sur la terre du hameau de Tân Khai.
À l'automne de l'année Mậu Thân [1788], la 11ᵉ du Thế Tổ [Nguyễn Ánh]31, aux premiers temps de la restauration, les affaires militaires étant encore embrouillées, il s'établit provisoirement dans l'ancien poste des Tây Sơn, à l'est de la rivière de Bình Dương, pour y reposer les troupes et nourrir le peuple.
Le 4 du 2ᵉ mois du printemps de l'année Canh Tuất, la 13ᵉ [1790], on commença à élever la citadelle Bát Quái sur la butte élevée du hameau de Tân Khai, terre du district de Bình Dương. »32
Dans ce passage, la phrase « on établit le đồn dinh à l'emplacement du marché de Điều Khiển » précède la phrase « on établit encore le dinh de Phiên Trấn au lân de Tân Thuận », ce qui prête à confusion : le lecteur peut croire que le dinh Điều Khiển fut bâti le premier. En réalité, comme Trịnh Hoài Đức l'a dit plus haut, c'est le dinh de Phiên Trấn qui le fut.
Trịnh Hoài Đức fixe l'emplacement du dinh de Phiên Trấn et le décrit ainsi :
« Le siège du trấn de Phiên An était d'abord au lân de Tân Thuận, canton de Bình Trị, et y demeura. La 6ᵉ année de Gia Long (1807), on le transporta au territoire du hameau de Hoà Mỹ, contre le mur extérieur de la citadelle de Gia Định ; il est assis au nord-est et regarde le sud-ouest, et derrière lui coule la rivière de Bình Trị [c'est-à-dire la rivière de Bà Nghè, ou Thị Nghè]. Trois corps de bâtiments couverts de tuiles : celui du milieu pour le gouverneur, celui de gauche pour le cai bạ, celui de droite pour le ký lục, qui font les bureaux publics du trấn, qu'on appelle aussi le công dinh. Ils ont 80 tầm [170m]33 en long comme en large, la largeur étant partagée en trois parts, sauf le dinh principal (celui du gouverneur), plus large de 5 tầm [10m625] seulement. La 18ᵉ année (1819), derrière les bureaux du trấn, au-delà de la grand-route large de 6 tầm [12m75], on établit le magasin des quatre trấn : 5 magasins couverts de tuiles, de 31 travées chacun, vastes et magnifiques, pour y serrer le riz décortiqué. Les bureaux et les casernes sont rangés devant la cour des trois dinh (le tribunal et la prison sont élevés au nord de la route royale) »34.
En résumé, il faut retenir ces trois points principaux :
1- Le dinh de Phiên Trấn, ou l'hôtel du gouverneur de province, fondé en 1698 au lân de Tân Thuận, du temps où Nguyễn Hữu Kính administrait le pays ; sous Gia Long, en 1807, il fut transporté au hameau de Hoà Mỹ, contre le mur de la citadelle de Gia Định, le dos tourné à la rivière de Thị Nghè.
2- Le dinh Điều Khiển, ou l'état-major, fondé en 1753 au lân de Tân Mỹ, du temps où Nguyễn Cư Trinh était Điều Khiển, bâti sur un terrain plat et spacieux pour servir d'đồn dinh au thống suất et au tham mưu. Près de ce dinh était un marché, qu'on appela marché de Điều Khiển.
3- En 1775, le seigneur Nguyễn Phước Thuần, fuyant dans le Sud, s'établit au hameau de Tân Khai, où sera élevée la citadelle de Gia Định en 1790.
Mais, auparavant, Tân Khai devait être à coup sûr un quartier de résidences important, puisque Nguyễn Phước Thuần, en fuyant dans le Sud en 1775, ne logea ni au dinh de Phiên Trấn ni au dinh Điều Khiển, mais fit du hameau de Tân Khai sa résidence royale.
Nous conjecturons donc que le hameau de Tân Khai n'est autre que l'ancien quartier du palais du roi du Chân Lạp Nặc Nộn à Saigon, dont les historiographes des Nguyễn n'ont pas voulu dire le nom.
Lê Quang Định : Nguyễn Ánh a élargi l'ancienne citadelle, il n'en a pas bâti de neuve
Lê Quang Định35 écrit dans le Hoàng Việt nhất thống địa dư chí (« Géographie de l'empire unifié du Hoàng Việt ») un passage sur la citadelle de Gia Định, un peu différent de celui de Trịnh Hoài Đức :
« Note sur la préfecture de Gia Định : c'était autrefois une terre du Thuỷ Chân Lạp, puis elle appartint au Cao Miên. L'empereur Hiếu Ninh [Nguyễn Phước Chu] de notre dynastie ouvrit ce pays, forma la préfecture de Gia Định depuis Bình Hoà vers l'intérieur, y établit cinq dinh, puis envoya de la capitale un mandarin civil et un mandarin militaire en chaque lieu pour commander les officiers et les soldats, et établit un poste au dinh de Phiên Trấn, citadelle de Gia Định. Lors des troubles militaires de l'année Giáp Ngọ (1774), l'empereur Hiếu Định (Nguyễn Phúc Thuần) s'enfuit ici ; quelques années plus tard, le Huệ Vương (Nguyễn Phúc Dương, c'est-à-dire le Tân Chính Vương) y reçut le mandat et fit lui aussi de ce lieu sa résidence royale pour résister aux Tây Sơn. Une dizaine d'années durant, ce fut une région disputée. En l'année Đinh Mùi (1787), nos troupes revinrent du Siam, chassèrent les troupes Tây Sơn, prirent le général Tây Sơn thái bảo Tham et recouvrèrent tout le territoire ; sur quoi l'on fit de cet ancien poste le lieu du séjour royal. À l'été de l'année Canh Tuất (1790), on fit enfin élargir cette citadelle jusqu'à la citadelle d'aujourd'hui. Cette citadelle a été faite en forme de fleur de lotus ; son tour… ; elle a 8 portes, toutes bâties en latérite »36.
Lê Quang Định parle de l'année 1698, quand Nguyễn Hữu Kính vint administrer le pays et l'organiser : il y avait alors, selon lui, 5 dinh. Il se trompe sans doute : ce n'est qu'au temps de Nguyễn Cư Trinh (sous Nguyễn Phước Khoát) qu'il y en eut 4. Mais l'important est qu'il établit deux points :
1- Le dinh de Phiên Trấn fut bâti en 1698, comme le dit Trịnh Hoài Đức.
2- Et il tient que tous les événements ont eu lieu au même endroit : Nguyễn Phước Thuần, fuyant à Gia Định, « fit de ce lieu sa résidence royale » ; Nguyễn Phước Dương reçut le titre de seigneur, comme Tân Chính Vương, au même endroit ; Nguyễn Ánh, reprenant Gia Định, « fit de cet ancien poste le lieu du séjour royal » ; et enfin, « à l'été de l'année Canh Tuất (1790), on fit élargir cette citadelle jusqu'à la citadelle d'aujourd'hui ».
En résumé, d'après Lê Quang Định :
Tous les événements importants ont eu lieu à ce lieu-ci. Si l'on relit la phrase qui précède — on établit un poste au dinh de Phiên Trấn, citadelle de Gia Định —, on peut deviner que ce lieu-ci est le dinh de Phiên Trấn, ou le quartier du dinh de Phiên Trấn, c'est-à-dire le quartier de l'ancienne citadelle des gens du Chân Lạp.
En 1790, Nguyễn Ánh n'a pas bâti de citadelle neuve : il n'a fait qu'élargir l'ancienne.
Cela renforce l'hypothèse que nous avons avancée plus haut : le poste de Tân Khai n'était pas un simple poste, mais l'ancien palais des rois du Chân Lạp à Saigon. Quant au đồn dinh de Phiên Trấn, au lân de Tân Thuận, on ne sait s'il fut bâti à neuf en 1698, ou s'il est précisément l'« ancienne citadelle de Tân Lân : Tân Lân est l'ancien Bàn Lân, au chef-lieu de la province ; les vestiges en subsistent. Certains disent qu'elle fut bâtie par les gens du Chân Lạp » dont parle le Nhất thống chí — c'est-à-dire un ancien poste du Chân Lạp réemployé, sans qu'on le dise.
Si l'on reprend les noms des hameaux et des quartiers du canton de Bình Trị, c'est-à-dire de Saigon, tels que Trịnh Hoài Đức les a relevés dans le Gia Định thành thông chí (p. 87-88), on voit qu'il range à la suite les lân de Tân Thuận, de Tân Hội et de Tân Mỹ : on peut donc comprendre que ce sont trois quartiers voisins, et que Tân Mỹ et Tân Thuận sont les lieux du dinh Điều Khiển et du dinh de Phiên Trấn, séparés par un quartier, le lân de Tân Hội.
Nguyễn Đình Đầu fixe l'emplacement des résidences
Nguyễn Đình Đầu raisonne ainsi :
« Les deux documents, le Nhất thống chí et le Gia Định thành thông chí, se complètent : l'« Đồn dinh à Tân Mỹ » ne devait pas être bien loin du marché de Điều Khiển. On ne sait pas encore où était Tân Mỹ, mais l'emplacement du marché de Điều Khiển et du lân de Tân Thuận, on a pu le fixer par approximation. Le marché de Điều Khiển était au carrefour de la rue Nguyễn Trãi et de la rue Nam Quốc Cang [ancienne Đặng Đức Siêu]37. Le lân de Tân Thuận était lui aussi sur la rue Nguyễn Trãi, vers l'actuel quartier de Chợ Đũi. Ainsi les organes de l'état-major, de l'armée, de l'administration, etc., de cette époque encore officieuse étaient-ils établis près de la route mandarine, sur une superficie assez vaste (les Français y établiront plus tard le camp d'Ô Ma — Camp des mares [Đồn Ao] — sur une partie de cette superficie) »38.
Plus loin, il fixe l'emplacement du dinh Điều Khiển :
« Le dinh Điều Khiển : emplacement qu'on peut fixer avec une certitude relative grâce au marché de Điều Khiển. Le marché de Điều Khiển était près de la route mandarine (l'actuelle Nguyễn Trãi), entre le Ngã Sáu et le marché de Thái Bình (à deux lieues et demie de la citadelle du trấn), c'est-à-dire dans les parages de l'église de Chợ Đũi d'aujourd'hui. Plus précisément, le marché de Điều Khiển était sur l'actuelle rue Nam Quốc Cang. Une extrémité de cette rue regarde le dinh Điều Khiển (à l'angle des rues Nguyễn Trãi et Phạm Ngũ Lão) ; l'autre aboutit à l'ancienne voie ferrée de Mỹ Tho, que coupe la rue Bùi Thị Xuân. Le dinh Điều Khiển occupait alors une position centrale et commode pour les communications par eau et par terre. Devant le dinh Điều Khiển passait la grande route mandarine [la rue Nguyễn Trãi]. Au nord de la route mandarine partait la route royale du Thuận Hoá et de Thăng Long ; au sud, la route royale de l'Ouest et du Hậu Giang »39.
En résumé, Nguyễn Đình Đầu établit que :
Le marché de Điều Khiển s'étendait tout le long de la rue Nam Quốc Cang (l'ancienne Đặng Đức Siêu).
Le dinh Điều Khiển était à l'angle de Nguyễn Trãi et de Phạm Ngũ Lão.
Le dinh de Phiên Trấn était sur la rue Nguyễn Trãi, vers le quartier de Chợ Đũi.
Le quartier de l'ancien đồn dinh est à l'emplacement où les Français établiront le camp d'Ô Ma, c'est-à-dire hors de la citadelle de Gia Định. (Voir le plan de Trần Văn Học, 1815.)
Et, d'après la citation de Trịnh Hoài Đức ci-dessus : « le siège du trấn de Phiên An [c'est-à-dire le dinh de Phiên Trấn] était d'abord au lân de Tân Thuận, canton de Bình Trị, et y demeura ». Ce n'est qu'à la 6ᵉ année de Gia Long (1807) qu'il fut transporté au hameau de Hoà Mỹ, contre le mur de la citadelle de Gia Định, le dos à la rivière de Thị Nghè.
L'emplacement de la citadelle de Gia Định
Lê Quang Định nous apprend que, sous Nguyễn Phước Chu, « on établit un poste au dinh de Phiên Trấn, citadelle de Gia Định ». Il ne dit pas où était le dinh de Phiên Trấn ; il laisse seulement entendre qu'il était dans la citadelle de Gia Định — mais s'agit-il de la ville ou de la citadelle ? Trịnh Hoài Đức, lui, situe le dinh de Phiên Trấn au lân de Tân Thuận et la citadelle Bát Quái au hameau de Tân Khai.
Le Thực lục écrit : « on établit le dinh de Phiên Trấn (c'est-à-dire le Gia Định d'aujourd'hui) », ce qui est vague aussi, et vient sans doute de Lê Quang Định.
Le Đại Nam nhất thống chí écrit : « En l'année Mậu Dần (1698)… on établit le dinh de Phiên Trấn … en l'année Kỷ Hợi (1779), on fixa la carte et les limites du dinh de Phiên Trấn ; en l'année Canh Tuất (1790), on éleva la citadelle Bát Quái sur la butte élevée du territoire du hameau de Tân Khai, canton de Bình Dương, et on l'appela la capitale Gia Định. »
Le Nhất thống chí ne dit pas davantage où était le dinh de Phiên Trấn, mais il apprend ceci : en 1779, on fixa la carte et les limites de la province de Gia Định, et en 1790 on éleva la citadelle Bát Quái sur la butte de Tân Khai, qu'on appela la capitale Gia Định.
Nguyễn Đình Đầu, s'appuyant sur le témoignage de Malleret et sur les traces retrouvées de l'ancien mur d'enceinte, situe la citadelle Bát Quái dans le carré que forment quatre rues : Lê Thánh Tôn, Đinh Tiên Hoàng, Nguyễn Đình Chiểu (l'ancienne Phan Đình Phùng) et Nam Kỳ Khởi Nghiã (l'ancienne Công Lý)40.
D'après Nguyễn Đình Đầu, le lân de Tân Thuận était sur la rue Nguyễn Trãi, vers Chợ Đũi, et l'ancien poste de terre de Tân Khai à l'endroit qui a gardé le nom d'Đồn Đất, le poste de terre, vers l'actuel hôpital pédiatrique n° 241.
Cela ne nous paraît pas certain, car si le poste de Tân Khai était au quartier d'Đồn Đất, il se trouverait hors de la citadelle Bát Quái, ce qui n'a pas de sens.
Relisons attentivement les documents, une fois de plus :
Trịnh Hoài Đức écrit : « Le 4/2 Canh Tuất [soit le 19 mars 1790], à la butte élevée du hameau de Tân Khai, terre de Bình Dương, il fit élever la citadelle en bát quái, en forme de fleur de lotus, ouverte de huit portes. » Il dit donc seulement ceci : le 19 mars 1790, on éleva la citadelle Bát Quái sur la butte de Tân Khai.
Lê Quang Định écrit : À l'été de l'année Canh Tuất (1790), on fit enfin élargir cette citadelle jusqu'à la citadelle d'aujourd'hui. Lê Quang Định complète Trịnh Hoài Đức : il y avait déjà une ancienne citadelle à Tân Khai, et l'on n'a fait que l'élargir.
Le Thực lục écrit : « Le jour Kỷ Sửu [9/3 Canh Tuất, soit le 22 avril 1790], on éleva la citadelle de terre de Gia Định. Le roi, trouvant l'ancienne citadelle du hameau de Tân Khai trop étroite, délibéra de l'élargir. » Le Thực lục le dit clairement : le roi trouva l'ancienne citadelle petite et délibéra de l'élargir.
Le Quốc triều chánh biên de Cao Xuân Dục, écrit plus tard, dit de même : « On bâtit la citadelle de terre du trấn de Gia Định. Il jugea que l'ancien poste du village de Tân Khai était encore étroit et délibéra de l'élever plus large »42.
En résumé, personne ne dit que Gia Long ait rasé l'ancienne citadelle de Tân Khai pour en bâtir une neuve, comme l'affirme Nguyễn Đình Đầu — « la citadelle nouvellement élevée recouvrit entièrement l'ancien poste » (p. 178) —, et presque tous les livres disent au contraire que Gia Long ne fit que réparer et élargir l'ancienne citadelle et élever tout autour la citadelle de terre en bát quái. Voilà pourquoi ce fut si rapide : dix jours ont suffi.
Quant à ce qu'on appelle l'ancien poste de Tân Khai, sur la butte élevée, c'était sans doute, comme nous l'avons supposé plus haut, le palais même des rois du Chân Lạp (bâti à la manière du palais d'U Đông, lui aussi sur une haute colline), réparé pour devenir le palais du roi Nguyễn — ce qui s'accorde avec la description que Shihõken Seishi donne plus bas du palais impérial sur sa colline.
Sur le plan de la citadelle Bát Quái que Nguyễn Đình Đầu a redessiné, on voit le palais au milieu de la citadelle, c'est-à-dire au carrefour de Hai Bà Trưng et de Lê Duẩn (l'ancienne Thống Nhất), vers la cathédrale.
En résumé, les travaux de la citadelle de Gia Định se réduisent sans doute à ceci : le roi Nguyễn fit élever la citadelle de terre en bát quái autour de l'ancien quartier du palais des rois du Chân Lạp, et restaurer, ou bâtir de neuf, des résidences à l'intérieur de ce quartier qu'on appelle Tân Khai.
Ni Trịnh Hoài Đức ni Lê Quang Định ne le disent clairement, sans doute parce qu'ils ne voulaient pas que la postérité se souvînt du passé du Chân Lạp ni des vestiges du palais de ses rois.
Les erreurs de Nguyễn Đình Đầu
L'article Géographie historique de Hồ Chí Minh-Ville43 de Nguyễn Đình Đầu est un travail de valeur, où il y a des trouvailles. S'appuyant sur Trịnh Hoài Đức, il découvre que le premier à avoir tracé le plan de la ville de Gia Định est Nguyễn Cửu Đàm, qui, en 1772, après avoir battu les troupes siamoises, revint élever le rempart de Bán Bích pour protéger la région de Saigon. Mais, quand il en vient aux auteurs de la citadelle de Gia Định, il commet bien des erreurs : dépendant de ce qu'ont écrit Trương Vĩnh Ký et les auteurs français, il affirme que la citadelle Bát Quái est une citadelle Vauban, sans le prouver.
Dès lors qu'on tient pour certain que le roi Gia Long n'a pas bâti une citadelle neuve à Gia Định, mais seulement réparé l'ancien quartier du palais des rois du Chân Lạp et élevé tout autour la citadelle en bát quái, tout devient beaucoup plus clair.
Premier point. Parmi les erreurs de Nguyễn Đình Đầu : il voit bien, lui aussi, que la citadelle Bát Quái « a une couleur extrême-orientale », et il tombe pourtant dans le piège de Taboulet et dans les affirmations sans preuve de Trương Vĩnh Ký, quand il écrit :
« Saigon était fortement défendue, en particulier par la citadelle Bát Quái, assez vaste. Par son nom, par ses orientations et par les détails de son architecture, cette citadelle a une couleur extrême-orientale. Mais, pour la disposition et pour la structure fondamentale, elle a été élevée à la manière occidentale de Vauban. Qui l'a élevée directement, cette citadelle Bát Quái ? Notre histoire officielle n'en donne pas les noms, mais bien des sources historiques rapportent ceci : « Au 2ᵉ mois de cette année (1790), le roi chargea M. Olivier et M. Lebrun de surveiller la construction de la citadelle de Gia Định, au village de Tân Khai : une citadelle en bát quái à 8 portes, dont les murs furent élevés en latérite de Biên Hoà » (note de N.Đ.Đ. : Trương Vĩnh Ký, Biên tích đức thầy, Pinho Quận Công, Saigon, 1897, p. 33). Plus précisément, Lebrun (dit aussi Brun) aurait « levé le plan de la citadelle de Gia Định » et a reçu le nom de « premier architecte-urbaniste de Saigon » (note de N.Đ.Đ. : « le premier architecte-urbaniste de Sài Gòn », dans G. Taboulet, La Geste française en Indochine, t. I, p. 244. Pour la biographie de Théodore Lebrun, d'Olivier de Puymanel, de Jean-Marie Dayot, etc., voir ce même livre, p. 243-263). Quant à Olivier (Victor Olivier de Puymanel, ou Puymanel), il aurait été l'ingénieur qui surveilla les travaux de la citadelle. Mais il y eut certainement des Vietnamiens qui participèrent au tracé des plans et à l'exécution : Trần Văn Học en est l'exemple le plus net. (…)
Nguyễn Ánh dut lever jusqu'à 30.000 corvéables, maîtres et ouvriers, pour élever la citadelle Bát Quái, et il fallut abattre nombre de maisons et de villages pour en dégager le terrain. Le peuple en souffrit beaucoup. Le germe du mécontentement risquait de devenir révolte à la saison des pluies, quand les rizières et les jardins réclamaient d'urgence le retour des bras. Ánh céda et renvoya la plupart des corvéables : il ne les rappela qu'au douzième mois pour continuer les travaux. Il semble que la citadelle Bát Quái n'ait été que « provisoirement achevée », et n'ait jamais été terminée conformément au plan des débuts (quelque 200 pièces de canon restèrent au magasin, sans être mises en batterie sur les plates-formes des angles de l'enceinte, jusqu'au jour où la citadelle fut détruite) (…) Un historien pense qu'une des causes qui empêchèrent l'achèvement de la citadelle Bát Quái est que les 30.000 ouvriers rassemblés par Nguyễn Ánh pour la bâtir se soulevèrent une fois pour chercher et tuer les ingénieurs français qui dirigeaient les travaux ; le peuple, contraint de donner trop de son travail et de son bien alors que la guerre durait toujours, accumulait les griefs — et voilà pourquoi Nguyễn Ánh dut suspendre les travaux de la citadelle Bát Quái »44.
Ce passage renferme les erreurs suivantes :
1- Rien ne prouve que, pour la disposition et pour la structure fondamentale, la citadelle ait été élevée à la manière occidentale de Vauban. En réalité, la disposition et la structure fondamentale de la citadelle reposent sur le thème du bát quái, les huit trigrammes du Yi Jing. Tout y est le nombre huit : le nom des portes, les huit orientations, la tour de guet octogonale, etc. La seule phrase de Trịnh Hoài Đức — la citadelle en bát quái en forme de fleur de lotus, ouverte de huit portes —, pas plus que celle-ci : le rempart de Bán Bích en forme de croissant de lune —, ne permet d'affirmer que la citadelle Bát Quái ait été faite à la manière de Vauban. En un mot, la structure fondamentale de la citadelle Bát Quái suit la philosophie orientale.
2- En posant la question — Qui l'a élevée directement, cette citadelle Bát Quái ? Notre histoire officielle n'en donne pas les noms —, Nguyễn Đình Đầu montre qu'il n'a pas lu le Liệt truyện d'assez près : il n'y a pas vu les noms de Tôn Thất Hội et de Trần Văn Học.
3- La phrase Au 2ᵉ mois de cette année (1790), le roi chargea M. Olivier et M. Lebrun de surveiller la construction de la citadelle de Gia Định, qu'il copie de Trương Vĩnh Ký, est entièrement fausse : le 13 janvier 1790, Le Brun venait seulement d'arriver à Macao ; il déserta ensuite et chercha à passer au Viêt Nam. Comment, en février 1790, aurait-il pu surveiller la construction de la citadelle de Gia Định ? (voir le chapitre 18, Le Brun).
4- La phrase dont les murs furent élevés en latérite de Biên Hoà, de Trương Vĩnh Ký également, est fausse elle aussi : la citadelle Bát Quái était élevée en terre, et ce n'est qu'en 1829 que Lê Văn Duyệt demanda au roi Minh Mạng l'autorisation d'y ajouter de la latérite.
5- Les phrases Lebrun aurait « levé le plan de la citadelle de Gia Định » et a reçu le nom de « premier architecte-urbaniste de Saigon », qui viennent de Taboulet, ne sont, comme nous l'avons montré au chapitre 12, qu'une falsification de l'histoire.
6- Le passage sur « la révolte des 30.000 corvéables », copié de de Guignes, est, comme nous l'avons montré au chapitre 12, une invention. Il suffit de poser la question : comment se fait-il qu'une révolte de cette taille n'ait laissé aucune trace, ni dans l'histoire officielle — le Thực lục, le Liệt truyện —, ni dans les lettres des missionnaires, ni dans celles des soldats français, ni dans les histoires non officielles comme le Sử ký Đại Nam Việt ou le Quốc sử di biên de Phan Thúc Trực, etc. ?
7- Que la citadelle Bát Quái, achevée au printemps d'une année, ait été réparée au début de l'année suivante ne signifie pas qu'on ait dû interrompre les travaux à cause d'une révolte : la citadelle de Diên Khánh a été élevée et réparée de la même façon. L'histoire de la suspension des travaux vient de Tạ Chí Đại Trường, qui l'a déduite de ce détail : la citadelle bâtie au printemps a été réparée au début de l'année suivante, donc il a fallu interrompre les travaux, et, comme on n'en dit pas la raison, c'est qu'il y a eu une révolte — ainsi que nous l'avons exposé au chapitre 12.
8- La phrase selon laquelle la citadelle Bát Quái n'aurait été que « provisoirement achevée », les canons n'étant pas mis en batterie sur les plates-formes des angles de l'enceinte, est encore l'invention d'un missionnaire. Shihõken Seishi, venu là en 1795, écrit très clairement : « Aux quatre angles du mur d'enceinte, il y a 12 gros canons qui tirent des boulets de pierre » (voir plus bas). C'est la preuve que la citadelle Bát Quái était armée de pièces à l'ancienne mode.
9- Ni Trịnh Hoài Đức ni Shihõken Seishi ne disent que la citadelle Bát Quái soit restée inachevée.
Deuxième point. Nous nous arrêtons à la note de la page 183, où Nguyễn Đình Đầu écrit :
« Plan de la ville de Sai Gòn fortifiée en 1790 par le Colonel Victor Olivier, réduit du grand plan levé par ordre du Roi en 1795, par Brun, ingénieur de Sa Majesté. Par JM Dayot, 1799. Il est regrettable qu'on n'ait pas retrouvé le grand plan levé en 1795 ; on y apprendrait sans doute encore bien des détails utiles sur le Saigon d'autrefois »45.
Nguyễn Đình Đầu ne dit pas d'où il tire cette phrase. Elle a pu être tirée de celle-ci : « Il existe un plan de la citadelle de Saigon levé par le colonel Olivier. Réduction du grand plan levé par l'ingénieur Le Brun sur l'ordre du roi de Cochinchine »46, que Cadière cite dans le discours qu'il prononça devant le maréchal Joffre (voir le chapitre 15, Cadière) pour prouver que Le Brun a bien levé un « grand plan » ; mais Cadière ajoute : « Malheureusement nous n'avons pas ce plan à la bibliothèque »47.
On peut deviner que cette phrase a été imprimée dans un recueil de plans de Saigon publié par les Français. À la page suivante (p. 185), Nguyễn Đình Đầu met bien en doute la date de 1795, sachant que Le Brun était parti dès 1791. Mais toutes les erreurs entassées dans ce passage, pourquoi ne les réfute-t-il pas ? Outre que Puymanel aurait bâti la citadelle de Saigon en 1790, ce que nous avons montré impossible. Puis, en 1795, le roi aurait chargé Le Brun de lever le grand plan. Quel plan ? Le Brun était parti dès 1791 : comment le roi aurait-il pu, en 1795, le charger de lever un grand plan ? Puis Dayot en aurait fait la réduction en 1799 ? Dayot, condamné à mort, avait disparu dès 1795 : comment aurait-il pu être encore là en 1799 pour redessiner le « grand plan » de Le Brun ?
Troisième point. Nguyễn Đình Đầu écrit :
« La citadelle Bát Quái a 3 enceintes de protection :
1- La plus intérieure, bâtie en pierre de Biên Hoà, haute de 13 thước, l'épaisseur du pied du mur étant de 7 trượng 5 thước.
2- Celle du milieu est un fossé large de 15 trượng 5 thước, profond de 14 thước.
3- La plus extérieure est un « rempart de terre » de 794 trượng de tour »48.
Cette phrase de Nguyễn Đình Đầu prête à confusion : le lecteur croira que les trois enceintes qu'il énumère sont là pour protéger ou pour envelopper la citadelle Bát Quái. En réalité, ces trois enceintes font partie de la citadelle Bát Quái. Autrement dit : la plus intérieure est la citadelle Bát Quái, la deuxième est le fossé, et la troisième le rempart.
Sur la plus intérieure, c'est-à-dire la citadelle Bát Quái elle-même, il copie Trương Vĩnh Ký — « bâtie en latérite de Biên Hoà »49 —, et c'est faux : Trương Vĩnh Ký ne savait pas que la citadelle Bát Quái était une citadelle de terre, il tenait pour assuré qu'elle avait été bâtie par les Occidentaux Olivier et Lebrun, et il l'a confondue avec la citadelle de latérite que Lê Văn Duyệt bâtira plus tard. Le Thực lục le dit très clairement : la citadelle Bát Quái était en terre, et les huit portes seules étaient en latérite.
Quant à la citadelle de latérite, exécutée par Lê Văn Duyệt en 1829, il dut bâtir la couche de latérite par-dessus la couche de terre et l'élever plus haut, sous le règne de Minh Mạng. Le Liệt truyện écrit : « Duyệt, considérant que Gia Định était le point capital de la Cochinchine, demanda au trône d'engager à gages des gens pour extraire la latérite, de leur fournir en outre argent et riz, et de prendre encore les habitants du dinh pour bâtir et élever la citadelle et le fossé, plus hauts et plus larges, afin que la défense en fût rigoureuse. Le roi l'écouta et le laissa faire »50. Le Nhất thống chí écrit : « Le gouverneur général Lê Văn Duyệt, reprenant l'ancienne citadelle, la fit plus haute d'1 thước 5 tấc et la bâtit en pierre »51.
La citadelle de latérite de Lê Văn Duyệt n'aura duré que de 1829 à 1836 : Minh Mạng la fit abattre pour en bâtir une neuve, dont nous parlerons plus bas.
Nous réimprimons dans ce chapitre deux plans recueillis et dessinés par Nguyễn Đình Đầu :
1- Le plan de la préfecture de Tân Bình (c'est-à-dire Saigon-Chợ Lớn) levé par Trần Văn Học en 1815, où Nguyễn Đình Đầu a ajouté les noms de lieux postérieurs à 1815 et l'emplacement de la citadelle Bát Quái (la citadelle Qui), élevée par Gia Long en 1790, et de la citadelle Phụng, bâtie par Minh Mạng en 1836.
2- Le plan de la citadelle Bát Quái dessiné par Nguyễn Đình Đầu d'après le Gia Định thành thông chí, le Đại Nam thực lục, le Đại Nam nhất thống chí, Trương Vĩnh Ký, le plan Le Brun de 1795, le plan de Trần Văn Học de 1815 et le plan de Malleret de 1935.
Sur ces deux plans, Nguyễn Đình Đầu a dessiné la citadelle Bát Quái à la Vauban, parce qu'il croit, sur la foi de Trương Vĩnh Ký et des auteurs coloniaux, qu'elle a été bâtie par les Français. Ou bien parce qu'il a recopié le plan tenu pour celui que Lebrun aurait levé en 1795 (et qu'un Français aura sans doute dessiné plus tard à la manière des citadelles Vauban, avant d'y mettre le nom de Lebrun). Il est bien regrettable qu'il n'ait pas réimprimé le plan « Lebrun 1795 » qu'il décrit à la page 183.
Aussi doutons-nous fort de ce dessin à la Vauban de la citadelle Bát Quái par Nguyễn Đình Đầu. Si on le compare au plan de Gia Định kinh que Shihõken Seishi a levé en 1795, également reproduit plus bas, on verra que la citadelle Bát Quái de Shihõken Seishi n'a rien d'une citadelle Vauban.
L'architecture des citadelles en Europe et en Asie
Ne connaissant pas bien l'architecture, il nous a fallu nous informer en gros de ce qui distingue les citadelles d'Occident de celles d'Orient. Nous avons eu la chance de trouver un mémoire de licence d'histoire soutenu à l'Université de Nice Sophia-Antipolis, en France, en 1999, intitulé Les citadelles dans le ViêtNam du XIXe siècle, de Nicolas Micalef (net4war.com), dont nous traduisons ce passage :
« Nous traitons ici des citadelles du Viêt Nam au XIXᵉ siècle ; mais pourquoi choisir un tel sujet, si l'on n'y veut voir, d'un regard grossier, que des rapiéçages de brique et de mortier ?
Ce sujet est relativement important, car la citadelle, ou l'ouvrage fortifié, est la pièce maîtresse de la politique de défense du pays instituée par Gia Long dès 1790 (Olivier de Puymanel, ingénieur français, avait bâti la citadelle de Saigon) [cette information fausse est devenue « l'histoire » partout !], du temps où il combattait Quang Trung.
D'autre part, les ouvrages fortifiés du Viêt Nam, au XIXᵉ siècle du moins, ont renouvelé ceux des XVIᵉ-XVIIIᵉ siècles ; car, pour cette dernière époque, Samuel Baron affirme : « Les Tonkinois n'ont ni châteaux-forts, ni forteresses, ni citadelles ; ils ne connaissent rien à l'art de fortifier et sont malhabiles à bâtir, comme nous venons de le montrer »52.
En affirmant cela, Samuel Baron avance une vérité qui n'en est pas une, car tout dépend du point de vue où l'on se place, européen ou asiatique.
Du XVIᵉ au XVIIIᵉ siècle, les Vietnamiens, comme les Asiatiques en général, ignoraient la manière européenne de bâtir les places, c'est-à-dire en pierre ; mais on ne saurait dire pour autant qu'ils ne savaient pas bâtir de citadelles. Ils l'avaient appris de la Chine, où l'on bâtissait déjà de cette manière depuis l'époque des Trois Royaumes : la citadelle est une grande cour carrée qu'entourent quatre hauts murs de torchis, chaque pan de mur étant percé d'une petite ouverture ; à chaque angle est posée une tour de guet à deux étages, percée de nombreuses meurtrières pour tirer au-dehors. À cette construction sommaire, on ajoutait, en avant, trois petits ouvrages posés à même le sol, qui formaient la première ligne de résistance. Ce système de défense a servi jusqu'au XVIIIᵉ siècle dans toute l'Asie ; plus tard, on y ajouta des haies de bambous ou des pieux de bambou fichés en terre et dissimulés, qui firent office d'avant-postes.
Quoi qu'il en soit, on ne saurait dire, avec Baron, que les Vietnamiens fussent inférieurs aux Européens ; on peut affirmer en revanche que l'Asie s'est développée autrement que l'Europe pour l'art militaire, c'est-à-dire pour la manière de faire la guerre, et cela dès la découverte de la poudre noire [la poudre à canon] par les Chinois, dans les premiers siècles avant Jésus-Christ. Ils ne s'en servirent d'abord que pour les feux d'artifice, puis, au Xᵉ siècle après Jésus-Christ, pour lancer des fusées. La modernité de la guerre européenne, ce sont les Arabes qui l'inaugureront au XIIIᵉ siècle, avec le premier système de tir : l'artillerie était née. »
La distinction que fait Nicolas Micalef entre la manière européenne et la manière asiatique mérite l'attention, et la phrase « la citadelle est une grande cour carrée qu'entourent quatre hauts murs de torchis, chaque pan de mur étant percé d'une petite ouverture ; à chaque angle est posée une tour de guet à deux étages, percée de nombreuses meurtrières pour tirer au-dehors » convient parfaitement à la description que les auteurs du temps donnent de la citadelle de Gia Định.
Et surtout celle-ci : « à chaque angle est posée une tour de guet à deux étages, percée de nombreuses meurtrières pour tirer au-dehors », qui prouve que les citadelles d'Asie avaient elles aussi des éléments semblables à ceux qu'on tient pour le propre des citadelles Vauban.
L'étude de l'architecture de la citadelle de Gia Định doit donc se tourner vers les ouvrages anciens du Viêt Nam : la citadelle de Hồ Quý Ly, le rempart de Đào Duy Từ, la Vĩnh Thành de Vinh, le rempart de Trấn Ninh, etc., ou vers les ouvrages des Tây Sơn : la citadelle de Quy Nhơn de Thái Đức Nguyễn Nhạc, la Phượng Hoàng Trung Đô de Quang Trung Nguyễn Huệ, etc. Quy Nhơn était elle aussi d'une solidité extrême, puisqu'elle permit à Võ Tánh et à Ngô Tòng Châu de tenir près de deux ans contre Trần Quang Diệu et Võ Văn Dũng. Comment Gia Long a consulté les livres occidentaux sur les citadelles et ce qu'il en a appliqué à Gia Định et à Diên Khánh, c'est ce que les Vietnamiens auront à étudier plus tard. Nous espérons qu'un jour les architectes vietnamiens nous l'expliqueront plus clairement, et nous diront en même temps ce qu'il en est des remparts élevés par les généraux vietnamiens, du côté des Nguyễn comme du côté des Tây Sơn, et de ce que Gia Long a pu renouveler, s'il l'a fait, dans l'architecture des citadelles, par rapport aux époques antérieures.
Nguyễn Cửu Đàm trace le plan de Gia Định
Nguyễn Đình Đầu a découvert que Nguyễn Cửu Đàm est celui qui éleva les premiers ouvrages pour protéger Gia Định et en tracer le plan. Il écrit : « Le Bán Bích de Nguyễn Cửu Đàm a fermé le terrain de Saigon sur ses trois côtés fluviaux et a englobé la presque totalité des rues, des marchés et des bâtiments du pouvoir, formant un ensemble unifié du point de vue géographique, économique, social et défensif »53
Nguyễn Đàm était de la famille Nguyễn ; la 1ᵉʳᵉ année de Minh Mạng (1820), on lui accorda le caractère Cửu, d'où Nguyễn Cửu. Sa famille, du Thanh Hoá, avait été mandarine sous les Lê pendant plusieurs générations. Nguyễn Cửu Kiều était descendu dans le Sud à la suite du seigneur Sãi, Nguyễn Phước Nguyên (1613-1635). Cửu Đàm, arrière-petit-fils de Cửu Kiều, s'éleva jusqu'à la charge de phó tiết chế du Hữu quân, l'aile droite, et accomplit de grandes choses. En l'année Nhâm Thìn [1772], après avoir dispersé les troupes siamoises qui avaient envahi Phnom Penh et Hà Tiên, « Đàm ramena ses troupes et éleva le rempart de Tân Hoa54, long de 15 lieues, en forme de croissant de lune, qui enveloppait le Đồn dinh (c'est-à-dire le dinh Điều Khiển, dans le district de Bình Dương, à Gia Định) et barrait la route de terre, pour parer à toute surprise »55.
En 1775, Nguyễn Phước Thuần s'enfuit dans le Sud ; Đàm alla au-devant de lui avec ses troupes et fut élevé à la charge de ngoại tả. En 1777, Nguyễn Huệ vint attaquer ; Cửu Đàm et Cửu Tuấn (descendant à la cinquième génération de Cửu Kiều) prirent part à la campagne de la rivière Ký, à Biên Hoà, pour arrêter les troupes de Nguyễn Huệ : tous deux y trouvèrent la mort56.
D'après Trịnh Hoài Đức, Nguyễn Cửu Đàm éleva 2 remparts et creusa 1 canal :
« Rempart de Tân Hoa, au hameau de Tân Hoa, canton de Chánh Mỹ [Biên Hoà]. En l'année Tân Mão [1771], le trấn de Hà Tiên étant tombé, le chef des opérations Nguyễn Đàm éleva ce rempart pour barrer la route aux montagnards Thuỷ Vọt ; l'ancienne assise en subsiste. »
« Rempart de Bán Bích, élevé par le chef des opérations Nguyễn Đàm en demi-cercle, comme un demi-disque de jade ; à la limite des deux districts de Bình Dương [Saigon] et de Tân Long ; l'ancienne assise en subsiste. »
« En l'année Nhâm Thìn [1772], le chef des opérations Đàm, après avoir réduit le Cao Miên, fit creuser un canal droit comme un boyau de cheval, et c'est de là qu'on lui donna son nom »57.
Nguyễn Đình Đầu écrit :
« [Après avoir battu les troupes siamoises en 1772], Nguyễn Cửu Đàm ramena la grande armée à Gia Định et « éleva un rempart de terre, au sud depuis Cát Ngang, à l'ouest jusqu'au pont de Lão Huệ, au nord touchant l'embouchure supérieure du Nghi Giang, long de 15 lieues, enveloppant le Đồn dinh et coupant la route de terre, pour parer à toute surprise » (Trịnh Hoài Đức, Gia Định thành thông chí, t. II, p. 90). Cette citation, que nous soulignons, a un sens très important : elle nous montre la position stratégique de la ville et le territoire essentiel de la ville d'autrefois (comme d'aujourd'hui).
Sur le plan levé par Trần Văn Học en 1815, l'ancien rempart, c'est-à-dire ce « vieux rempart de Bán Bích », est marqué, avec des détails exactement conformes à la description de Trịnh Hoài Đức (…). Nguyễn Cửu Đàm était à la fois un militaire de talent et un urbaniste de grande vue. Les deux extrémités du rempart rejoignent les deux extrémités des arroyos de Bến Nghé et de Thị Nghè, ce qui isole la ville comme une île. Vue dans son ensemble, cette presqu'île (trois côtés fluviaux) avec sa partie fortifiée à l'ouest ressemble à un grand poisson et couvrait près de cent lieues carrées (soit plus de 50 km²) ; en 1931, quand on réunit Saigon et Chợ Lớn en une seule unité, cette superficie n'était pas encore entièrement urbanisée »58.
Sur le plan de la préfecture de Tân Bình (c'est-à-dire Saigon-Chợ Lớn) levé par Trần Văn Học, ci-dessous, on voit nettement l'œuvre d'urbanisme de Nguyễn Cửu Đàm :
Plan de la préfecture de Tân Bình — Saigon (district de Bình Dương) et Chợ Lớn (district de Tân Long) — levé par Trần Văn Học en 1815, où Nguyễn Đình Đầu a ajouté les noms de lieux postérieurs et l'emplacement de la citadelle Qui (Bát Quái), élevée par Gia Long en 1790, et de la citadelle Phụng, bâtie par Minh Mạng en 1836. Reproduit dans le Địa chí văn hoá tpHCM, p. 229.
Le vieux rempart de Bán Bích, bâti par le chef des opérations Nguyễn Cửu Đàm en 1772, long de 15 lieues (8km640), part de l'arroyo de Bến Nghé (pagode de Cây Mai), à Chợ Lớn, remonte en courbe sur Hoà Hưng et Tân Định et gagne l'arroyo de Thị Nghè : c'est à la fois le premier plan d'ensemble de la région de Saigon-Chợ Lớn d'aujourd'hui et l'ouvrage destiné à arrêter les incursions siamoises venues de l'Ouest.
Le rempart de Bán Bích est donc la grande enceinte qui enveloppe toute la région de Hoà Hưng, de Tân Định, de Saigon et de Chợ Lớn, avec l'ensemble des « đồn dinh » du système de gouvernement d'alors. Nguyễn Đình Đầu écrit :
« Si l'on retrouvait la répartition de ces importants "Đồn dinh" entre les rivières et les arroyos naturels et le rempart de Bán Bích, on pourrait esquisser dans ses grandes lignes le plan de Saigon en 1772 : une ville qui a de la taille, à tous égards, depuis plus de 200 ans »59.
La même année, Nguyễn Cửu Đàm creusa le canal de Ruột Ngựa : « Autrefois, de l'entrée de Rạch Cát vers le nord jusqu'à Lò Gốm, il n'y avait qu'un filet d'eau stagnante en trace de pied de buffle, où barques et jonques ne pouvaient passer… Nguyễn Cửu Đàm… fit creuser un canal droit comme un boyau de cheval, d'où le nom qu'on lui donna (Mã Trường Giang) (Trịnh Hoài Đức, Gia Định thành thông chí, t. I, p. 42). Ce canal facilita les communications entre Saigon et l'Ouest »60.
La formation de Gia Định kinh, 1790
Qu'est-ce que la citadelle en bát quái ? Bát quái, d'après le dictionnaire sino-vietnamien de Nguyễn Văn Khôn, signifie : les huit trigrammes — Càn, Khảm, Cấn, Chấn, Tốn, Ly, Khôn, Đoài —, qui sont aussi le nom des huit portes de latérite ouvertes aux huit orientations de la citadelle de Gia Định.
En 1790, Nguyễn Ánh répara l'ancienne citadelle du hameau de Tân Khai pour en faire Gia Định kinh :
Lê Quang Định écrit : À l'été de l'année Canh Tuất (1790), on fit enfin élargir cette citadelle jusqu'à la citadelle d'aujourd'hui.
Le Thực lục note :
« Le jour Kỷ Sửu (3ᵉ mois de l'année Canh Tuất) [22 avril 1790], on éleva la citadelle de terre de Gia Định. Le roi, trouvant l'ancienne citadelle du hameau de Tân Khai trop étroite, délibéra de l'élargir. Il dit dans son édit : "Le prince qui garde un pays doit d'abord établir les points forts. Aujourd'hui que la terre de Gia Định vient d'être recouvrée, il faut réparer la citadelle et la rendre solide, afin que la demeure en soit assurée." On leva alors les troupes et le peuple pour commencer les travaux, avec dix jours pour les achever. La citadelle fut élevée en bát quái, ouverte de huit portes ; au milieu, le palais ; à gauche, on éleva le Thái Miếu, le Temple ancestral, et, derrière le temple, les magasins ; à droite, on plaça l'arsenal ; tout autour, des maisons de chaume pour les gardes du palais. Au milieu de la cour, on dressa un mât de pavillon à trois étages, surmonté d'une tour de guet octogonale, où l'on hissait le jour le drapeau et la nuit la lanterne pour donner le signal aux troupes. La citadelle achevée reçut le nom de capitale de Gia Định. On donna aux troupes et au peuple plus de 7.000 quan de monnaie (les huit portes furent toutes bâties en latérite : au sud, les portes Càn nguyên et Ly minh ; au nord, les portes Khôn hậu et Khảm hiểm ; à l'est, les portes Chấn hanh et Cấn chỉ ; à l'ouest, les portes Tốn thuận et Đoài nguyệt) »61.
- Au 12ᵉ mois lunaire (janvier 1791) : « On répara et éleva la citadelle de terre de Gia Định. Là où les routes officielles des quatre côtés de la citadelle ouvraient sur des maisons particulières, on versa des deniers publics en dédommagement »62.
Le Thực lục donne donc les points principaux que voici. La citadelle Bát Quái est élevée en terre. Le roi, trouvant l'ancienne citadelle trop étroite, délibéra de l'élargir, et donna cet édit : il faut réparer la citadelle et la rendre solide. Le palais est au milieu. On éleva en plus le Thái Miếu. Il y a une tour de guet (d'observation) octogonale. La citadelle a huit portes : Càn, Ly, Khôn, Khảm, Chấn, Cấn, Tốn, Đoài, en latérite.
Par ces mots, on voit que le Thực lục confirme l'élargissement de l'ancienne citadelle dont parle Lê Quang Định, et par les paroles mêmes du roi Gia Long : « réparer la citadelle » ; et il répète deux fois « élever la citadelle de terre ». Presque tous les auteurs emploient le mot đắp, élever, pour les citadelles faites par Gia Long — Gia Định, Diên Khánh, Huê à ses débuts. Pour celles faites sous Minh Mạng, ils emploient le mot xây, bâtir, parce que Minh Mạng bâtissait ses citadelles en brique ou en pierre. La citadelle de Gia Định, ou citadelle Phụng, que Minh Mạng bâtit en 1836, en pierre et en brique, à l'angle nord-est de la citadelle Bát Quái, dite citadelle Qui, sera détruite à la mine par les troupes françaises.
Sur l'emplacement du palais, Trịnh Hoài Đức écrit :
« Dans la citadelle, en avant et à gauche, on éleva le Thái Miếu ; au milieu on fit la résidence royale. »
Le Thực lục écrit de même : La citadelle fut élevée en bát quái, ouverte de huit portes ; au milieu, le palais.
Ces deux phrases établissent que la résidence royale, ou le palais, est au milieu ; on peut le comprendre ainsi : le palais s'y trouvait déjà, et seul le Thái Miếu fut élevé à neuf.
En résumé, la citadelle de Gia Định est une citadelle de terre, élevée en bát quái, achevée en dix jours environ. Terre mêlée de paille : la solidité n'en cède en rien aux citadelles de pierre d'Occident. Et son épaisseur fera sursauter John White, un soldat américain venu là en 1819.
La citadelle de terre, les Occidentaux ne savent pas l'élever. Ce système est un produit de l'Extrême-Orient : Trần Quang Diệu en élevait très vite lors des batailles de Diên Khánh et de Quy Nhơn, et Nguyễn Tri Phương, avec les grands postes de Liên Trì et de Kỳ Hoà, en fit voir de dures aux troupes françaises.
En résumé, le roi Nguyễn, trouvant la citadelle de Tân Khai trop étroite, l'élargit : on peut donc tenir pour certain qu'il garda l'ancienne citadelle de Tân Khai, c'est-à-dire le palais du milieu, sur sa butte élevée, qu'il la répara et éleva tout autour du quartier du palais la citadelle de terre en bát quái, qu'on appela la capitale Gia Định, puis creusa le fossé au-dehors et éleva le rempart de terre tout à l'extérieur, enveloppant le tout.
La citadelle Bát Quái est carrée : d'après Trịnh Hoài Đức, chaque côté a 131 trượng 2 thước (638m944), soit 2km555 de tour, une hauteur de 10 thước (4m87) et un pied épais de 36m525.
Hors de la citadelle vient le fossé, large de 51m135, profond de 6m818, avec des ponts-levis.
La dernière enceinte est le rempart de terre, de 794 trượng (3km866) de tour.
Ce que dit Trịnh Hoài Đức dans le Gia Định thành thông chí s'accorde avec la description du palais que donne Shihõken Seishi, marin japonais arrivé à Saigon au début de 1795, et qu'on lira plus bas.
Les dix jours de travaux ne concernent que l'élévation de la citadelle de terre en bát quái ; la réparation du palais, la construction des bâtiments intérieurs et l'élévation du rempart de terre extérieur durèrent sans doute plus longtemps. C'est peut-être de là que vient l'écart entre le Gia Định thành thông chí et le Thực lục sur la date du début des travaux : Trịnh Hoài Đức tient pour date initiale le 19 mars 1790, qui pourrait être celle du début de la restauration du palais et des bâtiments intérieurs, tandis que le Thực lục prend le 22 avril 1790, sans doute le jour où l'on commença la citadelle Bát Quái.
Plan de la citadelle Bát Quái dessiné à la Vauban par Nguyễn Đình Đầu, qui montre la position de la citadelle par rapport aux rues d'aujourd'hui. Hors des documents et des plans écrits ou dessinés par des Français, rien ne prouve cependant que la citadelle Bát Quái ait eu la forme Vauban que Nguyễn Đình Đầu lui donne ici.
Le plan de la citadelle Bát Quái dessiné à la Vauban par Nguyễn Đình Đầu montre que la citadelle Bát Quái, ou citadelle Qui, tient dans un carré : la face avant bornée par les rues Lê Thánh Tôn et Nguyễn Đình Chiểu (Phan Đình Phùng), la face arrière par Nam Kỳ Khởi Nghiã (Công Lý) et Đinh Tiên Hoàng.
Les deux portes de devant, sur la rue Lê Thánh Tôn : la porte Càn Nguyên regarde la rue Đồng Khởi (Tự Do), la porte Ly Minh la rue Ngô Văn Năm (Thuỷ Quân).
Les deux portes de derrière, sur la rue Nguyễn Đình Chiểu : la porte Khảm Hiểm ouvre sur la rue Phạm Ngọc Thạch (Duy Tân), la porte Khôn Hậu sur la rue Mạc Đĩnh Chi.
Les deux portes de gauche, sur la rue Đinh Tiên Hoàng : la porte Chấn Hưng ouvre sur la rue Nguyễn Trung Ngạn, et Cấn Chỉ sur le terrain de sport de Hào Thành.
Les deux portes de droite, sur la rue Nam Kỳ Khởi Nghiã (Công Lý) : la porte Tốn Thuận ouvre sur la rue Lý Tự Trọng (Gia Long), la porte Đoài Nguyệt sur la rue Võ Văn Tần (Trần Quý Cáp)63.
Sur les plans de Trần Văn Học et de Shihõken Seishi, le marché de Bến Thành est au bord de la rivière, au confluent des rivières de Bình Dương et de Bến Nghé [aujourd'hui appelées toutes deux rivière de Saigon]. Les étrangers qui arrivaient là abordaient d'abord au débarcadère du marché, et avaient donc l'impression d'entrer dans une ville portuaire animée.
Insistons-y une fois encore : la citadelle Bát Quái, ou citadelle Qui, est une citadelle de terre, élevée, selon Trịnh Hoài Đức, le 4/2 Canh Tuất [19 mars 1790] ; le Thực lục donne le 9/3 Canh Tuất [22 avril 1790]. Elle fut réparée au début de 179164. En 1829, Lê Văn Duyệt y ajouta une couche de latérite plus haute et fit creuser le fossé plus profond.
En 1833, Lê Văn Khôi, ancien subordonné de Lê Văn Duyệt, se souleva, tua l'administrateur provincial Bạch Xuân Nguyên, homme cupide et cruel, s'empara de la citadelle de Gia Định (à laquelle le roi Minh Mạng avait alors rendu son ancien nom de Phiên An) et ravagea les provinces du Sud. Les troupes de la cour assiégèrent Phiên An près de trois ans sans pouvoir la réduire. C'est de cette solidité même que Lê Văn Duyệt fut accusé : « il a bâti la citadelle haute et creusé le fossé profond » dans l'intention de se rendre indépendant. En 1835, la place prise, Minh Mạng ordonna d'abattre l'ancienne citadelle et d'en bâtir une neuve, plus petite, dite citadelle Phụng. Cette décision tenait à deux raisons : la citadelle Qui devait être gravement endommagée après près de trois ans d'assauts, et le roi Minh Mạng voulait détruire un symbole de la rébellion.
« La citadelle Phụng tient dans le cadre de quatre rues : Nguyễn Du en façade, Nguyễn Đình Chiểu à l'arrière, Nguyễn Bỉnh Khiêm à gauche et Mạc Đĩnh Chi à droite »65. La citadelle Phụng sera prise par les troupes franco-espagnoles (après leur échec à Đà Nẵng, ne pouvant franchir le col des Nuages pour marcher sur Huê, elles descendirent s'emparer de Saigon) : Rigault de Genouilly la fit sauter à la mine en février 1859.
La citadelle de Gia Định, d'après Trịnh Hoài Đức
D'après Trịnh Hoài Đức, la terre de Gia Định était autrefois couverte d'épaisses forêts de cajeputiers ; quand les seigneurs Nguyễn y établirent le dinh de Phiên Trấn, puis le dinh Điều Khiển pour y gouverner, le quartier du dinh et du poste fut protégé par des camps militaires et fermé de haies, tandis qu'au-dehors « on laissa les gens déclarer et occuper les terres, y répartir villages et hameaux, rues et marchés ; les maisons se mêlaient au hasard, les chemins allaient droit ou tournaient à leur gré ». Les mandarins et les généraux qui vinrent gouverner ensuite laissèrent les choses en l'état, et c'est seulement au temps de Nguyễn Ánh qu'on songea à fonder une capitale.
Trịnh Hoài Đức décrit la capitale ainsi :
« Le 4/2 du printemps de l'année Canh Tuất [19 mars 1790], on commença d'élever la citadelle en bát quái sur la butte élevée du hameau de Tân Khai, terre du district de Bình Dương. La citadelle est en forme de fleur de lotus, ouverte de huit portes, avec huit rues en long et en large ; de l'est à l'ouest, 131 trượng 2 thước [638m944]66 ; du sud au nord, de même ; haute de 10 thước [4m87], le pied épais de 7 trượng 5 thước [36m525], élevée en trois gradins. Elle est assise de manière à regarder l'orient Tốn. Dans la citadelle, en avant et à gauche, on éleva le Thái Miếu ; au milieu on fit la résidence royale ; à gauche le magasin de réserve, à droite le Cục Chế tạo, l'arsenal ; tout autour, les rangées de maisons pour les gardes du palais. Devant la cour, on dressa un mât de pavillon à trois étages, haut de 12 trượng 5 thước [58m44], portant une guérite de guet et une plate-forme octogonale, avec une échelle de corde pour l'amarrage. Assis dans la guérite, on regarde et l'on donne l'alerte. Le jour on hisse le drapeau de signal, la nuit la lanterne de garde, et les troupes s'y règlent pour manœuvrer. Le fossé est large de 10 trượng 5 thước [51m135], profond de 14 thước [6m818], avec des ponts-levis ; au-dehors on éleva le rempart de terre, de 794 trượng de tour [3km866] : escarpé, solide, magnifique. La citadelle achevée, hors de la citadelle, les routes, les rues et les marchés furent disposés en lignes droites, chacun à son rang. La route officielle de gauche va de la porte Chấn hanh au pont de Hoà Mỹ, franchit la rivière de Bình Đồng et gagne le trấn de Biên Hoà. La route officielle de droite, partout où elle rencontrait un détour, fut tendue au cordeau pour être redressée : de la porte Tốn Thuận, elle passe à la pagode de Kim Chương, traverse la rue de Saigon, gagne le pont de Bình An, franchit la butte de Tuyên tự et atteint la rivière de Thuận An. Le bac de Thủ Đoàn fait passer la rivière de Hưng Hoà ; on traverse le tertre de Trấn Định pour gagner le tertre de Triệu. La route a 6 tầm de large et l'on a planté des deux côtés les arbres du pays, calophylles et jaquiers. Les ponts, les aqueducs, les barques et les bacs de chaque lieu sont constamment réparés, et la route est unie comme une pierre polie : on l'appelle la route royale du Sud. En Tân Dậu, la 24ᵉ année (1801), la capitale de Phú Xuân recouvrée, un édit ordonna d'abattre le Thái Miếu de la citadelle. En Kỷ Tỵ, la 8ᵉ année de Gia Long (1809), les serviteurs gouverneurs généraux Nguyễn Văn Nhân et Trịnh Hoài Đức élevèrent par ordre un vọng cung, un pavillon des hommages, au milieu de la cour de la citadelle : aux fêtes du Chính đán, du Đoan ngọ et des Sóc vọng, ils y conduisaient les mandarins civils et militaires de la citadelle et du trấn de Phiên An pour accomplir les rites selon le cérémonial. À gauche et à droite, on éleva des pavillons octogonaux pour la cloche et le tambour »67.
Et voici les principaux établissements, dans la citadelle de Gia Định et au-dehors :
L'arsenal (Cục Chế tạo) est dans la citadelle, derrière les rues Cấn Chỉ et Đoài Duyệt : trois rangées de bâtiments couverts de tuiles ; en face, du côté qui regarde la rue Cấn Đoài, on a fait à gauche une rangée de tuiles pour l'atelier de réparation des armes, et à droite une rangée de hangars couverts de tuiles pour l'atelier des forgerons. Autrefois, aux premiers temps de la restauration, tous les ouvriers de fabrication se réunissaient là, et l'on y serrait aussi les marchandises et les produits du pays…
Le magasin des monnaies est dans la citadelle, à droite de la rue Kiền Khảm. On y avait d'abord élevé le magasin intérieur, où l'on serrait l'or, l'argent, les brocarts, les crêpes, les toiles et les soies, toutes les marchandises précieuses ; le magasin intérieur ayant été supprimé, on l'appela magasin Kiên Tín : cinq travées couvertes de tuiles, où l'on serre les impôts perçus à part par la citadelle et l'argent que versent ensemble les cinq trấn. Les soldats de l'escouade Kiên Tín le gardent.
Le magasin des colonies agricoles est dans la citadelle, à gauche de la rue Càn Khảm ; c'était à l'origine le magasin de réserve. La 5ᵉ année de Gia Long (1806), on y fit deux rangées de magasins couverts de tuiles, de 10 travées chacun, pour serrer le riz de l'impôt des colonies agricoles et en tenir le compte de réserve ; le riz des autres impôts est serré au magasin des Cinq trấn. Les soldats de la corporation d'An Hoà le gardent.
Le dépôt des canons est dans la citadelle, à gauche et en avant de l'arsenal : bâtiment couvert de tuiles de 15 travées, l'étage planchéié pour les accessoires des pièces. Au milieu du dépôt sont rangées les pièces de toute espèce, de cuivre, de fer, et les súng hoả xa, toutes sur affûts, peints en rouge ou en noir ; chaque année on repeint le fût des pièces pour l'orner et on les essuie une fois à l'huile pour les préserver de la rouille.
La poudrière, de 12 travées, est à l'arrière, dans la citadelle : bâtiment de tuiles à murs maçonnés, la poudre en caisses de bois posées sur un plancher ; les torches et le feu y sont absolument défendus, et nul du dehors n'y peut entrer ni sortir.
Le chantier de la marine (Xưởng chu sư) est à l'est de la citadelle, à 1 lieue [576m], le long de la rivière de Tân Bình [la rivière de Bến Nghé, aujourd'hui rivière de Saigon], et sur le pourtour de la rivière de Bình Trị [la rivière de Thị Nghè]. On y remise et l'on y abrite les navires de mer (où est l'excellence de la Cochinchine dans la guerre navale), les vaisseaux (faits comme les navires de commerce, sans rouf, mais plus petits, que le vulgaire appelle thuyền), les ghe đen et les ghe đỏ (le vulgaire appelle ghe ce qu'on nomme thuyền ; les barques de guerre ont la coque grande et longue, épaisse et solide, avec beaucoup de rames ; peintes en noir, on les appelle ghe đen, peintes en rouge, ghe đỏ), et les ghe lê (dont la proue et la poupe sont sculptées et peintes). Le chantier s'étend sur 3 lieues [1km728].
L'atelier des éléphants est hors du talus de terre de la porte Khảm Hiểm : c'est là leur séjour ordinaire. Tantôt on en choisit pour les garder dans la citadelle, tantôt on les envoie paître et boire à Biên Hoà, selon la saison et sans règle fixe. Au premier jour du printemps a lieu la fête du Kỳ Yên ; quand un éléphant est malade, le mandarin fournit les remèdes. Ils ont leur débarcadère à part pour se baigner et pour boire, et un lieu fixé pour paître ; il est défendu de monter les éléphants à sa guise dans les rues et les marchés où la foule est grande, et rigoureusement interdit d'entrer dans les jardins pour y prendre bananes, bambous, melons ou fruits.
L'atelier des poudres est hors de la porte Khôn Trinh de la citadelle, à 2 lieues [1km152] ; l'enclos a une lieue [576m] d'étendue, entouré des quatre côtés d'une haie d'épines, avec tout l'attirail nécessaire, pilons et mortiers. Quand on fabrique la poudre, on se garde du feu et des torches, et il est défendu aux gens du dehors de s'y mêler.
Le tribunal et la prison sont au pied extérieur du talus de terre de la porte Khôn Trinh. La 13ᵉ année de Gia Long (1814), Giáp Tuất, au deuxième mois de l'été, on éleva un corps de bâtiment couvert de tuiles : le tribunal en avant, la prison en arrière, où l'on sépare les grands et les petits criminels, les hommes et les femmes ; le tout entouré des quatre côtés d'une haie d'épines, avec un fossé creusé et des chausse-trapes plantées : la garde en est rigoureuse.
La maison des envoyés est à droite, en avant de la porte Ly Minh, à 1 lieue [576m] de la citadelle : deux corps de bâtiments couverts de tuiles, l'un devant, l'autre derrière, de 5 travées chacun, avec 20 satellites. En avant, à droite, on éleva encore le bureau des douanes maritimes, où l'on lève l'impôt sur les jonques marchandes de tous les pays.
L'école. La 4ᵉ année de Gia Long (1805), on institua un inspecteur des études, avec deux adjoints, un premier et un second, et l'on établit l'école à droite des casernes, hors de la citadelle. La 12ᵉ année (1813), on la transporta sur l'ancienne assise du đồn dinh Điều Khiển.
Le magasin des quatre trấn est sur l'ancienne assise du magasin à fourrage, à 4 lieues et demie [2km942] au sud de la citadelle. [Il servit d'abord à serrer l'impôt personnel et l'impôt foncier et à payer les soldes des quatre trấn : Phiên An, Biên Hoà, Vĩnh Thanh, Định Tường ; le trấn de Hà Tiên, en proie aux troubles, était exempté d'impôt]…
Le champ d'exercices militaires (Trường Diễn võ) est au sud-ouest de la citadelle, à 10 lieues [5km76] ; le terrain en est plat et couvre 50 lieues [28km800]. Chaque année, au premier mois, on choisit un jour faste pour le tế mã (le sacrifice propitiatoire pour l'armée), le sacrifice aux drapeaux et les manœuvres, qui ont tous lieu là.
Le poste de Giốc Ngư est sur la rive nord de la rivière de Tân Bình [la rivière de Bến Nghé, aujourd'hui rivière de Saigon], sur le territoire du trấn de Biên Hoà, à 7 lieues [4km032] de la citadelle. On en commença les travaux le 2/4 Kỷ Dậu [26 avril 1789], et l'on planta tout autour des calophylles ; il fait face au poste de Thảo Câu, sur la rive sud, et tous deux se soutiennent l'un l'autre.
Le poste de Thảo Câu est sur la rive sud de la rivière de Tân Bình, à 6 lieues de la citadelle, sur le territoire du trấn de Phiên An ; ce poste fut élevé au cinquième mois et sa disposition est semblable à celle du poste de Giốc Ngư.
Le rempart de Bán Bích, élevé par le chef des opérations Nguyễn Đàm en demi-cercle, comme un demi-disque de jade ; à la limite des deux districts de Bình Dương et de Tân Long ; l'ancienne assise en subsiste.
Le rempart de Hoa Phong est sur la terre du district de Bình Dương, à 62 lieues et demie [36km] à l'ouest des bureaux du trấn. En l'année Canh Thìn, la 10ᵉ du Hiển Tông [Nguyễn Phước Chu] [1700], le thống suất et chưởng cơ Nguyễn Lễ, ayant pacifié le Cao Miên, éleva ce rempart, dont les traces subsistent68.
Le marché et les rues de Bến Thành : les maisons y sont pressées, et le marché se tient le long de la rive. À la tête du débarcadère, la règle veut qu'au premier mois du printemps, le jour du tế mã, on passe en revue les troupes de marine. Le débarcadère a des bacs qui prennent les étrangers pour les mettre à terre. Au nord est l'arroyo de Sa Ngư, sur lequel on a jeté un pont de planches ; des deux côtés du pont s'assemblent des boutiques couvertes de tuiles où se vend toute sorte de marchandises. Le long de la rive, les jonques marchandes, grandes et petites, vont et viennent sans cesse69.
Le marché de Điều Khiển, à deux lieues et demie [1km240] au sud des bureaux du trấn. Il était autrefois devant la maison de l'Điều Khiển, d'où son nom. (De même le marché du Cai bạ, le pont du Khâm sai, le marché du Cai đội : les gens d'alors n'osant nommer les mandarins par leur nom, ils les désignaient par leur charge, et, longtemps après, les noms de famille et les prénoms s'étant perdus, l'usage s'est transmis de proche en proche.) Aujourd'hui les administrations ont changé, mais le nom du marché est resté, et les rues y sont pressées70.
Gia Định kinh en 1795, d'après Shihõken Seishi
Le Nampyõki (« Naufrage en mer du Sud ») de Shihõken Seishi, traduit en français, présenté et annoté par Muramatsu Gaspardone71, dont nous avons parlé au chapitre 6, Portrait du roi Gia Long, raconte le voyage d'un navire japonais surpris par la tempête, dont l'équipage dériva jusqu'à Gia Định, où le roi Nguyễn lui vint en aide. Shihõken Seishi arriva à Saigon et y demeura de février à mai 1795 ; il a décrit la vie qu'on y menait alors.
Voici comment il décrit Gia Định kinh :
« À l'ouest et au sud de la capitale sont de hautes montagnes. Au nord et à l'est de la ville coule une grande rivière qui se jette à la mer et qui passe au petit hameau de Tây Sơn [qu'il appelle aussi l'île de Saisan, où le navire japonais fut secouru]. À cent ri [392km7]72 de là commence la terre des Tây Sơn — non pas le petit hameau de Tây Sơn : il faut trois jours de navire pour y arriver73.
Aux quatre angles du mur d'enceinte, il y a 12 gros canons qui tirent des boulets de pierre ; à l'est est la rivière qui se jette à la mer ; dans la citadelle, le terrain s'élève par gradins ; il y a une fort belle tour de 5 étages, haute d'environ 200 pieds [64m80] »74.
« Le 20 du 12ᵉ mois de la 55ᵉ année de Cảnh Hưng [soit le 9 février 1795], on nous conduisit en barque du petit hameau de Tây Sơn au débarcadère de la rivière [Tân Bình, ou Bến Nghé, aujourd'hui rivière de Saigon]. Du débarcadère à la capitale, il y a environ un chõ [109,10m]. On entre dans la citadelle par une porte. Les rues ne sont pas empierrées mais sablées. Tous les 100 mètres environ, il y a une porte. (De loin en loin, il y a une porte surmontée d'un poste d'observation et rigoureusement gardée.) Les maisons ne sont pas couvertes de tuiles, mais toutes de palmes d'arec ou de chaume. Les poteaux sont de gros troncs, hauts d'un jõ [?]. Les murs sont aussi de chaume tressé (sans mélange de terre) ; les boutiques s'alignent des deux côtés de la rue, comme chez nous [au Japon]. La ville est aussi vaste qu'Edo [Tokyo], carrée, de 2 ri [7km854] de côté »75.
Et voici la citadelle impériale, vue par Shihõken Seishi :
« … Bientôt nous arrivâmes à la porte principale de la citadelle impériale ; nous descendîmes de palanquin pour marcher à pied et parvînmes à la seconde enceinte [la citadelle Bát Quái], où il y a deux rangs de bâtiments solides pour loger les gens de la maison du roi [sans doute les maisons des gardes du palais, d'après Trịnh Hoài Đức]. Au-dessus de chaque porte est une sorte d'écriteau en demi-lune (on appelle cela un dahaimot ; il sert à indiquer le rang de chaque maison). Depuis la porte principale, nous avions fait près de 3 chõ [330m] et nous tournions au moment où le terrain s'élève d'environ 1 chõ [109m10]. À l'entrée de la seconde enceinte, il y a une tour d'observation haute de 40 ken [72m80 — la tour de guet octogonale]. Un mandarin militaire y monte d'ordinaire pour observer du côté de la mer : c'est le service de la défense. Les mandarins s'y relaient, chacun une demi-journée. À main droite sont trois maisons carrées : c'est la pharmacie, où beaucoup de gens coupent et pilent les remèdes du pays. Le mortier est exactement comme le nôtre [au Japon]. Un peu plus loin, il y a une boutique de remèdes et une vaste cour pour les faire sécher. Toutes les drogues sont coupées en morceaux ronds ou rectangulaires.
Passé cet endroit, nous vîmes paraître au loin le palais principal. Le sol est dallé de pierres taillées et le plafond très haut. Il y a deux rangées de sièges, disposées en longueur sur près d'un chõ [109 m10]. Le plafond et les murs sont peints en rouge, avec par endroits des incrustations d'or ou d'argent. Cette merveille nous frappa les yeux. Les sièges ont tous des accoudoirs et sont sculptés de figures peintes, incrustées elles aussi d'or et d'argent. On nous dit que ce sont les sièges des gouverneurs des provinces. Dans le Sud, du grand mandarin au petit peuple, tout le monde s'assied sur des sièges pour causer ou pour manger. Le cérémonial veut qu'on se tienne debout, ou qu'on aille de l'un à l'autre, et l'on salue en s'inclinant trois fois, sans se prosterner les bras pendants [comme font les Japonais]. Cette galerie a environ 50 ken [91m] de long. Le terrain s'élève encore. À trois ken [5m46] de la porte du palais se tenaient 14 mandarins »76.
Plan de Gia Định kinh levé par Shihõken Seishi en 1795, avec le port de Saigon, le marché de Bến Thành et la citadelle de Gia Định à trois enceintes — le rempart de terre, le fossé et la citadelle Bát Quái —, toutes carrées, et manifestement sans rien d'une architecture Vauban. John White décrit lui aussi la citadelle Bát Quái comme carrée.
Sur le plan de Shihõken Seishi, dont l'échelle n'est pas très exacte, on distingue pourtant ceci :
La rivière de Tân Bình, ou de Bến Nghé, aujourd'hui rivière de Saigon, vient de la mer, se partage en deux et enveloppe la ville : à droite Thủ Thiêm, à gauche Khánh Hội. Devant est le port de Saigon. Le marché de Bến Thành est tout contre les deux rives. Du port, on fait un peu plus de 100 m pour atteindre la porte de la citadelle de Gia Định : l'enceinte extérieure est le rempart de terre, vient ensuite le fossé, puis la seconde enceinte, la citadelle Bát Quái, qui ouvre sur la capitale.
Ce plan permet aussi de se figurer la journée de travail de Gia Long que Barrow décrit au chapitre 6 : levé à six heures du matin, bain froid ; à sept heures, il reçoit les mandarins, ouvre les dépêches et règle les affaires, puis gagne en barque le chantier de la marine, passe en revue les travaux de construction navale, inspecte les vaisseaux, revient à la fonderie de canons et à l'arsenal, dans la citadelle, pour y examiner l'ouvrage ; il déjeune au chantier de la marine, rentre au palais faire la sieste de deux heures à quatre ou cinq heures du soir ; levé, il reçoit les officiers de terre et de mer et les mandarins de l'administration, règle les affaires de la cour jusqu'à minuit, puis passe dans son cabinet pour travailler encore, soupe, voit sa famille, et ne se couche qu'à deux ou trois heures du matin.
Rappelons-le : ni Trịnh Hoài Đức ni Shihõken Seishi ne disent nulle part que la citadelle soit restée inachevée — bruit qu'on a répandu pour soutenir l'hypothèse d'un « grand plan » de 40 avenues levé par Le Brun et jamais exécuté, dont nous avons parlé au chapitre précédent.
Plan de l'attaque de la citadelle de Gia Định par les troupes franco-espagnoles, le 17 février 1859, dessiné par M. L. Roux, secrétaire de Rigault de Genouilly, reproduit dans Les Grands Dossiers de L'Illustration, éditions Livre de Paris, 1987, p. 18-19. On y voit nettement la citadelle de Gia Định bâtie par Minh Mạng en 1836.
La citadelle de Gia Định vue par John White
John White, marin américain venu en Cochinchine vers 1819-1820, est l'auteur d'un livre paru pour la première fois à Boston en 1823, dont la version française porte le titre de Voyage en Cochinchine. Le livre de John White a été traduit et imprimé en entier dans le Bulletin des Amis du Vieux Huế (BAVH, 1937, II) : on peut y voir une manière de Relation Bissachère diffusée par le BAVH.
John White dénigre le Viêt Nam au dernier point : ce pays n'a rien de remarquable, il ne produit rien, le peuple est sauvage et malhonnête, le gouvernement détestable. Il écrit : « Le roi [Gia Long] est un tyran, belliqueux, jaloux de son pouvoir, avare et rapace, et il détient une autorité sans bornes. Conséquence naturelle : une noblesse vénale, perfide, despotique et brutale, et un peuple ignorant, débauché, sans la moindre droiture ni le moindre goût du travail »77.
P. Midan, le traducteur, écrit dans sa préface qu'après la parution de ce livre aucun navire américain ne relâcha à Saigon de 1820 à 1860 ; et il exploite les « sauvageries » de John White pour « prouver » l'œuvre « civilisatrice » de Pigneau de Béhaine :
« Le voyage de John White eut lieu vers 1819-1820, quelque temps après la mort de Monseigneur d'Adran [Pigneau de Béhaine est en réalité mort en 1799]. John White insiste sur l'état de barbarie où le pays est retombé après la mort de ce fameux pacificateur de la Cochinchine. Toutes les institutions qu'il avait créées ont disparu. La prospérité qu'il avait fait naître n'est plus qu'un souvenir. Ce témoignage a d'autant plus de valeur qu'il vient d'un étranger. L'auteur déclare que la mort de Monseigneur fut une catastrophe pour ce pays, et jamais ce fait n'a été apprécié en termes plus justes.
En outre, John White fait revivre une ville disparue : Saigon (chapitre 14). L'antique forteresse bâtie par le colonel français Olivier n'existe plus : le roi la fit détruire après la révolte de Khôi, en 1835. John White l'a décrite avec des détails qu'on ne trouve nulle part ailleurs (…) Cette résurrection d'une forteresse impérissable présente un intérêt capital du point de vue historique »78.
Nous n'avons pas à nous arrêter à la manière dont les auteurs coloniaux gonflent de si mauvais livres sur le Viêt Nam : ce n'est pas la première fois. Ce qui mérite l'attention, c'est le passage où John White décrit la citadelle de Gia Định en 1819, au chapitre XIV :
« Nous débarquâmes précisément à l'endroit où s'étend une longue suite de boutiques de toutes sortes, ou marché, avec quantité de fruits et de vivres que des femmes étalaient sans aucun ordre [le marché de Bến Thành, alors tout contre la rive, d'après Trịnh Hoài Đức] (…) Ce fut à grand-peine que nous pûmes avancer le long de cette rue où pendaient toutes sortes d'objets malpropres et dégoûtants, sous un soleil brûlant, assiégés par des milliers de chiens galeux dont les aboiements nous abrutissaient, sans compter les cris assourdissants des indigènes étonnés et curieux, qui palpaient nos habits, nous tapotaient les joues et nous tâtaient les bras, si bien qu'il nous fallut jouer du bâton pour les écarter »79. Ces lignes suffisent à montrer l'« esprit » de l'auteur. Mais ce qui mérite plus d'attention, ce sont les lignes sur la citadelle Bát Quái et sur le palais qui s'y trouve :
« Nous arrivâmes à un chemin long d'environ un quart de mille [402m]80, serpentant entre deux murs de brique et montant légèrement, tout couvert de feuillage. La canaille indigène, sur deux jambes ou traînant à quatre pattes [il veut sans doute parler des mendiants], nous abandonna, et nous parvînmes bientôt à un beau pont de terre et de pierre jeté sur un fossé large et profond, qui mène à la porte du Sud-Est de la citadelle — ou, pour mieux dire, de la place militaire, car ses murs ont jusqu'à 20 pieds [6,096m]81 de haut et une épaisseur effroyable, et enveloppent le terre-plein intérieur d'une citadelle quadrangulaire de près de trois quarts de mille [1,206km] de côté. Le gouverneur général et les officiers y résident. Il y a des casernes fort commodes pour cinquante mille hommes. Le palais s'élève au milieu d'une magnifique pelouse, sur un terrain de huit acres [34000m²]82 entouré d'une haute palissade. C'est un bâtiment rectangulaire, long d'environ 100 pieds [30,48m], large de 60 pieds [18,28m], bâti principalement en brique, avec des galeries entièrement closes de stores de natte. L'édifice est assis sur une terrasse de brique haute de 6 pieds [1,828m], où l'on monte par de lourds degrés de bois.
De chaque côté, à environ 100 pieds [30,48m] de la façade, s'élève une tour de guet carrée haute d'environ 30 pieds [9,14m], où se trouve une grosse cloche. Derrière, à quelque 150 pieds [45,72m] du palais du roi, il y a un autre bâtiment presque aussi grand, qui est la demeure des dames [les concubines] et des autres [membres] de la maison »83.
Militaire, John White est d'abord frappé par la solidité de la citadelle Bát Quái. Cela nous fait mieux comprendre pourquoi Trịnh Hoài Đức et le Thực lục insistent sur la conception philosophique de la citadelle Bát Quái, tirée du Yi Jing — pour parler simplement, sur le thème de la citadelle de Gia Định, fondé sur le nombre Huit. C'est là la marque de Gia Long, et la réussite d'une architecture de citadelle orientale.
IV- La citadelle de Diên Khánh
Le Đại Nam nhất thống chí écrit : « La citadelle de Diên Khánh était auparavant le siège du poste de Nha Trang. En l'année Quý Sửu (1793), les troupes du roi marchèrent sur Qui Nhơn ; au retour, le char impérial s'arrêta à Diên Khánh et l'on examina la position du terrain ; puis, profitant de l'ancien bảo de Hoa Bông, on éleva une citadelle de terre, ouverte de 6 portes surmontées chacune d'une tour, avec des buttes de terre aux 4 angles ; hors de la citadelle on creusa un fossé, et hors du fossé il y a un camp ; chaque porte a un pont-levis pour franchir le fossé ; devant et derrière, montagnes et rivières l'enveloppent : c'est vraiment un lieu que le Ciel a fait fort. On a depuis supprimé deux portes. Les bastions et les buttes de terre subsistent »84.
En octobre 1793 (9ᵉ mois lunaire), le Thực lục note :
« Le char impérial rentra à Diên Khánh. Trouvant que la citadelle de terre de Hoa Bông occupait une bonne position, également commode pour l'attaque et pour la défense, il fit lever des troupes et requérir 3000 habitants du Bình Thuận et 1000 du Thuận Thành : la construction dura tout un mois et la citadelle fut achevée ; on l'appela Diên Khánh (aujourd'hui chef-lieu du Khánh Hoà). Ses murs avaient 1 trượng [4,87m] de haut, son pourtour plus de 510 trượng [2,483km], avec six portes — une à l'est, une au sud, deux à l'ouest, deux au nord —, une tour au-dessus de chaque porte et un tertre de terre à chacun des quatre angles »85.
Tout cela est assez clair : à Diên Khánh comme à Gia Định, Gia Long n'a pas bâti de citadelle neuve ; il n'a fait qu'élever une citadelle de terre autour de l'ancien poste de terre de Hoa Bông. Diên Khánh fut élevée à l'été de 1793 et achevée en un mois. Voilà tout, en peu de mots.
D'après ces deux descriptions, la citadelle de Diên Khánh est de la même architecture que celle de Gia Định et n'a rien d'une ville à l'occidentale. Qu'il ait fallu un mois pour l'élever prouve que les travaux y furent plus longs, soit à cause de la difficulté du terrain, soit parce qu'il fallut y bâtir en outre des bâtiments pour le roi. La citadelle fut aussi réparée en plusieurs reprises, chaque fois que Gia Long revenait à Diên Khánh.
En août 1794 (7ᵉ mois lunaire), le Thực lục note : « On répara et éleva la citadelle de Diên Khánh ; les travaux achevés, on donna un banquet aux mandarins. » Et en septembre-octobre 1795 (8ᵉ mois lunaire) : « On répara la citadelle de Diên Khánh et l'on y ajouta des magasins »86. On y laissa Tôn Thất Hội pour la garder.
La citadelle de Diên Khánh, d'après Lê Quang Định
Lê Quang Định décrit Diên Khánh dans le Hoàng Việt nhất thống địa dư chí :
« Cette citadelle est devant la commune de Phú Mỹ, canton du Milieu, district de Phước Điền ; elle est haute de deux tầm [4,25m]87 et son tour est de 1.019 tầm [2,165km], partagée en 6 portes : une au sud, 2 à l'ouest, une à l'est et 2 au nord, chacune surmontée d'une tour. La citadelle est quadrangulaire, avec des buttes de terre à l'intérieur. Hors de la citadelle il y a un fossé, hors du fossé la porte du camp, et devant, un pont-levis jeté sur le fossé.
Note complémentaire sur la citadelle de Diên Khánh : c'était auparavant le siège du poste de Nha Trang. En l'année Quý Sửu (1793), l'armée royale repoussa les troupes Tây Sơn et recouvra le dinh de Bình Hoà ; le char impérial vint jusqu'ici et, trouvant le terrain bon, on y établit ce poste. On chargea le général en chef de l'avant-garde et grand général pacificateur de l'Ouest, le duc de Thành (Nguyễn Văn Thành), de le tenir avec ses troupes. À l'hiver de la même année, on envoya le Đông cung conduire la grande armée pour le relever dans la garde du trấn, et l'on fit élever encore une citadelle de terre »88.
En résumant ce qu'apprennent le Hoàng Việt nhất thống địa dư chí, le Thực lục, le Liệt truyện et le Đại Nam nhất thống chí, on peut comprendre que la citadelle de Diên Khánh fut élevée et réparée en trois fois :
La première fois à l'été de 1793 : au retour du siège levé de Qui Nhơn, Nguyễn Ánh chargea Tôn Thất Hội d'élever la citadelle de terre de Diên Khánh, au poste de Hoa Bông, ancien chef-lieu de Nha Trang.
En août 1794, Nguyễn Ánh fit de nouveau réparer Diên Khánh, et cette fois les travaux durent être considérables, puisqu'on les fêta ensuite par un banquet aux officiers et aux soldats. C'est cette reprise que Lê Quang Định consigne : l'on fit élever encore une citadelle de terre, c'est-à-dire qu'on élargit (ou qu'on renforça) la citadelle de terre élevée l'année précédente, et sans doute qu'on ajouta des canons sur le mur d'enceinte, puisque, après cela, les troupes de Trần Quang Diệu ne purent jamais l'escalader.
Puis, en septembre-octobre 1795 (8ᵉ mois lunaire), on répara la citadelle de Diên Khánh et l'on y ajouta des magasins. On y laissa Tôn Thất Hội pour la garder. Cette fois, Gia Long ne se contenta pas de réparer : il ajouta des « magasins », c'est-à-dire qu'il donna à Diên Khánh un rang administratif, une place de tête, la deuxième après Gia Định.
Lê Quang Định résume ainsi les batailles acharnées de Diên Khánh :
« Au 3ᵉ mois du printemps de l'année Giáp Dần [4/1794], les généraux Tây Sơn Huấn, le điện tiền (Nguyễn Văn Huấn), et Diệu, le tổng quản (Trần Quang Diệu), amenèrent leurs troupes de terre et d'eau et assiégèrent la citadelle plus de 20 jours ; comme on ne pouvait faire venir de secours, Sa Majesté dut marcher en personne : Huấn et Diệu, battus, s'enfuirent. Au 8ᵉ mois, la grande armée rentra en triomphe, et l'on envoya le général en chef de l'arrière-garde, tham thừa et grand général pacificateur de l'Ouest, le duc de Tánh (Võ Tánh), pour prendre la relève. Au 11ᵉ mois intercalaire [12/1794-1/1795], les généraux Tây Sơn Diệu, le tổng quản, et Tứ, le nội hầu, amenèrent toutes leurs troupes de terre et d'eau et se logèrent hors de la citadelle ; ils l'attaquaient chaque jour et tuèrent grand nombre d'officiers et de soldats ; les généraux Tây Sơn firent élever de hauts retranchements et creuser des fossés profonds tout autour des quatre faces de la citadelle. Ne pouvant en venir à bout, le duc de Tánh conduisit lui-même une sortie, prit vivant le général Tây Sơn đô đốc Định et dispersa les troupes ennemies, dont beaucoup se rendirent. Le riz abondait mais la saumure manquait, et les officiers et les soldats de la place vivaient très durement ; ils n'en demeurèrent pas moins d'un même cœur fidèle, tous joyeux et employant toutes leurs forces à garder la citadelle. Au 4ᵉ mois de l'année Ất Mão [5-6/1795], le char impérial vint en personne à la tête des troupes de terre et d'eau les secourir : les troupes ennemies furent complètement battues. Sa Majesté ayant prévu qu'elles se replieraient à coup sûr, elle partagea ses troupes pour leur couper la retraite, et, au 7ᵉ mois [8-9/1795], les généraux Tây Sơn Diệu et Tứ levèrent en effet le siège et s'enfuirent ; la grande armée les poursuivit et prit quantité d'éléphants, de chevaux et d'armes ; les officiers et les soldats Tây Sơn qui se rendirent ou périrent furent innombrables. Aujourd'hui cette citadelle est le siège du dinh de Bình Hoà : il y a là un magasin à vivres et des maisons de soldats et de gens du peuple, mais elles y sont encore clairsemées »89.
Sous ce ton qui exalte les victoires des Nguyễn, on voit encore les difficultés où les mit l'assaut furieux des Tây Sơn conduits par Trần Quang Diệu. Notons la fin du passage : si Trần Quang Diệu abandonna Diên Khánh, ce ne fut pas parce que Nguyễn Ánh marchait en personne, mais parce que la cour de Phú Xuân était en proie aux troubles — Quang Toản y faisait massacrer les dignitaires — et qu'il lui fallut rentrer. Sans cet événement, il n'est pas certain que Trần Quang Diệu eût abandonné la partie.
Mais c'est la dernière phrase qui importe vraiment. Lê Quang Định écrit de Diên Khánh : il y a là un magasin à vivres et des maisons de soldats et de gens du peuple, mais elles y sont encore clairsemées. Cette phrase l'établit : Diên Khánh n'était qu'une place militaire, où la population n'habitait pas en nombre — de là que les maisons y sont encore clairsemées —, et Diên Khánh n'était pas une ville bâtie à l'occidentale, quoi qu'en aient les historiens coloniaux, qui s'accrochent à la phrase du père Lavoué pour attribuer aux Français la citadelle de Diên Khánh.
Conclusion
La citadelle de Gia Định, ou Gia Định kinh, première capitale de la restauration des Nguyễn et troisième capitale du Viêt Nam après Thăng Long et Phú Xuân, pendant douze ans, de 1790 à 1801, quand Nguyễn Ánh recouvra Phú Xuân, a derrière elle une longue histoire, liée à la marche des seigneurs Nguyễn vers le Sud. Elle est aujourd'hui encore la capitale du Sud.
Cette histoire peut se résumer ainsi :
1658 : le seigneur Nguyễn Phước Tần envoie le général en second Tôn Thất Yến conduire la première expédition contre le Chân Lạp.
1674 : Nguyễn Dương Lâm est envoyé en tournée d'administration et rétablit Nặc Nộn sur le trône, avec sa capitale à Saigon.
1679 : on envoie les Ming défricher la région de Biên Hoà et de Gia Định.
1698 : Nguyễn Hữu Kính conquiert et établit le dinh de Phiên Trấn.
1753 : Nguyễn Cư Trinh pacifie et établit le dinh Điều Khiển.
1772 : Nguyễn Cửu Đàm élève le rempart de Bán Bích, trace le plan de Gia Định et la protège.
1779 : on fixe la carte et les limites de la province de Gia Định.
1790 : Gia Long fait élever la citadelle Bát Quái et fonde Gia Định kinh.
Gia Định kinh, selon notre hypothèse, fut élevée autour de l'ancien palais des rois du Chân Lạp, dans le quartier de l'actuelle cathédrale.
Le général Tôn Thất Hội fut désigné pour diriger l'élévation de la citadelle Bát Quái, mais c'est Gia Long, à coup sûr, qui en eut la conduite : voilà pourquoi des hommes aussi soucieux d'exactitude que Trịnh Hoài Đức et les auteurs du Thực lục n'ont pas écrit clairement le nom de celui qui l'éleva. Et voilà comment les Français ont pu s'attribuer les citadelles de Gia Định et de Diên Khánh comme bâties par Puymanel, et nous donner tant de peine à rétablir la vérité.
Pour conclure, insistons encore sur les points suivants :
1- Premier point : presque toutes nos citadelles, faites du temps de Gia Long et avant lui, sont élevées en terre. Il se peut que Gia Long y ait ajouté quelques détails nouveaux trouvés dans les livres occidentaux sur les citadelles ; dans quelle mesure, il faudra d'autres recherches pour le savoir. Mais, dans l'ensemble, Gia Long éleva ses citadelles de terre selon la conception orientale, que les Français ne savaient pas mettre en œuvre. À suivre la description que Trịnh Hoài Đức donne, dans le Gia Định thành thông chí, des citadelles du Sud exécutées sous Gia Long, ces citadelles sont d'ordinaire octogonales, hexagonales ou quadrangulaires. Voilà pourquoi Aubaret, en traduisant le Gia Định thành thông chí, a purement et simplement supprimé le chapitre le plus important, le Thành trì chí, sans le traduire. Pour la capitale de Huê elle-même, élevée plus de dix ans après Gia Định, Gia Long a suivi le même principe : « La capitale, la 4ᵉ année de Gia Long, fut élevée en terre ; la 17ᵉ année, on bâtit en brique la face avant et la face droite, et la 3ᵉ année de Minh Mệnh la face arrière et la face gauche »90.
Sur la citadelle de Huê, le Thực lục est plus net : « Le roi fixa lui-même le mode de construction de la citadelle »91.
2- Second point : Gia Long dirigeait tout par lui-même et élevait les retranchements avec ses officiers et ses soldats ; bien des témoignages concordent :
Le Sử ký Đại Nam Việt écrit : « le roi ne se reposait jamais : tantôt il dirigeait les ouvriers, tantôt il allait inventorier les magasins, ou surveillait l'exercice des troupes, ou élevait des retranchements »92
Le Thực lục note de même : « pour la réparation et l'élévation des postes et des retranchements, [le roi] y travaillait avec ses officiers et ses soldats »93.
- Barrow écrit : « c'est lui qui dirige les ports et les arsenaux, c'est lui qui préside à la construction des chantiers navals, c'est lui qui commande les ingénieurs dans tous les travaux : rien ne s'exécute, rien ne s'accomplit sans qu'on ait pris son avis et reçu ses ordres »94.
Pour finir ce chapitre, nous pouvons affirmer avec certitude ceci : Gia Long est l'auteur des citadelles de Gia Định et de Diên Khánh, comme il le sera plus tard de la capitale de Huê. Sous ses ordres se trouvaient Tôn Thất Hội, Trần Văn Học, Vũ Viết Bảo… Ici, le lecteur demandera peut-être : pourquoi tant de peine à rechercher qui est l'auteur de la citadelle de Gia Định, une citadelle détruite deux ou trois fois et dont il ne reste aujourd'hui aucune trace ? Nous répondons : outre la question capitale, qui est de retrouver une vérité historique enfouie, il y a la question de la fierté nationale. Nous avons perdu notre pays aux mains des Français ; de cette défaite nous devons porter la responsabilité, mais nous ne pouvons laisser voler tout le passé historique de notre peuple sans un mot pour le contester, sans une recherche pour reprendre le dossier et montrer que ce qu'avancent les historiens coloniaux ne peut être reçu pour la vérité de l'histoire.
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Liệt truyện, II, Tôn Thất Hội, p. 77. ↩︎
Liệt truyện, II, Trần Văn Học, p. 282. ↩︎
Liệt truyện, II, Tôn Thất Hội, p. 78. ↩︎
Liệt truyện, II, Vũ Viết Bảo, p. 321. ↩︎
Liệt truyện, II, p. 78, 79, 80. ↩︎
Liệt truyện, II, p. 78. ↩︎
Fin février 1785, la mission arrive à Pondichéry (Inde) ; le chef français, prenant prétexte de troubles intérieurs, refuse de l'aider. Nhơn et les siens conseillent à Pigneau de Béhaine de demander secours aux Anglais ; Pigneau répond : les Hồng Mao sont farouches, ils ne valent pas les Bút-Tu-Kê (les Portugais), et il écrit à la citadelle de Cô A [Goa, aux Portugais] pour demander du secours. Les Portugais promettent leur aide ; Nhơn et les siens attendent plusieurs mois sans rien voir venir. L'Angleterre envoie elle aussi quelqu'un à Pondichéry dire aux Français : si vous ne les aidez pas, nous les aiderons. En juillet 1786, le chef français de Pondichéry détache 2 navires, l'un pour conduire le prince Cảnh et Pigneau de Béhaine en France, l'autre pour ramener Trần Văn Học, Phạm Văn Nhơn, Nguyễn Văn Liêm… à Bangkok. En mars 1787, les Portugais envoient au Siam le général An-Tôn-Nui, qui offre des présents au roi de Siam et invite Nguyễn Ánh à passer à Goa, disant que 56 bâtiments de guerre y sont déjà mouillés, prêts à venir à son secours. Le roi de Siam n'y consent pas ; Nguyễn Ánh doit refuser et envoie Trần Phước Đại à la citadelle de Goa rendre la politesse (d'après le Thực lục, I, p. 223, 226, 227, et le Liệt truyện, II, Trần Văn Học, p. 280-281). ↩︎
Liệt truyện, II, p. 282. ↩︎
Nguyễn Đình Đầu, Địa lý lịch sử tpHCM, dans le recueil Địa chí văn hoá tpHCM, Hồ Chí Minh-Ville, 1987, p. 190 ; voir aussi les articles Nguyễn Văn Học hay Trần Văn Học de Nghiêm Thẩm (VHNS, Saigon, 1961, n° 61, p. 532) et Qui était Trần Văn Học de Thái Văn Kiểm (BSEI, n° 4, 1962, p. 441). ↩︎
Sur les bâtiments de guerre trường đà construits par Đỗ Thanh Nhơn, voir le chapitre 7, Montyon, et le chapitre 19, Dayot. ↩︎
Thực lục, II, p. 233. ↩︎
Liệt truyện, II, Vũ Viết Bảo, p. 320-321. ↩︎
D'après le Liệt truyện, II, Trịnh Hoài Đức, p. 198-205. ↩︎
Trấn Biên, c'est-à-dire le trấn de la frontière, était alors le Phú Yên, le seigneur Hiền venant de s'emparer du pays du Chiêm Thành jusqu'au Phú Yên. ↩︎
Thực lục, I, p. 72, résumant Trịnh Hoài Đức, Gia Định thành thông chí, p. 74-75. ↩︎
Lê Quý Đôn, Phủ biên tạp lục (« Notes diverses sur la pacification des frontières »), KHXH, 1977, p. 58-59. ↩︎
Alors qu'il n'était encore que prince héritier, sous le titre de Dũng Lễ Hầu, Nguyễn Phước Tần avait, en 1644, attaqué les navires hollandais et les avait mis en fuite à la passe d'Eo. En 1648, monté au rang de seigneur, il arrêta net l'attaque du seigneur Trịnh Tráng (1623-1657) et, en 1655, porta ses troupes vers le Nord, sans succès, ses deux généraux Nguyễn Hữu Tiến et Nguyễn Hữu Dật étant en désaccord. En 1661, Trịnh Tạc (1657-1682) envoya son fils Trịnh Căn attaquer avec des troupes : ce fut une lourde défaite. En 1672, Trịnh Tạc marcha en personne avec Trịnh Căn, emmenant le roi Lê Gia Tông ; ce fut la huitième campagne, avec la grande bataille de Trấn Ninh, où les troupes des Trịnh subirent une déroute et durent rentrer dans le Nord le 20 janvier 1672. Après quoi le Nord et le Sud restèrent en trêve plus de 100 ans. ↩︎
Thực lục, I, p. 89. ↩︎
Đại Nam nhất thống chí, t. 5, p. 62-63. ↩︎
U Đông, capitale du Chân Lạp de 1601 à 1866, à 40 km au nord de Phnom Penh. Quand les Français prirent le Cao Miên, le roi Norodom abandonna U Đông, en 1866, et Phnom Penh redevint la capitale. U Đông fut plus tard dévastée par les Khmers rouges. ↩︎
Nguyễn Hữu Hào, l'auteur du Song Tinh Bất Dạ, était le fils aîné de Nguyễn Hữu Dật. Nguyễn Hữu Dật et Nguyễn Hữu Tiến furent les deux grands généraux des seigneurs Nguyễn du temps des guerres contre les seigneurs Trịnh. ↩︎
Appelé aussi vieux rempart de Lão Cầm, du nom du đốc đồng Lão Cầm qui l'éleva ; il a deux tronçons, l'un nommé Tây Hoa, l'autre Hoa Phong (Đại Nam nhất thống chí, t. 5, p. 222). ↩︎
Gia Định thành thông chí, traduction de Đỗ Mộng Khương et Nguyễn Ngọc Tỉnh, p. 77. ↩︎
Quand les Qing montèrent sur le trône (1644), beaucoup de Ming de Chine descendirent vers le Sud ; parmi eux Mạc Cửu (1706-1785, père de Mạc Thiên Tứ), de la préfecture de Leizhou, province du Guangdong, qui gagna Sài Mạt (Bon Taymia, au Chân Lạp). Voyant qu'y vivaient rassemblés en grand nombre des Vietnamiens, des Chinois, des gens du Chân Lạp et des Đồ Bà (Java), il ouvrit une maison de jeu à Phương Thành (à Hà Tiên), appela les gens errants et fonda sept communes et hameaux en divers lieux : Phú Quốc, Cần Vọt (Kampot), Rạch Giá, Trũng Kè, Vũng Thơm (Kongpong Som) et Cà Mau (Kha Mao). Le roi de Siam voulut le rallier ; mais Cửu, voyant qu'il ne pourrait suivre longtemps le roi de Siam, offrit en 1708, avec les siens, la terre de Hà Tiên au Quốc Chúa Nguyễn Phước Chu (le nom de Hà Tiên vient, dit la tradition, de ce que des immortels fréquentaient la rivière de cette région) et demanda la charge de chef de Hà Tiên (Liệt truyện tiền biên, p. 240-242). La région de Hà Tiên devint terre viêt, et la famille Mạc, dès lors, serviteurs méritants des Nguyễn. ↩︎
Ce passage suit le Liệt truyện, I, Nguyễn Cư Trinh, p. 148-154. ↩︎
Gia Định thành thông chí, p. 74, 75, 76, 77, 78 ; Thực lục, I, p. 72, 89, 91, 111, et Liệt truyện, I, p. 116-119, 148-154. ↩︎
Gia Định thành thông chí, p. 85. ↩︎
Les unités administratives anciennes comme le dinh ou le trấn répondent au tỉnh, la province, instituée par Minh Mạng et conservée jusqu'à aujourd'hui. ↩︎
Lê Quý Đôn, Phủ biên tạp lục, éditions KHXH, Hanoï, 1977, p. 62. ↩︎
Gia Định thành thông chí, p. 86. ↩︎
Trịnh Hoài Đức compte 1777, l'année où Nguyễn Ánh leva des troupes à Long Xuyên, pour la 1ᵉʳᵉ année du Thế Tổ. ↩︎
Gia Định thành thông chí, p. 175-176. ↩︎
Le tầm, ancienne unité de longueur, vaut 2m125. ↩︎
Gia Định thành thông chí, p. 179. ↩︎
Lê Quang Định, Trịnh Hoài Đức et Ngô Nhơn Tĩnh (élèves de Võ Trường Toản) fondèrent la société poétique de Bình Dương et enseignèrent ensemble. Quand Nguyễn Ánh eut pris Gia Định, Đức et Định furent reçus au concours et nommés rédacteurs des édits à l'Académie Hàn Lâm, puis inspecteurs des rizières, puis thị giảng du Đông cung. En 1802, Định fut élevé au rang de tham tri du ministère de la Guerre et partit en ambassade chez les Qing avec Trịnh Hoài Đức et Ngô Nhơn Tĩnh (originaire du Guangdong, qui s'éleva jusqu'à la charge de thị học de l'Académie Hàn Lâm). En 1806, Lê Quang Định « reçut par édit la charge de composer le Đại Việt nhất thống địa dư chí. Định examina alors les cartes et les registres de tout le pays, de la capitale vers le Sud jusqu'à Hà Tiên, vers le Nord jusqu'à Lạng Sơn : montagnes et rivières, escarpées ou faciles, routes longues ou courtes, limites des frontières, sources et cours des rivières, ponts et aqueducs, marchés et relais, mœurs et productions du pays — il consigna tout et en composa 10 livres. L'ouvrage achevé, il le présenta au trône, et le roi le loua » (Liệt truyện, II, p. 197). ↩︎
Lê Quang Định, Hoàng Việt nhất thống địa dư chí, livre 2, p. 88-89, édition électronique. ↩︎
Premier arrondissement ; une extrémité donne sur Nguyễn Trãi, l'autre sur Bùi Thị Xuân. Du temps de la colonisation française, elle portait le nom de Lucien Lacouture ; la République du Viêt Nam la rebaptisa Đặng Đức Siêu le 19 octobre 1955, et la République démocratique du Viêt Nam Nam Quốc Cang le 4 avril 1985. ↩︎
Nguyễn Đình Đầu, art. cité, p. 153, d'après Trương Vĩnh Ký, Souvenirs historiques sur Saigon et ses environs. ↩︎
Nguyễn Đình Đầu, art. cité, p. 163-164. ↩︎
Nguyễn Đình Đầu, art. cité, p. 179-180. ↩︎
Nguyễn Đình Đầu, art. cité, p. 178. ↩︎
Quốc triều chánh biên toát yếu, édition électronique, p. 13. ↩︎
Nguyễn Đình Đầu, Địa lý lịch sử tpHCM (dans Địa chí văn hoá tpHCM, éditions de Hồ Chí Minh-Ville, 1987, p. 127-231). ↩︎
Nguyễn Đình Đầu, art. cité, p. 183, 185. ↩︎
Nguyễn Đình Đầu, art. cité, note 4, p. 183. ↩︎
Schreiner, Abrégé de l'Histoire d'Annam, note 1, p. 104. ↩︎
Cadière, BAVH, 1921, p. 283-288. ↩︎
Nguyễn Đình Đầu, art. cité, p. 178. ↩︎
Nguyễn Đình Đầu, art. cité, p. 185. ↩︎
Liệt truyện, II, p. 426. ↩︎
Đại Nam nhất thống chí, t. 5, p. 222. ↩︎
Micalef cite d'après Samuel Baron, Description du royaume du Tonquin, Revue Indochinoise, 2e série, 1914, p. 201. ↩︎
Nguyễn Đình Đầu, art. cité, p. 168. ↩︎
Le Liệt truyện se trompe : il s'agit en réalité du rempart de Bán Bích ; le rempart de Tân Hoa fut lui aussi élevé par Cửu Đàm, mais à Biên Hoà. ↩︎
Liệt truyện tiền biên, p. 179. ↩︎
D'après le Liệt truyện tiền biên ; mais Trịnh Hoài Đức ne dit pas que Cửu Đàm ait pris part à cette campagne. ↩︎
Gia Định thành thông chí, p. 189, 178, 35. ↩︎
Nguyễn Đình Đầu, art. cité, p. 163. ↩︎
Nguyễn Đình Đầu, art. cité, p. 163. ↩︎
Nguyễn Đình Đầu, art. cité, p. 165. ↩︎
Thực lục, I, p. 257. ↩︎
Thực lục, I, p. 257, 268. ↩︎
Nguyễn Đình Đầu, art. cité, p. 180-181. ↩︎
Thực lục, I, p. 257, 268. ↩︎
Nguyễn Đình Đầu, art. cité, p. 212. ↩︎
1 trượng = 4m87 ; 1 thước mộc = 1 thước ta = 0m487, d'après Nguyễn Đình Đầu, art. cité, p. 179. ↩︎
Gia Định thành thông chí, p. 175-176. ↩︎
Extraits du Gia Định thành thông chí, p. 175-179. ↩︎
Gia Định thành thông chí, p. 183. ↩︎
Gia Định thành thông chí, p. 183. ↩︎
Paru dans le Bulletin de l'École française d'Extrême-Orient (BEFEO), 1933, p. 35-120. ↩︎
1 ri vaut 3km927 ; 1 chõ = 109m10 et 1 ken = 1m82 (note de Muramatsu Gaspardone). ↩︎
Un grand navire fait 6 ri [23km582] à l'heure et 36 ri [141km272] par jour (note de Muramatsu Gaspardone). ↩︎
1 pied = 0m324. BEFEO, 1933, p. 58. ↩︎
Extrait du Nampyõki [« Naufrage en mer du Sud »] de Shihõken Seishi, BEFEO, 1933, p. 59. ↩︎
Extrait du Nampyõki [« Naufrage en mer du Sud »] de Shihõken Seishi, BEFEO, 1933, p. 60-62. ↩︎
John White, Voyage en Cochinchine, BAVH, 1937, II, p. 258. ↩︎
P. Midan, Avant-Propos, BAVH, 1937, II, p. 94-95. ↩︎
John White, Voyage en Cochinchine, BAVH, 1937, II, p. 232. ↩︎
Calculé sur la base : 1 mille (anglais) = 1,609 km. ↩︎
Calculé sur la base : 1 pied anglais = 0,3048 m. ↩︎
Calculé sur la base : 1 acre anglais = 42 ares et demi ; 1 are = 100 m². ↩︎
John White, Voyage en Cochinchine, BAVH, 1937, II, p. 232. ↩︎
Đại Nam nhất thống chí, III, p. 93. ↩︎
Thực lục, I, p. 299. ↩︎
Thực lục, I, p. 310, 326. ↩︎
Le tầm, ancienne unité de longueur, = 2m125. ↩︎
Lê Quang Định, Hoàng Việt nhất thống địa dư chí, livre 2, p. 52-53. ↩︎
Lê Quang Định, Hoàng Việt nhất thống địa dư chí, livre 2, p. 52-53. ↩︎
Đại Nam nhất thống chí, I, Kinh sư, la capitale, p. 18. ↩︎
Thực lục, I, p. 552. ↩︎
Sử ký Đại Nam Việt, p. 57. ↩︎
Thực lục, I, p. 233. ↩︎
Barrow, II, p. 224-238. ↩︎
Khảo sát công trạng của những người Pháp giúp vua Gia Long
Gia Định kinh
I- Những người đắp thành Gia Định và Diên Khánh
Trong chương 12, chúng tôi đã chứng minh Le Brun và Puymanel không thể là tác giả xây các thành Gia Định và Diên Khánh, vì những lời của de Guignes và Lavoué mà các tác giả Pháp đưa ra để biện minh điều này không thể đứng vững được. Vậy ai là những người thực sự đắp thành Gia Định và Diên Khánh? Các sử gia triều Nguyễn rất kiệm lời, có lẽ vì cho là không quan trọng, các quan chỉ thi hành nhiệm vụ của mình; cho nên phải rò kỹ mới tìm thấy vài câu trong Liệt Truyện:
- Liệt Truyện về Tôn Thất Hội ghi:"Năm Canh Tuất (1790), mùa xuân, [Tôn Thất] Hội đắp thành đất ở Gia Định*"1.* Nguyễn Quốc Trị là người đầu tiên tìm thấy câu này.
- Liệt Truyện về Trần Văn Học ghi: "Năm Canh Tuất (1790), đắp thành Gia Định*,* [Trần Văn] Học nêu đo phân đất và các ngả đường (...) Năm Nhâm Tý (1792), làm đồn Mỹ Tho, Học dâng bản đồ, cách thức, Học vẽ giỏi, phàm làm đồn lũy, đo đường sá, vẽ bản đồ, nêu dấu, đều do tay cả*"2.*
Hai đoạn văn ngắn này xác định: Tướng Tôn Thất Hội được chỉ định cai quản việc đắp thành và Trần Văn Học đo đạc, vẽ bản đồ, thiết kế, thực hiện, không chỉ thành Gia Định và cả đồn Mỹ Tho.
Về thành Diên Khánh, chính sử cũng vắn tắt:
- Liệt Truyện Tôn Thất Hội ghi: "Năm Quý Sửu (1793) (...) Hội cùng đạo binh hợp lại bao vây [Quy Nhơn], giặc có quân cứu viện ở ngoài đến, bèn giải vây về đắp thành Diên Khánh*"3.*
- Liệt Truyện Vũ Viết Bảo ghi: "Mùa hạ năm Quý Sửu, [Vũ Viết Bảo] theo đi đánh Quy Nhơn, đến khi về đắp thành Diên Khánh*, vua sai Vũ Tính* [Võ Tánh] ở trấn, cho Bảo làm Cai đội coi thuyền Kiên súng [chịu trách nhiệm súng] doanh Bình Khang [Khánh Hoà]4".
Vì chỉ có những câu ngắn ngủi như thế, cho nên không mấy ai tìm ra tên những người phụ trách đắp hai thành Gia Định và Diên Khánh, khiến các tác giả thuộc địa tha hồ ba hoa về thành tích "xây thành Vauban" của người Pháp. Chúng ta lại biết Nguyễn Ánh trực tiếp trông coi mọi chuyện lớn nhỏ (xem chương 6: Chân dung Gia Long) vậy có thể nói: Chủ trì chương trình đắp thành Gia Định và Diên Khánh chính là Gia Long, dưới lệnh vua là Tôn Thất Hội, phụ tá có Trần Văn Học đắp thành Gia Định và Vũ Viết Bảo đắp thành Diên Khánh.
Tôn Thất Hội (1757-1798)
Tôn Thất Hội (con thứ ba Cai đội Tôn Thất Thắng) năm 18 tuổi theo Định Vương Nguyễn Phước Thuần (1765-1777) chạy vào Gia Định (1775). Phước Thuần bị Nguyễn Huệ giết, Hội theo Nguyễn Ánh, hai lần chạy sang Xiêm, làm tới chức Bình Tây Đại Tướng quân. Năm 1787, Nguyễn Ánh từ Xiêm về chiếm lại Gia Định, trong những trận đánh quyết liệt năm 1788-1789, Tôn Thất Hội giữ vai trò chủ chốt, Liệt Truyện ghi:
"Mùa thu năm Mậu Thân (1788), đại binh đến đóng ở Tam Phụ. Hội cùng Vũ Tính đánh giặc ở Ngũ Kiểu, lấy đèn lồng sắt đốt vào sách [làng, thôn] của giặc, giặc sợ tan vỡ cả. Bắt sống được không biết đâu mà kể. Bèn nhân thế được, tiến sát đến Sài Gòn, đánh phá được Thái bảo của giặc là Phạm Văn Tham chạy đến giữ Ba Thắc [Sóc Trăng]. Mùa xuân năm Kỷ Dậu (1789) Hội điều khiển quân các đạo cùng bọn Vũ Tính đánh giặc ở Hổ Châu. Tham sức kém bèn đầu hàng. Lại cùng Nguyễn Văn Trương đánh dẹp bọn lũ còn lại của người Man Ốc Nha Ốc. Tân Hợi (1791), bổ làm Chưởng Tiền quân doanh [Chưởng dinh Tiền Quân]. Năm Quý Sửu (1793) thăng Khâm sai Bình Tây Đại tướng quân, tước quận công".
Năm 1797, Nguyễn Ánh đánh Quy Nhơn, "để Hội ở lại trấn Gia Định. Uy lịnh nghiêm túc, trong cõi yên lặng. Mùa đông năm Mậu Ngọ [1798] bị bệnh chết, tuổi bốn mươi hai [41 tuổi tây] Thế Tổ rất thương tiếc, tặng là Nguyên phụ công thần, Thượng phụ quốc Chưởng doanh."
Là người trong hoàng tộc, Tôn Thất Hội hay Nguyễn Phước Hội hơn Nguyễn Ánh 5 tuổi, chưa biết ngôi thứ trong họ thế nào; trưởng thành khi phải bỏ kinh đô vào Nam, nên có đủ thời gian học hỏi hơn Nguyễn Ánh (lúc đó mới 13 tuổi); có khả năng của một vị tướng văn võ kiêm toàn, cho nên Lê Văn Duyệt, vốn rất cao ngạo, rất kính trọng:
"Hội là người nghiêm trọng, kính giữ lễ độ, công cao mà không khoe, ngôi tôn mà càng khiêm tốn, mỗi khi vào chầu ra mắt đi đứng có chỗ thường, ăn mặc như nhà Nho, các tướng đều kính mà sợ. Lê Văn Duyệt từng bàn về điều được điều hỏng của các tướng, bảo rằng: Tống Viết Phước hăng mạnh mà không có mưu, Nguyễn Văn Thành có mưu mà ít hăng mạnh. Duy Hội trí dũng gồm đủ, thật là bậc danh tướng. (...). Năm [Gia Long] thứ 16 vua thấy Hội là người huân nghiệp danh vọng rõ rệt đứng đầu các bề tôi đời trung hưng, cho phụ tế ở Võ Miếu"5.
Đó là những lý do giải thích tại sao Nguyễn Ánh trao cho Tôn Thất Hội đặc trách trông coi việc đắp hai thành trì lớn nhất thời đó, là Gia Định kinh và thành Diên Khánh.
Về hoàn cảnh đắp thành Diên Khánh, Liệt Truyện cho biết: mùa hạ năm 1793, Nguyễn Ánh đánh Quy Nhơn theo đường thủy, Tôn Thất Hội tiến công mặt bộ, "đại binh vào cửa biển Thị Nại; Hội từ Hà Nha, Cù Mông chia làm hai đường đến đánh úp tên Bảo là con ngụy Nhạc ở Thổ Sơn, Bảo thua chạy về thành Quy Nhơn. Hội cùng đạo binh họp lại để bao vây, giặc có quân cứu viện ở ngoài đến, bèn giải vây về đắp thành Diên Khánh*."*6
Cũng chỉ vỏn vẹn mấy chữ!
Tôn Thất Hội, tướng đặc trách việc công chánh, có trách nhiệm cao nhất và phụ tá đắc lực của ông trong việc đắp Gia Định thành là Trần Văn Học.
Trần Văn Học
Trần Văn Học, người huyện Bình Dương, thành Gia Định, biết chữ quốc ngữ, La tinh và tiếng Pháp, được Bá Đa Lộc giới thiệu làm thông ngôn cho Nguyễn Ánh. Năm Nhâm Dần (1782), khi Nguyễn Nhạc và Nguyễn Huệ vào đánh Gia Định (lần thứ 2), Học cùng Đa Lộc dẫn mẹ và gia đình Nguyễn Ánh chạy sang Cao Miên, rồi lại dẫn về Cần Thơ nơi Nguyễn Ánh đóng... Năm 1783, Học cùng Bá Đa Lộc, Phạm Văn Nhơn, Nguyễn Văn Liêm... hộ tống hoàng tử Cảnh sang Tây cầu cứu, tháng 2/1875, tầu tới Pondichéry. Tháng 7/1786, Bá Đa Lộc và Hoàng tử Cảnh sang Pháp; Học, Nhơn, Liêm... phải quay về Vọng Các7. Năm 1787, Học sang Ấn Độ, khi về, tầu gặp bão, dạt sang Phi Luật Tân, hơn một sau mới về tới Gia Định.
"Từ đó, Học ở lại theo hầu, đem thông ngôn nước Tây cùng với Ô Ly Vi (người Tây) phiên dịch chữ tiếng Tây, và chế tạo các hạng hoả xa, chấn địa lôi, binh khí.
Năm Canh Tuất [1790] đắp thành Gia Định, Học nêu đo phân đất và các ngả đường, rồi cùng người Tây là bọn Nguyễn Chấn [Vannier] trông coi chiếc thuyền lớn bọc đồng, theo quan quân đánh giặc.
Năm Nhâm Tý [1792] làm đồn Mỹ Tho, Học dâng bản đồ, cách thức, Học vẽ giỏi, phàm làm đồn luỹ, đo đường sá, vẽ bản đồ, nêu dấu, đều do tay cả.
Gia Long năm thứ hai [1803], thăng Cai Cơ, rồi thăng Giám thành sứ Khâm sai Chưởng Cơ.
Minh Mạng năm thứ hai [1821] sai đến các trấn Gia Định và địa giới nước Chân Lạp vẽ địa đồ núi sông đường sá đem dâng*"8.*
Nguyễn Đình Đầu viết: "Đem so sánh bản đồ Sài Gòn 1799 của Dayot với bản đồ Gia Định 1815 của Trần Văn Học thì, về kỹ thuật đồ bản như trắc địa hay tỷ lệ, bản đồ sau chính xác hơn bản đồ trước nhiều. Hình như Trần Văn Học đã vẽ hầu hết các thành trì và công sự phòng thủ ở cuối thế kỷ 18 và đầu thế kỷ 19. Ta có thể coi Trần Văn Học là người Việt Nam đầu tiên đã biết vẽ bản đồ điạ lý và đồ hoạ kỹ thuật theo phương pháp Tây phương"9.
Nguyễn Đình Đầu sưu tập được bản đồ Gia Định của Trần Văn Học vẽ năm 1815, rất quý, chúng tôi xin phép ông, sẽ in lại bản đồ này, tiếc rằng ông không cho in bản đồ Sài Gòn của Dayot 1799, và bản đồ Sài Gòn của Le Brun 1795, mà ông nhắc đến trong bài viết. Chúng tôi mong có dịp được xem những bản đồ này, vì Dayot trốn đi năm 1795 và Lebrun bỏ đi năm 1791, vậy không biết họ vẽ những bản đồ này lúc nào và vẽ như thế nào? Hoặc ai là người vẽ những bản đồ này rồi đề tên Dayot và Le Brun vào, với mục đích gì?
Vũ Viết Bảo
Vũ Viết Bảo chuyên về hoả pháo và xây dựng thành luỹ. Người gốc Thanh Hoá, tổ tiên theo Nguyễn Hoàng vào Thuận Hoá. Cha là Hựu, làm đội trưởng. Năm 1775, Vũ Viết Bảo theo Nguyễn Phước Thuần vào Nam, năm 1778, được bổ vào đội Nội binh, trực thuộc Đỗ Thanh Nhơn, rồi vào đội Tiểu sai. Có lẽ thời kỳ này Bảo đã học cách đóng tầu chiến với Đỗ Thanh Nhơn10. Năm 1781, Đỗ Thanh Nhơn bị giết, quân Đông Sơn nổi lên chống Nguyễn Ánh. Nguyễn Đình Thuyên được cử dẹp loạn, 1782, Vũ Viết Bảo dụ hàng những người Đông Sơn còn lại. 1785, Nguyễn Ánh chạy sang Vọng Các, Bảo trốn ở vùng sông Tam Kỳ. 1788, Bảo theo Võ Tánh đánh Tây Sơn ở bãi Khổng Tước [Gò Công]. 1789, Nguyễn Ánh lấy lại Gia Định, Bảo trở lại đội Tiểu sai.
Vũ Viết Bảo được gần gụi những tướng giỏi về thuyền tầu, xây dựng và đúc súng, sau Đỗ Thanh Nhơn, ông ở dưới quyền Nguyễn Văn Khiêm, chuyên gia pháo binh và xây dựng thành luỹ.
Tháng 7/1792, Vũ Viết Bảo coi đội thuyền hoả pháo, theo Nguyễn Văn Khiêm lập công đốt thuyền Tây Sơn ở trận Thị Nại. Năm Quý Sửu [1793], theo Tôn Thất Hội đi đánh Quy Nhơn, không được, phải rút về Diên Khánh, Bảo đắp thành Diên Khánh với Tôn Thất Hội. Năm Kỷ Mùi [1799], được gọi về Gia Định, coi hai đội Chấn Uy nhất và Chấn Uy nhị kiêm phó quản các thuyền trung hầu tiến đánh Quy Nhơn; rồi lại theo Lê Văn Duyệt đắp các đồn Thạch Tân và Sa Lung, để chặn quân tiếp viện của Tây Sơn. Tháng 7/1799 Võ Tánh hạ thành Quy Nhơn, làm trấn thủ, Vũ Viết Bảo quản lý thuyền bè và trông coi súng ống ở bốn cửa thành. Khi Trần Quang Diệu vây Quy Nhơn, Võ Tánh mở cửa thành ra đánh, Vũ Viết Bảo điều khiển súng hoả xa bắn lui quân địch. Năm 1802, được triệu về kinh thăng chức Thuộc nội Cai cơ, theo vua ra Bắc.
Năm 1805, Vũ Viết Bảo theo Nguyễn Văn Khiêm phụ trách việc "xây dựng xã miếu, cung điện, hoàng thành Huế" và "trông coi đúc 9 cỗ súng lớn"11. Sau chiến tranh, ông tiếp tục quản trị thuyền tầu và súng ống, được thăng Thị nội Thống chế. Năm 1816, có lỗi, bị giáng xuống Cai cơ. Minh Mạng lên ngôi, đặt doanh Thần Cơ, thăng ông làm Thống chế Thần Cơ Thị nội kiêm lĩnh các đội Thân binh. Ông mất năm Minh Mạng thứ 4 [1823]12.
Trịnh Hoài Đức và Gia Định Thành Thông Chí
Gia Định Thành Thông Chí của Trịnh Hoài Đức (1765-1825) là bộ sách sử địa có tính bách khoa đầu tiên viết về miền Nam từ cuối thế kỷ XVII đến đầu thế kỷ XIX, mà các tác giả triều Nguyễn khi viết Thực Lục, Liệt Truyện, Hội Điển, Nhất Thống Chí... đều phải dựa vào. Việc tìm hiểu thành Gia Định ngày nay không thể tiến hành nếu không có Gia Định Thành Thông Chí.
Trịnh Hoài Đức còn có tên khác là An, tự Chí Sơn, hiệu Cấn Trai, người minh hương, tổ tiên ở Phúc Kiến, nhiều đời làm quan. Ông nội bỏ nhà Thanh, đến ở Trấn Biên [Biên Hoà]. Khi cha chết, 10 tuổi, mẹ dời đến Phiên Trấn [Gia Định], học xử sĩ Võ Trường Toản. Năm 1788, Hoài Đức cùng các bạn Lê Quang Định, Ngô Nhơn Tĩnh... đi thi, đỗ, được bổ Hàn lâm viện chế cáo (tâu trình luật tắc), năm sau, làm Điền tuấn (quan coi canh nông) ở huyện Tân Bình (Sài Gòn). Rồi tham tri bộ Hình và Thị giảng (thầy dậy) Đông cung Cảnh.
Tháng 6/1802, vua Gia Long đặt Lục bộ, nhưng chưa có chức Thượng thư, Trịnh Hoài Đức được tạm phong Thượng thư bộ Hộ, làm Chánh sứ sang Tầu xin cầu phong (đi cùng có Ngô Nhơn Tĩnh, tham tri bộ Hình và Lê Quang Định tham tri bộ Binh, vv...), rồi ông làm thông dịch sứ trong lễ tuyên phong. 1805, trở về Gia Định. 1808, Nguyễn Văn Nhơn làm Tổng trấn, Trịnh Hoài Đức làm hiệp tổng trấn Gia Định. Tháng 8/1812, thăng Thượng thư bộ Lễ. 1813, Thượng thư bộ Lại. 1816, lại làm hiệp tổng trấn Gia Định.
1820, Minh Mạng lên ngôi, gọi Nguyễn Văn Nhơn về kinh, Trịnh Hoài Đức kiêm tổng trấn và hiệp trấn Gia Định. Mùa hạ 1820, Trịnh Hoài Đức về kinh giữ bộ Lại; 1821, sung phó Tổng tài Sử quán, rồi thăng Hiệp biện Đại học sĩ, kiêm lĩnh bộ Lại và bộ Binh. Là quan văn đầu tiên được trao nhất phẩm trong triều. 1821, theo vua ra Bắc, khi về, dâng hai bộ sách Lịch Triều Kỷ Nguyên và Khang Tế Lục. 1822, làm chủ khảo khoa thi Hội đầu tiên, và đến kỳ thi Đình, trong ban đọc quyển, rồi kiêm Thượng thư bộ Lễ.
Trịnh Hoài Đức không có nhà riêng*, "vua cho 3.000 quan tiền và gỗ, gạch, ngói làm nhà để làm chỗ nghỉ ngơi tắm gội*." 1823, già yếu, xin nghỉ, vua chỉ cho tạm ngừng việc ở bộ Lại và bộ Lễ để dưỡng bệnh, mùa đông, khỏi bệnh, lại giữ chức cũ. Sau 3 tháng về thăm nhà, 1824, trở lại kinh, giữ hai bộ Lại và Lễ kiêm nha Thương Bạc.
Mùa xuân 1825, ông mất ở tuổi 60. Minh Mạng thương tiếc lắm, bãi triều ba ngày, truy tặng Thiếu Phó Cần Chính Đại Học Sĩ, đặt tên thụy là Văn Khác. Ngày đưa linh cữu về Gia Định, sai hoàng tử Miên Hoành đến nhà khâm mạng. Đám tang đến Gia Định, tổng trấn Lê Văn Duyệt thân hành đi viếng. Tác phẩm: Gia Định Thành Thông Chí, Ấn Trai thi tập, Bắc sứ thi tập và Gia Định tam gia thi tập13. Trịnh Hoài Đức là một trong những khuôn mặt văn hoá lớn của đất Gia Định cùng Lê Quang Định, có công xây dựng nền địa dư nước nhà từ buổi đầu. Việc nghiên cứu Gia Định kinh, kinh đô thứ ba của Việt Nam sau Thăng Long và Phú Xuân, phần lớn dựa vào Gia Định Thành Thông Chí.
II- Chúa Nguyễn chinh phục miền Nam
Gia Định trước khi thuộc vào nước Việt, là đất của Thuỷ Chân Lạp. Gia Định kinh tồn tại từ 1790, khi Nguyễn Vương đắp thành bát quái, đến năm 1801, khi Gia Long lên ngôi hoàng đế, ngự trị ở Huế. Gia Định hay Sài Gòn, sau 12 năm là kinh đô của nhà Nguyễn trung hưng, trở thành thủ đô miền Nam. Sự thành lập Gia Định kinh gắn bó với tiến trình chinh phục miền Nam của chúa Nguyễn.
Sự chinh phục này bắt đầu từ thời chúa Hiền Nguyễn Phước Tần (1648-1687), có thể chia làm 5 thời kỳ, như sau:
1- Thời kỳ I, chúa Nguyễn bảo hộ Chân Lạp
Thực Lục tóm tắt lời Trịnh Hoài Đức, ghi: "Tháng 9 [Mậu Tuất, 10/1658] vua nước Chân Lạp (vốn tên là Cao Miên) là Nặc Ông Chân xâm lấn biên thùy. Dinh Trấn Biên14 báo lên, chúa sai Phó tướng Trấn Biên là Tôn Thất Yến, Cai đội là Xuân Thắng, tham mưu là Minh Lộc (hai người đều không rõ họ) đem 3000 quân đến thành Hưng Phúc [Phước] (bấy giờ gọi là Mỗi Xuy*, nay thuộc huyện Phúc Chính tỉnh Biên Hoà) đánh phá được, bắt Nặc Ông Chân đưa về. Chúa tha tội cho và cho hộ tống về nước, khiến làm phiên thần, hàng năm nộp cống*"15.
Lê Quý Đôn viết: "Vĩnh Thọ năm thứ (1658), mậu tuất, tháng 9, [10/1658] Phúc Tần lấy cớ vua Cao Miên là Nặc Chăn lấn bờ cõi, sai võ tướng dinh Trấn biên là Yên võ hầu, Cai đội là Xuân thắng hầu, tham mưu là Minh lộc hầu, câu kê [?] là Văn lĩnh bá đem 3000 quân đi đánh miền Nam. Ngày mồng 9 [5/10/1658] cất quân, ngày 19 [15/10/1658] đến thành Cao Miên*, đánh vài trận lớn, bắt sống được Nạc Chăn cùng bộ lạc, và bắt được voi ngựa khí giới, giải về dinh Quảng Bình, Phúc Tần tha cho Nặc Chăn về nước"16.*
Qua hai đoạn trích dẫn trên đây, ta nhận thấy:
Điểm thứ nhất: Trịnh Hoài Đức và triều đình Huế cho là Chân Lạp "xâm lấn" trước nhưng Lê Quý Đôn, học giả Bắc, lại viết Nguyễn Phước Tần chỉ lấy cớ để đánh Chân Lạp. Có hai sự kiện hiển nhiên: thứ nhất, Nguyễn Phước Tần là vị chúa chinh phục17. Trong khi đánh nhau với chúa Trịnh, Nguyễn Phước Tần thôn tính dần nước Chiêm Thành và định đánh xuống Chân Lạp để mở rộng bờ cõi về phương Nam. Ông áp dụng khéo léo phương pháp vừa chiến vừa trị: Một mặt sai tướng đi chinh phục, bắt vua Chân Lạp rồi tha về cho làm phiên thần, sau lấy cớ Chân Lạp không chịu thần phục, chiếm dần đất này. Một mặt cho người Minh xuống miền Nam khai khẩn đất hoang; cuộc di dân này sẽ được Quốc Chúa Nguyễn Phước Chu (1691-1725) tiếp nối, đem dân từ Quảng Bình trở xuống vào Nam để đồng hoá người Chân Lạp.
Điểm thứ hai: Trận chiến chinh phục đầu tiên năm 1658 do Tôn Thất Yến thống lãnh quân đội, xẩy ra ở thành Hưng Phúc [Hưng Phước hay Mỗi Xuy] mà Lê Quý Đôn gọi là thành Cao Miên, Nhất Thống Chí ghi là ở Biên Hoà, nhưng thời kỳ đó Biên Hoà và Gia Định chưa phân chia rõ ràng địa phận, nên có thể hiểu là ở sát Sài Gòn hay chính là Sài Gòn?
2- Thời kỳ II, Nguyễn Dương Lâm chinh phục Chân Lạp
Năm Giáp Dần [1674], Chân Lạp có nội loạn: Nặc Ô Đài giết cha là nhất vương Nặc Xô, tự làm vua, cấu kết với Xiêm La, mưu giết nhị vương Nặc Nộn. Nặc Nộn chạy lên Thái Khang [tức Bình Khang hay Khánh Hoà] cầu cứu. Chúa Hiền sai Nguyễn Dương Lâm, Cai cơ đạo Nha Trang dinh Thái Khang, làm Thống binh, cùng Nguyễn Diên Phái, Tham mưu và Vân Sùng (không rõ họ) làm Thị chiến, đem quân vào cứu. "Dương Lâm chia binh làm hai đạo, đương đêm đem binh đánh úp phá các luỹ Sài Gòn (nay là tỉnh lỵ Gia Định) và Bích Đôi (Gò Bích), chặt cầu phao và xích sắt [hệ phòng thủ của Chân Lạp], thẳng tiến vây thành Nam Vang. Nặc Ô Đài hoảng sợ, chạy chết, Nặc Thu đến quân môn xin hàng. Tin thắng trận báo về, triều đình bàn rằng Nặc Thu là dòng đích thì phong làm vua chính, đóng ở thành Long Ức (U Đông), Nặc Nộn làm vua thứ nhì, đóng ở thành Sài Gòn, cùng coi việc nước, hàng năm triều cống"18. Các tướng Diên Phái và Vân Sùng chết vì lao lực. Dương Lâm rút quân về Nha Trang, được thăng làm trấn thủ Thái Khang. Vậy tên Sài Gòn đã có từ thời Nguyễn Dương Lâm, 1674.
Nhưng chúng tôi chú ý đến một đoạn Đại Nam Nhất Thống Chí ghi về di tích thành cũ Tân Lân và luỹ cũ Phước Tứ như sau:
"Thành cũ Tân Lân: Tân Lân tức là Bàn Lân xưa, ở lỵ sở tỉnh, dấu vết vẫn còn; có thuyết nói do người Chân Lạp xây.
Luỹ cũ Phước Tứ: ở phiá đông trạm Biên Phước thuộc điạ phận huyện Phước An, nằm ngang đường cái. Xưa người Cao Miên là Bô Tâm đắp luỹ đất ở địa đầu Hưng Phước*, trồng tre gai, thế rất kiên cố. Năm Giáp Dần, Thái Tông thứ 27* [Nguyễn Phước Tần] (1674) sai bọn Nguyễn Dương Lâm và Nguyễn Diên đem quân đánh. Diên đến trước, nhân lúc không phòng bị, tiến quân chiếm cứ lấy luỹ; cách mấy hôm sau, quân Man bốn mặt họp lại, đánh vây rất hăng, Diên cố giữ không đánh. Dương Lâm kế đến hợp lực cùng đánh, quân Man vỡ tan, nhân gọi luỹ ấy là luỹ Phước Tứ*, các đời vẫn theo như thế, lấy làm chỗ* đóng đồn trọng yếu của đạo Hưng Phước*, bờ tre và nền cũ nay hãy còn có thể nhận được ra dấu vết."*19
Tập hợp những thông tin trên đây, ta có thể kết luận:
Khi Tôn Thất Yến tấn công Chân Lạp năm 1658*,* đánh nhau ở thành Hưng Phước tức Mỗi Xuy hay thành Cao Miên, bắt được Nặc Ông Chân giải về Quảng Bình, nơi chúa Nguyễn Phước Tần đóng quân chống nhau với chúa Trịnh. Điều này chứng tỏ Nặc Ông Chân đã lấy Hưng Phước hay Mỗi Xuy hay thành Cao Miên làm thành hay kinh thành của Thủy Chân Lạp, tức là miền Nam Việt Nam sau này.
Khi Dương Lâm tiến quân năm 1674, cũng chiếm các luỹ Sài Gòn trước, rồi mới đánh sang Nam Vang sau. Đánh Nam Vang tức là đánh kinh đô U Đông của Lục Chân Lạp lúc bấy giờ20.
Trở lại những điều Nhất Thống Chí và Lê Quý Đôn ghi ở trên, thì luỹ Sài Gòn, chính là luỹ Phước Tứ, ở thành Hưng Phước tức thành Mỗi Xuy hay thành Cao Miên.
Vậy ta có thể suy ra: Hưng Phước tức Mỗi Xuy hay thành Cao Miên chính là Sài Gòn. Còn thành cũ Tân Lân có thể là dinh Phiên Trấn (sẽ nói đến sau). Sau khi thắng trận, Dương Lâm, được lệnh chúa Hiền, phong Nặc Thu làm nhất vương đóng ở U Đông và Nặc Nộn làm nhị vương đóng tại Sài Gòn.
Vậy Sài Gòn và U Đông, thời ấy, là kinh đô của Thủy và Lục Chân Lạp. Điều này giúp cho sự xác định vị trí cung điện vua Chân Lạp tại Sài Gòn, trong các phần sau.
3- Thời kỳ III, người Minh tỵ nạn vào Nam
Năm Kỷ Mùi, 1679, các tướng Minh là Long Môn (Quảng Tây) Dương Ngạn Địch, cùng Hoàng Tiến, Cao Lôi Liêm và Trần Bình An, chạy nhà Thanh, đem 3.000 quân và hơn 50 chiến thuyền đến cửa Tư Dung và cửa Đà Nẵng, "xin làm tôi tớ", chúa Hiền không nỡ chối từ, nhưng vì "ngôn ngữ bất đồng, khó cai quản", thấy đất Đông Phố (tên cổ của Gia Định) ở Chân Lạp đồng ruộng phì nhiêu, bèn cấp cho chức tước, sai vào khai khẩn Đông Phố, và lệnh cho vua Chân Lạp đón tiếp. Binh thuyền của Ngạn Địch và Hoàng Tiến vào cửa Lôi Lạp (thuộc tỉnh Gia Định) đến đóng ở Bàn Lân (thuộc Biên Hoà), khai vỡ đất hoang, dựng phố xá. Thuyền buôn của người Thanh và các nước Tây Dương, Nhật Bản, Chà Và... đi lại sầm uất. Trong số hậu duệ của những người Minh ở vùng Biên Hoà Gia Định này, sẽ có những nhân tài như Trịnh Hoài Đức, Ngô Nhơn Tĩnh...
Năm Kỷ Tỵ (1689), chúa Nghiã Nguyễn Phước Trăn (1687-1691), sai phó tướng Mai Vạn Long đi đánh Chân Lạp, thua, bỏ về. Chúa lại sai Nguyễn Hữu Hào21 làm thống suất cùng tham mưu Hoà Tín đi đánh Chân Lạp. Chân Lạp sợ oai Nguyễn Hữu Hào, vua Nặc Thu bèn cống lễ, Hào nhận đồ cống rồi về. Hoà Tín tâu: Hữu Hào lừng khừng, chúa giận, truất chức.
Tuy là phiên thần, nhưng Chân Lạp không chịu sự bảo hộ, vẫn nổi lên chống lại, các vua Chân Lạp cũng đánh lẫn nhau, và chính Hoàng Tiến cũng giết chủ tướng là Ngạn Địch để hùng cứ, nên các chúa phải sai quan quân đi dẹp, rồi chiếm dần đất Chân Lạp.
4- Thời kỳ IV, Nguyễn Hữu Kính dựng dinh Phiên Trấn
Năm Mậu Dần [1698] Quốc chúa Nguyễn Phước Chu (1691-1725) sai Thống suất Nguyễn Hữu Kính (1650-1700), con Nguyễn Hữu Dật, em Nguyễn Hữu Hào, kinh lược đất Chân Lạp. Lấy đất Đông Phố làm phủ Gia Định, chia làm hai: lấy Đồng Nai làm huyện Phúc Long, đặt dinh Trấn Biên; lấy Sài Gòn làm huyện Tân Bình, dựng dinh Phiên Trấn. Rồi Hữu Kính lại trở về trấn thủ Bình Khang. Năm sau, 1699, vua Chân Lạp Nặc Thu nổi lên chống lại, chúa sai Hữu Kính làm Thống suất đi đánh. Mùa xuân Canh Thìn (1700) Hữu Kính bày trận ở Ngư Khê, đắp lũy Hoa Phong22, chia đường tiến đánh Nam Vang. Nặc Thu bỏ chạy, Nặc Yêm ra hàng. Kính vào thành yên dân. Nặc Thu cũng xin hàng, Kính cho Nặc Thu về thành La Bích tập hợp dân phiêu bạt. Hữu Kính đem quân về tới Soài Mút thì bị bệnh mất, thọ 50 tuổi. Minh Mạng năm thứ 12[1831] truy tặng Khai Quốc công thần Tráng vũ tướng quân, thụy là Tráng Hoàn, thờ ở Thái Miếu.
Trịnh Hoài Đức viết:
"Mùa xuân năm Mậu dần [1698]... dựng dinh Phiên Trấn (lỵ sở ở cạnh đồn mới ngày nay) mỗi dinh đặt ra các chức Lưu thủ, Cai bạ, Ký lục, để giữ và chăm dân, nha thuộc thì có hai ty Xá sai và Tướng thần lại để làm việc; quân lính thì có tinh binh và thuộc binh thuỷ bộ, các cơ đội thuyền để hộ vệ; mở đất đai nghìn dậm, được dân hơn bốn vạn hộ, chiêu mộ dân di tán ở châu Bố Chính [Quảng Bình] trở vào để cho ở đầy, đặt các xã, thôn, phường ấp, chia các điạ phận, trưng chiếm ruộng đất, chuẩn định thuế điền, thuế đinh; làm ra sổ đinh, điền; từ đấy con cháu người Trung Quốc ở Trấn Biên [Biên Hoà] lập làm xã Thanh Hà, ở Phiên Trấn [Gia Định] lập làm xã Minh Hương, đều biên vào sổ hộ khẩu"23.
Năm 1708, Mạc Cửu dâng Quốc chúa đất Hà Tiên24.
5- Thời kỳ V, Nguyễn Cư Trinh dựng dinh Điều Khiển
Năm 1753, vua Chân Lạp Nặc Nguyên, xâm lấn đất Côn Man [hay Tì Man], Võ Vương Nguyễn Phước Khoát (1738-1765)] muốn nhân cơ hội chiếm Chân Lạp, bèn sai Thống suất Thiện Chính và Tham mưu Nguyễn Cư Trinh đem quân chinh phạt. Nặc Nguyên chạy sang Hà Tiên, xin dâng 2 phủ Tâm Bôn và Soi Rạp [Lôi Lạp], chúa chưa thuận, Cư Trinh khuyên nên, chúa nghe theo. Ít lâu sau Nặc Nguyên chết, chúa phong Nặc Tôn làm vua, Nặc Tôn dâng thêm đất Tâm Phong Long.
Nguyễn Cư Trinh (1716-1767) là người văn học, năm 1750, làm tuần phủ Quảng Ngãi đã viết truyện Sãi Vãi bằng quốc âm để khuyên dân. Ông là người đầu tiên nhận chức Điều Khiển. Cai trị miền Nam hơn 10 năm, được dân chúng mến phục. Liệt Truyện viết: "Cõi Nam mở đất đến đây rất rộng, đều là công Cư Trinh... Ông lại hay ngâm vịnh, thường cùng Hà Tiên đô đốc Mạc Thiên Tứ lấy văn từ đáp tặng nhau... Ông lại hoạ 12 bài vịnh Hà Tiên, được mọi người truyền tụng". Năm 1765, Nguyễn Phước Thuần lên ngôi, gọi ông về Huế. Trương Phước Loan chuyên quyền, triệu các quan đến nhà riêng bàn bạc, ông bảo: Phúc Loan sao dám vô lễ như thế! Chực chuyên quyền à? Các quan không dám đến nữa, Loan căm giận lắm nhưng vẫn kính sợ. Năm 1767, ông mất, thọ 51 tuổi. Minh Mạng năm thứ 20 (1839) truy tặng Khai quốc công thần, Hiệp biện Đại Học Sĩ.
Liệt Truyện viết: "Cư Trinh là người có tài lược, khéo quyết đoán. Những việc ông tâu bầy phần nhiều là lời trung, bàn phải. Khi coi việc quân ở cõi nam, mở đất đai, giữ yên ngoài biên, có huân vọng siêu việt. Ông lại giỏi văn, trội thơ, có tập Đạm am lưu hành ở đời"25.
Trịnh Hoài Đức viết: "Mùa đông năm Quý Dậu (1753), cho Cai đội là Thiện Chính hầu làm Thống Suất, ký lục là Nghi Biểu hầu Nguyễn Cư Trinh làm tham mưu, điều khiển tướng sĩ 5 dinh: Bình Khang [Thái Khang cũ, Bình Thuận, Trấn Biên [Biên Hoà], Phiên Trấn [Gia Định], Long Hồ [Vĩnh Long] (chức Điều Khiển bắt đầu đặt từ đây) đi kinh lược nước Cao Miên, đóng quân ở xứ Bến Nghé [Sài Gòn], dựng làm dinh trại gọi là Đồn dinh (tức chợ Điều Khiển ngày nay) kén luyện quân đội, điều độ kho lương, làm kế khai thác"26.
Tóm lại, về việc chinh phục miền Nam và xây dựng các dinh thự đầu tiên ở Gia Định thành, có ba điểm thiết yếu:
Năm 1698, Nguyễn Hữu Kính đi kinh lược, dựng dinh Phiên Trấn và đắp lũy Hoa Phong.
Hơn nửa thế kỷ sau, năm 1753, Nguyễn Cư Trinh làm Điều Khiển đầu tiên, dựng dinh Điểu Khiển, còn gọi là Đồn dinh. Chợ ở gần dinh này gọi là chợ Điều Khiển.
Thời Nguyễn Cư Trinh làm Điều Khiển, miền nam có bốn trấn: Phiên Trấn [Gia Định], Trấn Biên [Biên Hoà], Long Hồ [Vĩnh Long] và Hà Tiên.
Dinh Phiên Trấn tương đương với tòa Đô Trưởng, và dinh Điều Khiển tương đương với Bộ Tổng Tham Mưu ngày nay, là hai cơ quan đầu não cai trị miền Nam, thành lập năm 1698 và 1753.
III- Gia Định kinh
Địa điểm dinh *Phiên Trấn* và dinh *Điều Khiển*
Chữ Gia Định có ba nghiã, khi Trịnh Hoài Đức viết:
1- "Gia Định xưa là đất của nước Thuỷ Chân Lạp (tức nước Cao Miên ngày nay, nòi giống chia làm Thuỷ Chân Lạp và Lục Chân Lạp), đất ruộng béo tốt, sông nhiều bể mặn, có nhiều điạ lợi như thóc, đậu, cá, muối"27. Gia Định, trong nghiã này là cả miền Nam. Năm 1698, khi Nguyễn Hữu Kính vào kinh lược, thu phục được hai trấn: Trấn Biên [Biên Hoà] và Trấn Phiên hay Phiên An [Gia Định]28.
2- Gia Định còn là thành phố Sài Gòn của người Chân Lạp xưa. Chữ Sài Gòn, phiên âm từ tiếng Chân Lạp, trong lần chinh phục đầu tiên năm 1658, Tôn Thất Yến đánh nhau ở thành Hưng Phước [Mỗi Xuy], mà Lê Quý Đôn gọi là thành Cao Miên. Khi Dương Lâm tiến quân năm 1674, cũng chiếm các luỹ Sài Gòn trước, rồi mới đánh sang Nam Vang. Và như chúng tôi đã phân tích ở trên, Hưng Phước tức Mỗi Xuy hay thành Cao Miên có thể chính là Sài Gòn. Vậy tên Sài Gòn, đã có trong khoảng 1658-1674.
Năm 1776, tên Sài Gòn đã thông dụng rồi nên Lê Quý Đôn viết: "... lập Nặc Thu làm chính quốc vương đóng ở Cao Miên, Nặc Nộn làm thứ quốc vương đóng ở Sài Gòn*, hàng năm triều cống"*29. Vậy năm 1674, khi Nguyễn Dương Lâm vào đánh, đưa Nặc Nộn trở lại ngai vàng ở Sài Gòn, cung điện của Nặc Nộn ở đâu? Nói khác đi, Sài Gòn đã từng là thủ đô của Thuỷ Chân Lạp, bên cạnh U Đông, thủ đô của Lục Chân Lạp, tất phải có dinh thự, cung điện, đó là chỗ nào? Cung điện U Đông nằm trên đồi cao, điều này cho chúng ta một ý niệm về cung điện Sài Gòn.
3- Gia Định còn có nghiã là tỉnh Gia Định, hay trấn Phiên An [trấn đã bình định yên ổn] trong buổi đầu chinh phục. Trong nghiã này, địa phận Gia Định hay trấn Phiên An, theo Trịnh Hoài Đức như sau: bắc giáp trấn Biên Hoà, nam giáp trấn Định Tường, đông giáp biển và tây giáp Cao Miên, ông viết: "Từ đông sang tây cách 352 dặm, từ nam sang bắc cách 107 dặm. Trấn ấy [trấn Phiên An] lúc mới dùng gọi là dinh Phiên Trấn*,* có một huyện, bốn tổng. Lỵ sở ở thôn Tân Lân, thuộc tổng Bình Trị, huyện Bình Dương ngày nay"30 (Xem bản đồ Trần Văn Học 1815 ở dưới, tổng Bình Trị chính là Sài Gòn-Chợ Lớn ngày nay).
Vậy tỉnh Gia Định buổi đầu, được chia làm 4 bốn tổng, mà tổng Bình Trị là trung tâm, tức vùng Sài Gòn Chợ Lớn, trong có các lân Tân Thuận, lân Tân Mỹ, thôn Tân Khai, là ba địa điểm chính của thủ phủ. Không thấy Trịnh Hoài Đức ghi thôn Tân Lân trong danh sách thôn, lân của tổng Bình Trị (t. 87-88).
Nhưng câu Lỵ sở ở thôn Tân Lân, rất đáng chú ý, nếu so sánh với câu trong Nhất Thống Chí vừa trích ở trên: "Thành cũ Tân Lân: Tân Lân tức là Bàn Lân xưa, ở lỵ sở tỉnh, dấu vết vẫn còn; có thuyết nói do người Chân Lạp xây". Ta có thể đoán ra rằng: Tân Lân hay Bàn Lân, là nơi đã được Nguyễn Hữu Kính năm 1698, lấy làm lỵ sở, và dinh Phiên Trấn có thể ở trong hoặc chính là thành cũ Tân Lân của người Chân Lạp.
Trong phần Thành Trì Chí, Trịnh Hoài Đức xác định lại ba vị trí quan trọng này một lần nữa:
"Gia Định trước nhiều rừng chàm rậm rạp, đời Thái Tông [Nguyễn Phước Tần] sai tướng mở cõi chọn chỗ bằng phẳng tiện lợi lập dinh đồn ở chợ Điều Khiển ngày nay, làm nơi cho Thống suất tham mưu đóng quân. Lại đặt dinh Phiên Trấn ở lân Tân Thuận ngày nay (...).
Đến mùa xuân năm Ất Mùi, Duệ Tông [Nguyễn Phước Thuần] năm thứ 11 [1775] đại giá của chúa phải chạy nạn, đóng ở đất thôn Tân Khai.
Mùa thu năm Mậu Thân [1788] là năm Thế Tổ [Nguyễn Ánh] thứ 1131 buổi đầu trung hưng, việc quân đương rối ren, tạm đóng ở đồn cũ Tây Sơn ở phia đông sông Bình Dương để nghỉ quân nuôi dân.
Ngày mồng 4 tháng 2 mùa xuân năm Canh Tuất thứ 13 [1790], mới đắp thành Bát quái ở gò cao thôn Tân Khai đất huyện Bình Dương."32
Trong đoạn trích trên đây, câu "lập đồn dinh ở chợ Điều Khiển" đặt trước câu "lại đặt dinh Phiên Trấn ở lân Tân Thuận" gây hiểu lầm, người đọc có thể tưởng Dinh Điều Khiển xây trước, thực ra, như ông đã nói ở trên, dinh Phiên Trấn xây trước.
Trịnh Hoài Đức xác định vị trí và mô tả dinh Phiên Trấn như sau:
"Lỵ sở trấn Phiên An, trước đặt ở lân Tân Thuận tổng Bình Trị, sau vẫn để ở đấy. Năm Gia Long thứ sáu (1807), đổi, đặt ở địa phương thôn Hoà Mỹ, phụ vào ngoài quách thành Gia Định, ngồi ở đông bắc trông về tây nam, mà sau lưng là sông Bình Trị [tức sông Bà Nghè hay Thị Nghè]. Ba toà nhà ngói, toà giữa trấn thủ, toà bên tả là cai bạ, toà bên hữu là ký lục, làm công thự của trấn, cũng gọi là công dinh, ngang dọc đều 80 tầm [170m]33bề ngang chia làm ba phần, duy dinh chính (Trấn thủ) rộng hơn ra 5 tầm [10m625] thôi. Năm thứ 18 (1819), ở sau trấn thự, ngoài đường cái rộng 6 tầm [12m75] đặt kho bốn trấn, 5 nhà kho ngói, mỗi kho 31 gian, rộng rãi, tráng lệ, để chứa nghiền thóc. Thừa ty, quân trại bày ở trước sân ba dinh (Khám đường, nhà ngục, dựng ở phia bắc đường cái quan)"34.
Tóm lại, chúng ta cần nhớ ba điểm chính sau đây:
1- Dinh Phiên Trấn, hay Toà tỉnh trưởng, lập năm 1698, ở lân Tân Thuận, thời Nguyễn Hữu Kính kinh lược, đến đời Gia Long, năm 1807, dời đến thôn Hoà Mỹ, sát vách thành Gia Định, quay lưng ra sông Thị Nghè.
2- Dinh Điều Khiển hay Bộ tham mưu, lập năm 1753, ở lân Tân Mỹ, thời Nguyễn Cư Trinh làm Điều Khiển, xây ở chỗ đất bằng rộng rãi, làm đồn dinh cho Thống suất tham mưu đóng. Ở gần dinh có chợ, chợ đó được gọi là chợ Điều Khiển.
3- Năm 1775, chúa Nguyễn Phước Thuần chạy vào Nam, đến đóng ở thôn Tân Khai là nơi sẽ đắp thành Gia Định năm 1790.
Nhưng trước đó, Tân Khai chắc chắn phải là một khu dinh thự quan trọng vì Nguyễn Phước Thuần khi chạy vào Nam năm 1775, đã không ở dinh Phiên Trấn và dinh Điều Khiển, mà lấy thôn Tân Khai làm hành tại.
Vậy chúng tôi phỏng đoán thôn Tân Khai chính là khu cung điện cũ của vua Chân Lạp Nặc Nộn ở Sài Gòn, mà các sử gia triều Nguyễn không muốn nói rõ tên.
Lê Quang Định: Nguyễn Ánh mở rộng thành cũ, không xây thành mới
Lê Quang Định35, viết trong Hoàng Việt Nhất Thống Điạ Dư Chí một đoạn liên quan đến thành Gia Định, hơi khác Trịnh Hoài Đức, như sau:
"Ghi chú về phủ Gia Định: Ngày xưa là đất Thuỷ Chân Lạp, sau đó thuộc đất Cao Miên, Hiếu Ninh Hoàng đế [Nguyễn Phước Chu] triều ta mở mang đất này, lập ra phủ Gia Định từ Bình Hoà vào phiá trong, đặt ra năm dinh rồi cử quan văn võ ở kinh đến mỗi nơi một viên để điều khiển tướng sĩ, lập đồn ở dinh Phiên Trấn thành Gia Định*. Cuộc binh biến năm Giáp Ngọ (1774), Hiếu Định Hoàng Đế (Nguyễn Phúc Thuần) chạy vào đây, vài năm sau Huệ Vương (Nguyễn Phúc Dương tức Tân Chính Vương) nhận mệnh ở đây và cũng* dùng chỗ này làm nơi hành tại để chống lại nhà Tây Sơn. Trong chừng mươi năm đây là vùng tranh chấp. Năm Đinh Mùi (1787), quân ta từ Xiêm La kéo về đánh đuổi quân Tây Sơn, bắt được tướng Tây Sơn là Thái bảo Tham và thu phục được toàn cõi; nhân đó dùng đồn cũ này làm nơi trú tất. Mùa hè năm Canh Tuất (1790) mới cho mở rộng thành này ra cái thành ngày nay. Thành này được làm như hình hoa sen, chu vi... có 8 cửa đều xây bằng đá tổ ong".36
Lê Quang Định nói về năm 1698, khi Nguyễn Hữu Kính đi kinh lược và tổ chức hành chánh, theo ông thời đó đã có 5 dinh, chắc ông lầm, đến Nguyễn Cư Trinh (thời Nguyễn Phước Khoát) mới có 4 dinh. Nhưng điều quan trọng là ông xác định hai điểm:
1- Dinh Phiên Trấn xây vào năm 1698, như Trịnh Hoài Đức.
2- Và ông coi tất cả mọi biến cố đều xẩy ra ở cùng một chỗ: Nguyễn Phước Thuần chạy vào Gia Định cũng "dùng chỗ này làm nơi hành tại". Nguyễn Phước Dương được phong ngôi chúa là Tân Chính Vương cũng ở chỗ này. Nguyễn Ánh chiếm lại Gia Định cũng "dùng đồn cũ này làm nơi trú tất". Và cuối cùng, "mùa hè năm Canh Tuất (1790) cho mở rộng thành này ra cái thành ngày nay*".*
Tóm lại, theo Lê Quang Định:
Tất cả mọi biến cố quan trọng đều xẩy ra ở chỗ này. Nhìn lại câu trước đó: lập đồn ở dinh Phiên Trấn thành Gia Định, thì có thể đoán chỗ này là dinh Phiên Trấn hay là khu dinh Phiên Trấn, tức là khu thành cổ của người Chân Lạp.
Năm 1790, Nguyễn Ánh không xây thành mới mà chỉ mở rộng thành cũ ra.
Điều này củng cố thêm giả thuyết chúng tôi đưa ra ở trên: đồn Tân Khai không chỉ là một cái đồn mà chính là cung điện cũ của các vua Chân Lạp tại Sài Gòn. Riêng đồn dinh Phiên Trấn, ở lân Tân Thuận, không biết mới xây năm 1698, hay chính là "Thành cũ Tân Lân: Tân Lân tức là Bàn Lân xưa, ở lỵ sở tỉnh, dấu vết vẫn còn; có thuyết nói do người Chân Lạp xây", được kể trong Nhất Thống Chí, tức là dùng lại đồn cũ của Chân Lạp nhưng không nói ra.
Nhìn lại tên thôn, xóm trong Tổng Bình Trị, tức Sài Gòn, được Trịnh Hoài Đức ghi lại trong Gia Định Thành Thông Chí (t. 87-88), ta thấy các tên lân Tân Thuận, lân Tân Hội, lân Tân Mỹ, được ông xếp liền nhau, vậy có thể hiểu đó là ba xóm gần nhau, và Tân Mỹ, Tân Thuận là nơi có dinh Điều Khiển và dinh Phiên Trấn, cách nhau một xóm là lân Tân Hội.
Nguyễn Đình Đầu xác định vị trí các dinh thự
Nguyễn Đình Đầu đưa ra lập luận sau đây:
"Hai tài liệu Nhất Thống Chí và Gia Định Thành Thông Chí bổ túc cho nhau: "Đồn dinh ở Tân Mỹ" chắc không xa chợ Điều Khiển lắm. Chưa biết Tân Mỹ ở đâu, nhưng vị trí của chợ Điều Khiển và lân Tân Thuận thì đã phỏng định được rồi. Chợ Điều Khiển ở ngã ba đường Nguyễn Trãi với đường Nam Quốc Cang [Đặng Đức Siêu cũ]37. Lân Tân Thuận cũng ở trên đường Nguyễn Trãi khoảng xóm Chợ Đũi nay. Như vậy, các cơ quan tổng tham mưu, quân sự, hành chánh, vv... trong thời chưa chính thức đó đã thiết lập gần đường quan lộ trên một diện tích khá lớn (sau này Pháp lập thành Ô Ma -Camp des mares [Đồn Ao]- trên một phần diện tích đó)"38.
Ở một đoạn sau, ông xác định vị trí dinh Điều Khiển:
"Dinh Điều Khiển, một vị trí được xác nhận tương đối chắc chắn nhờ có Chợ Điều Khiển. Chợ Điều Khiển nằm gần đường quan lộ (Nguyễn Trãi nay), giữa Ngã Sáu với chợ Thái Bình (cách trấn thành hai dặm rưỡi), tức khoảng gần nhà thờ Chợ Đũi bây giờ. Cụ thể, chợ Điều Khiển nằm trên đường Nam Quốc Cang nay. Đầu đường này nhìn sang dinh Điều Khiển (nằm ở góc đường Nguyễn Trãi với Phạm Ngũ Lão). Đầu kia tới đường xe lửa đi Mỹ Tho cũ, nơi có đường Bùi Thị Xuân cắt ngang. Dinh Điều Khiển đương thời toạ lạc tại một vị trí trung tâm vừa thuận tiện giao thông thuỷ bộ. Trước dinh Điều Khiển là quan lộ chính [đường Nguyễn Trãi] ngang qua. Phiá bắc quan lộ là đường thiên lý đi ra Thuận Hoá và Thăng Long. Phiá nam quan lộ là đường thiên lý đi miền Tây và Hậu giang."39.
Tóm lại, Nguyễn Đình Đầu xác định rằng:
Chợ Điều Khiển nằm suốt dọc đường Nam Quốc Cang (tức Đặng Đức Siêu cũ).
Dinh Điều Khiển ở góc Nguyễn Trãi-Phạm Ngũ Lão.
Dinh Phiên Trấn ở trên đường Nguyễn Trãi khoảng xóm Chợ Đũi.
Khu đồn dinh cũ ở chỗ sau này Pháp đặt thành Ô Ma, tức là ở ngoài thành Gia Định. (Xem bản đồ Trần Văn Học, 1815).
Và theo trích dẫn Trịnh Hoài Đức ở trên: Lỵ sở trấn Phiên An, [tức dinh Phiên Trấn] trước đặt ở lân Tân Thuận tổng Bình Trị, sau vẫn để ở đấy". Mãi đến năm Gia Long thứ sáu (1807), mới đổi ra thôn Hoà Mỹ, sát quách của thành Gia Định, sau lưng là sông Thị Nghè.
Vị trí thành Gia Định
Lê Quang Định cho biết, thời Nguyễn Phước Chu "lập đồn ở dinh Phiên Trấn thành Gia Định". Ông không nói rõ dinh Phiên Trấn ở đâu, chỉ ngụ ý dinh Phiên Trấn ở trong thành Gia Định, nhưng thành phố hay thành trì? Riêng Trịnh Hoài Đức, xác định dinh Phiên Trấn ở lân Tân Thuận và thành bát quái ở thôn Tân Khai.
Thực Lục viết: **"**dựng dinh Phiên Trấn (tức Gia Định ngày nay)", cũng mơ hồ, có lẽ viết theo Lê Quang Định.
Đại Nam Nhất Thống Chí viết: "Năm Mậu Dần (1698)... dựng dinh Phiên Trấn*...* năm Kỷ Hợi (1779) định điạ đồ, định địa giới dinh Phiên Trấn*, năm Canh Tuất (1790) mới đắp thành Bát Quái ở trên gò cao thuộc điạ phận* thôn Tân Khai, tổng Bình Dương*, gọi là kinh Gia Định".*
Nhất Thống Chí cũng không nói dinh Phiên Trấn ở đâu, nhưng cho biết: năm 1779, định địa đồ và địa giới tỉnh Gia Định và 1790, đắp thành bát quái trên gò Tân Khai, gọi là kinh Gia Định.
Nguyễn Đình Đầu dựa vào chứng của Malleret, và sự tìm thấy vết tường thành cũ, xác định thành bát quái nằm trong hình vuông của bốn con đường: Lê Thánh Tôn - Đinh Tiên Hoàng - Nguyễn Đình Chiểu (Phan Đình Phùng cũ) và Nam Kỳ Khởi Nghiã (Công Lý cũ)40.
Theo Nguyễn Đình Đầu thì lân Tân Thuận ở trên đường Nguyễn Trãi, khoảng chợ Đũi. Và đồn đất cũ Tân Khai ở nơi còn giữ chữ Đồn Đất, khoảng bệnh viện Nhi Đồng 2 ngày nay41.
Chúng tôi không chắc như thế, bởi vì, nếu, đồn Tân Khai ở khu Đồn Đất, tức là ở ngoài thành bát quái, điều này vô lý.
Đọc kỹ lại các tư liệu một lần nữa:
Trịnh Hoài Đức viết: "Ngày 4/2/ Canh Tuất [tức 19/3/1790] tại chỗ gò cao thôn Tân Khai thuộc đất Bình Dương, ngài mới cho đắp thành bát quái như hình hoa sen, mở ra tám cửa". Tức là ông chỉ nói: ngày 19/3/1790, đắp thành Bát quái ở gò Tân Khai.
Lê Quang Định viết: Mùa hè năm Canh Tuất (1790) mới cho mở rộng thành này ra cái thành ngày nay. Lê Quang Định bổ túc lời Trịnh Hoài Đức: Ở Tân Khai đã có thành cũ rồi, chỉ mở rộng thêm ra thôi.
Thực Lục viết: "Ngày Kỷ Sửu [9/3 Canh Tuất, tức 22/4/1790] đắp thành đất Gia Định. Vua thấy thành cũ ở thôn Tân Khai chật hẹp*,* bàn mở rộng thêm*".* Thực Lục viết rõ: vua thấy thành cũ nhỏ, bàn mở rộng thêm.
Quốc Triều Chánh Biên của Cao Xuân Dục, viết sau, cũng chép: "Xây thành đất trấn Gia Định. Ngài nghĩ đồn cũ ở làng Tân Khai còn hẹp, bàn đắp rộng thêm"42.
Tóm lại, không ai nói Gia Long san bằng thành cũ Tân Khai để xây thành mới, như lời xác định của Nguyễn Đình Đầu: "thành mới đắp bao phủ cả lên đồn cũ" (t. 178), mà hầu như các sách đều nói Gia Long chỉ sửa sang, mở rộng thành cũ và đắp thành đất bát quái bao quanh. Vì vậy mới nhanh: chỉ 10 ngày xong.
Còn cái được gọi là đồn cũ Tân Khai ở trên gò cao, như chúng tôi đã đưa ra giả thuyết ở trên, có lẽ chính là cung điện của vua Chân Lạp (theo lối kiến trúc cung điện ở U Đông, cũng làm trên đồi cao) được sửa sang lại thành cung điện của Nguyễn Vương, điều này phù hợp với sự mô tả hoàng cung ở trên đồi của Shihõken Seishi ở dưới.
Nhìn vào bản đồ thành bát quái do Nguyễn Đình Đầu vẽ lại, thấy cung điện ở giữa thành bát quái, tức là ngã tư Hai Bà Trưng và Lê Duẩn (Thống Nhất cũ), khoảng Vương Cung Thánh Đường.
Tóm lại, công việc xây thành Gia Định, có lẽ chỉ là: Nguyễn Vương cho **đắp thành đất bát quái** chung quanh khu cung điện cũ của vua Chân Lạp, và trùng tu hoặc xây thêm các dinh thự mới trong khu được gọi là Tân Khai này.
Trịnh Hoài Đức và Lê Quang Định đều không nói rõ, có lẽ vì không muốn đời sau nhắc đến quá khứ của nước Chân Lạp và di tích cung điện của vua Chân Lạp.
Những sai lầm của Nguyễn Đình Đầu
Bài Địa lý lịch sử thành phố Hồ Chí Minh43của Nguyễn Đình Đầu là một bài nghiên cứu giá trị, có những tìm tòi mới. Dựa vào Trịnh Hoài Đức, ông tìm ra người đầu tiên quy hoạch thành phố Gia Định là Nguyễn Cửu Đàm, năm 1772, sau khi đánh thắng quân Xiêm, về xây luỹ Bán Bích để bảo vệ địa phương Sài Gòn. Nhưng khi viết về các tác giả xây thành Gia Định, ông phạm khá nhiều sai lầm vì lệ thuộc vào những điều Trương Vĩnh Ký và các tác giả Pháp viết, nên đã xác định thành bát quái là thành Vauban, mà không minh chứng.
Khi ta đã chắc chắn rằng vua Gia Long không xây thành Gia Định mới mà chỉ sửa sang lại khu cung điện cũ của vua Chân Lạp, và đắt thành bát quái bao quanh, thì mọi sự sáng tỏ hơn nhiều.
Điểm thứ nhất, trong những cái sai của Nguyễn Đình Đầu, là ông cũng thấy thành Bát quái "mang mầu sắc Á Đông" nhưng rồi ông vẫn bị rơi vào cái bẫy của Taboulet và những xác định vô bằng của Trương Vĩnh Ký, khi ông viết:
"Sài Gòn được bố phòng kiên cố, đặc biệt với thành Bát quái khá rộng lớn. Tên gọi cũng như các định hướng và những chi tiết kiến trúc, thành này mang mầu sắc Á Đông. Nhưng về bố cục và cấu tạo cơ bản, thì thành lại được xây đắp theo kiểu Vauban tây phương. Những ai trực tiếp xây dựng thành Bát quái? Chính sử ta không thấy kể tên, song nhiều nguồn sử khác cho rằng: "Tháng 2 trong năm (1790) vua dạy ông Olivier với ông Lebrun coi xây thành Gia Định tại làng Tân Khai, xây thành Bát quái có 8 cửa*, xây vách thành bằng đá ong Biên Hoà****" (chú thích NĐĐ: Trương Vĩnh Ký, Biên tích đức thầy, Pinho Quận Công, Sài Gòn, 1897, t.33). Cụ thể có lẽ Lebrun (còn gọi Brun) "ra họa đồ thành Gia Định" và được mệnh danh là "kiến trúc sư quy hoạch đầu tiên của Sài Gòn" (chú thích NĐĐ: "le premier architecte-urbaniste de Sài Gòn" trong G. Taboulet, La Geste française en Indochine, t;I, t.244. Về tiểu sử Théodore Lebrun, Olivier de Puymanel, Jean-Marie Dayot, vv... coi trong sách này, các trang 243-263). Còn Olivier (cũng là Victor Olivier de Puymanel hay Puymanel) là kỹ sư đôn đốc xây dựng thành. Nhưng chắc thế nào cũng có người Việt tham dự trong công tác hoạ đồ và thực hiện: Trần Văn Học là điển hình rõ nét nhất. (...)*
Nguyễn Ánh đã phải huy động tới 30.000 dân phu thầy thợ đắp thành Bát quái, đã phải triệt hạ một số nhà cửa làng mạc để lấy mặt bằng*. Dân chúng cực khổ. Mầm bất mãn có cơ nguy biến thành nổi loạn vào mùa mưa, lúc ruộng vườn đòi hỏi khẩn cấp nhân công trở về canh tác. Ánh nhượng bộ, giải tán đa số dân phu:* đến tháng chạp mới gọi lại để tiếp tục công trình*. Hình như* thành Bát quái chỉ "tạm xong", chứ chưa bao giờ hoàn thành đúng y đồ bản thiết kế buổi đầu (khoảng 200 thần công đại bác vẫn còn nằm trong kho, chưa được đặt trên các ụ súng ở góc trường thành cho tới lúc thành bị phá) (...) Có nhà sử học cho rằng một trong những nguyên nhân khiến thành bát Quái không được hoàn thành là vì 30.000 nhân công của Nguyễn Ánh tập hợp để xây thành đã có lần nổi dậy tìm các kỹ sư đốc công của người Pháp mà giết*, còn nhân dân bị buộc phải góp công của nhiều quá trong lúc chiến tranh vẫn tiếp diễn, nên nỗi bất bình chồng chất, Nguyễn Ánh bị buộc phải tạm ngưng việc xây dựng thành Bát quái là vì vậy."*44
Đoạn văn này có những sai lầm sau đây:
1- Không có chứng gì xác định: về bố cục và cấu tạo cơ bản, thì thành lại được xây đắp theo kiểu Vauban tây phương. Thực ra, bố cục và cấu tạo cơ bản của thành, dựa trên chủ đề bát quái, tám quẻ trong kinh Dịch. Tất cả đều là số tám, tên các cửa thành, mở ra tám hướng, vọng đẩu hình bát giác, vv... Chỉ có một câu của Trịnh Hoài Đức: thành bát quái như hình hoa sen*, mở ra tám cửa,* câu này cũng như câu: luỹ bán bích hình mặt trăng xếp*,* không cho phép ta xác định thành bát quái làm theo kiểu Vauban. Tóm lại, cấu trúc cơ bản của thành bát quái theo triết học Đông phương.
2- Khi đặt câu hỏi: Những ai trực tiếp xây dựng thành Bát quái? Chính sử ta không thấy kể tên, Nguyễn Đình Đầu đã không đọc kỹ Liệt Truyện, nên không thấy tên Tôn Thất Hội và Trần Văn Học.
3- Câu Tháng 2 trong năm (1790) vua dạy ông Olivier với ông Lebrun coi xây thành Gia Định ông chép của Trương Vĩnh Ký, hoàn toàn sai, vì ngày 13/1/1790, Le Brun mới tới Macao, rồi đào ngũ và tìm cách sang Việt Nam, làm sao tháng 2/1790, Lebrun đã coi xây thành Gia Định được? (xem chương 18, Le Brun).
4- Câu: xây vách thành bằng đá ong Biên Hoà, cũng của Trương Vĩnh Ký, sai nốt, vì thành bát quái đắp đất, đến năm 1829, Lê Văn Duyệt mới xin vua Minh Mạng cho xây thêm đá ong.
5- Những câu: Lebrun "ra họa đồ thành Gia Định" và được mệnh danh là "kiến trúc sư quy hoạch đầu tiên của Sài Gòn, của Taboulet, chúng tôi đã chứng minh trong chương 12, chỉ là sự xuyên tạc lịch sử*.*
6- Đoạn "30.000 dân phu nổi loạn", chép từ de Guignes, chúng tôi đã chứng minh trong chương 12, là bịa đặt. Chỉ cần đặt câu hỏi: tại sao một cuộc loạn to như vậy, mà từ sử chính thống như Thực Lục, Liệt Truyện, đến thư từ của các vị thừa sai, thư từ của những lính Pháp, hoặc những cuốn sử ngoài luồng như Sử Ký Đại Nam Việt, Quốc sử di biên của Phan Thúc Trực, vv... đều không thấy ai nói gì cả?
7- Việc mùa xuân năm trước đắp xong thành bát quái, đến đầu năm sau sửa lại, không có nghiã là là vì có loạn mà phải ngừng, thành Diên Khành cũng đắp và sửa lại như thế. Chuyện tạm ngừng việc xây thành là do Tạ Chí Đại Trường suy ra từ chi tiết: vì thành xây mùa xuân mà đến đầu năm sau sửa, tức là phải ngừng việc xây, mà không nói rõ lý do, vậy là có loạn, như chúng tôi đã trình bầy trong chương 12.
8- Câu thành Bát quái chỉ "tạm xong", vì các khẩu đại bác chưa được đặt trên các ụ súng ở góc trường thành cũng do một ông giáo sĩ đặt ra. Shihõken Seishi đến đây năm 1795, viết rất rõ: Ở bốn góc của tường thành, có 12 khẩu đại bác bắn đạn đá" (Xem ở dưới). Điều này chứng tỏ thành bát quái trang bị súng kiểu cổ.
9- Cả Trịnh Hoài Đức lẫn Shihõken Seishi, đều không nói là thành Bát quái đắp dở dang.
Điểm thứ nhì, chúng tôi chú ý đến chú thích ở trang 183, Nguyễn Đình Đầu viết:
"Plan de la ville de Sai Gòn fortifiée en 1790 par le Colonel Victor Olivier, réduit du grand plan levé par ordre du Roi en 1795, par Brun, ingénieur de Sa Majesté. Par JM Dayot, 1799. Tạm dịch:Bản đồ thành phố Sài Gòn, do đại tá Victor Olivier bố phòng năm 1790, được ông Brun, kỹ sư của Hoàng thượng vẽ lên bản đồ lớn theo lệnh Vua năm 1795, nay JM Dayot vẽ nhỏ lại. 1799. Tiếc rằng chưa tìm lại được bản đồ lớn vẽ năm 1795. Nếu có, có lẽ còn biết thêm nhiều chi tiết bổ ích về Sài Gòn xưa"45.
Nguyễn Đình Đầu không cho biết câu này ông trích ở đâu. Có thể đã được rút ra từ câu: "Có một bản đồ thành Sài Gòn do đại tá Olivier vẽ. Rút nhỏ bản đồ lớn do kỹ sư Le Brun vẽ theo lệnh Vua nước Nam"46mà Cadière trích dẫn trong bài diễn văn đọc trước Thống Chế Joffre (xem chương 15, Cadière) để làm chứng cho việc Le Brun có vẽ "bản đồ lớn", nhưng Cadière còn viết thêm: Rủi thay chúng tôi không có bản đồ này trong thư viện"47.
Nhưng ta có thể đoán câu này được in ở trong một bộ sách vẽ các bản đồ Sài Gòn do Tây in. Mặc dù ở trang sau (t. 185) Nguyễn Đình Đầu có nghi ngờ con số 1795, vì ông biết Le Brun đã bỏ đi từ 1791. Nhưng tất cả những sai lầm tích tụ trong đoạn văn này, tại sao ông không phản bác: ngoài việc Puymanel xây thành Sài Gòn năm 1790, mà chúng tôi đã chứng minh là không thể. Rồi đến năm 1795, vua sai Le Brun vẽ tấm bản đồ lớn. Bản đồ nào? Le Brun đã bỏ đi từ năm 1791, thì sao năm 1795, vua lại có thể sai y vẽ bản đồ lớn? Rồi Dayot lại vẽ nhỏ lại năm 1799? Dayot bị án tử hình đã trốn biệt từ năm 1795, làm sao năm 1799 y còn ở đó mà vẽ lại cái "bản đồ lớn" của Le Brun?
Điểm thứ ba, Nguyễn Đình Đầu viết:
"Thành Bát quái có 3 lớp bảo vệ:
1- Lớp trong cùng xây bằng đá Biên Hoà cao 13 thước, chân tường dầy 7 trượng 5 thước.
2- Lớp giữa là hào rộng 15 trượng 5 thước, sâu 14 thước.
3- Lớp ngoài là "luỹ bằng đất" với chu vi 794 trượng"48.
Câu trên đây của Nguyễn Đình Đầu gây hiểu lầm: người đọc sẽ tưởng ba lớp ông vừa kể là để bảo vệ hay bao bọc thành bát quái. Thực ra, toàn bộ ba lớp này thuộc vào thành bát quái. Nói cách khác: lớp trong cùng là thành bát quái, lớp thứ nhì là hào, và lớp thứ ba là luỹ.
Về lớp trong cùng hay thành bát quái, ông chép theo Trương Vĩnh Ký "xây bằng đá ong Biên Hoà"49 là sai, bởi vì Trương Vĩnh Ký không biết thành bát quái là thành đất, lại đinh ninh do các ông Tây Olivier và Lebrun xây, rồi ông lộn với thành đá ong, do Lê Văn Duyệt xây sau. Thực Lục ghi rất rõ: thành bát quái bằng đất, chỉ có tám cửa bằng đá ong.
Còn thành đá ong, do Lê Văn Duyệt thực hiện năm 1829, chắc xây lớp đá ong lên trên lớp đất, và xây cao hơn, dưới thời Minh Mạng. Liệt Truyện viết: "Duyệt lại nghĩ Gia Định là trọng khẩn Nam kỳ, bèn tâu xin thuê dân đánh đá ong, cấp thêm tiền gạo, cả lấy dân dinh xây đắp thành hào cao rộng thêm lên để phòng thủ cho nghiêm. Vua nghe cho làm"50. Nhất Thống Chí viết:"Tổng trấn Lê Văn Duyệt nhân thành cũ làm cao thêm 1 thước năm tấc, xây đá"51.
Thành đá ong của Lê Văn Duyệt chỉ tồn tại từ năm 1829 đến năm 1836, bị Minh Mạng phá xây thành mới, sẽ nói ở dưới.
Trong chương này chúng tôi in lại hai bản đồ do Nguyễn Đình Đầu sưu tầm và vẽ:
1- Bản bản đồ của Trần Văn Học vẽ phủ Tân Bình (tức Sài Gòn-Chợ Lớn) năm 1815, đã được Nguyễn Đình Đầu ghi thêm các địa danh có sau 1815 và vị trí thành Bát quái (thành Qui) do Gia Long đắp năm 1790 và thành Phụng do Minh Mạng xây năm 1836.
2- Bản đồ thành bát quái do Nguyễn Đình Đầu vẽ, theo tư liệu của Gia Định Thành Thông Chí, Đại Nam Thực Lục, Đại Nam Nhất Thống Chí, Trương Vĩnh Ký, bản đồ Le Brun 1795, bản đồ Trần Văn Học 1815 và bản đồ Malleret 1935.
Trên cả hai bản đồ này, thành bát quái đều được Nguyễn Đình Đầu vẽ theo kiểu Vauban, vì ông tin rằng thành bát quái do người Pháp xây qua lời Trương Vĩnh Ký và các tác giả thuộc điạ. Hoặc vì ông chép lại bản đồ được coi là của Lebrun vẽ năm 1795 (mà có lẽ do một người Pháp nào vẽ sau này theo kiểu thành Vauban, rồi đề tên Lebrun). Rất tiếc là ông đã không cho in lại bản đồ "Lebrun 1795" mà ông mô tả ở trang 183.
Do đó chúng tôi rất hồ nghi sự Nguyễn Đình Đầu vẽ thành bát quái theo kiểu Vauban. Nếu so sánh với bản đồ Shihõken Seishi vẽ Gia Định kinh năm 1795, cũng in ở dưới, sẽ thấy hình thái thành bát quái của Shihõken Seishi không có gì giống thành Vauban cả.
Kiến trúc thành luỹ Âu và Á
Vì không biết rõ về kiến trúc, nên chúng tôi phải tìm hiểu đại lược kiến trúc thành luỹ Tây và Đông, khác nhau như thế nào, may mắn kiếm được một luận văn cử nhân lịch sử tại Đại học Nice Sophia-Antipolis, Pháp, 1999; tựa đề: Les citadelles dans le ViêtNam du XIXe siècle (Những thành quách của Việt Nam trong thế kỷ XIX) của Nicolas Micalef (net4war.com), xin trích dịch một đoạn sau đây:
"Chúng ta bàn đến những thành trì ở Việt Nam thế kỷ XIX, nhưng tại sao lại chọn đề tài này, nếu ta chỉ coi đó là những sự vá víu gạch vữa, trong cái nhìn thô thiển?
Đề tài này tương đối quan trọng bởi vì thành trì hay chiến luỹ, là nòng cốt của chính sách phòng thủ đất nước của Gia Long, lập ra ngay từ 1790 (Olivier de Puymanel, kỹ sư Pháp, đã xây thành Sài Gòn) [nguồn tin thất thiệt này đã trở thành "lịch sử" ở khắp nơi!] khi ông đánh nhau với Quang Trung.
Một mặt khác, các chiến luỹ ở Việt Nam, ít ra trong thế kỷ XIX, đã đổi mới đối với thế kỷ XVI-XVIII, bởi vì, về thời gian này, Samuel Baron xác định: "Người Bắc Kỳ không có thành lũy (châteaux-forts), không cả pháo đài (forteresses) và thành quách (citadelles), chẳng biết gì về nghệ thuật kiến trúc đồn ải, vụng về trong việc xây dựng như chúng tôi vừa nêu ra"52.
Bằng cách xác định trên đây, Samuel Baron đưa ra một sự thật không phải là sự thật. Bởi tất cả đều tuỳ thuộc nếu ta đứng ở quan điểm Âu hay Á.
Từ thế kỷ XVI đến XVIII, người Việt cũng như người Châu Á, không biết lối xây thành lũy của người Âu, nghiã là xây thành bằng đá, nhưng không thể nói là họ không biết xây thành. Họ học bên Tầu, từ thời Tam Quốc, đã có lối xây***: thành là một cái sân vuông lớn có bốn bức tường cao làm bằng đất trộn rơm (torchis) bao quanh,*** mỗi mặt tường đều đục một lỗ nhỏ, mỗi góc có đặt lầu canh hai tầng, trên đục nhiều lỗ đặt súng để bắn ra ngoài (meutrières). Người ta thêm vào lối xây sơ sài này, ba đồn nhỏ dựng sát đất, ở phiá trước, làm đợt chống cự đầu tiên. Hệ thống phòng thủ này được dùng đến thế kỷ XVIII, trên toàn thể Á Châu và sau họ làm thêm các hàng rào tre hoặc cọc tre cắm xuống đất, phủ giấu đi, làm hệ thống tiền đồn.
Dù sao chăng nữa, ta không thể nói như Baron rằng người Việt thấp kém hơn người Âu, nhưng ta có thể xác định rằng châu Á đã có lối phát triển khác châu Âu về mặt binh bị, tức là về lối đánh nhau, ngay từ khi người Tầu khám phá ra ra bột đen [thuốc súng] ở những thế kỷ đầu tiên trước Thiên Chúa. Thoạt tiên, họ chỉ dùng để đốt pháo bông, rồi sang thế kỷ X sau Thiên Chúa, họ dùng để bắn tên lửa. Tính chất hiện đại của chiến tranh Âu Châu sẽ được người Ả Rập khai sáng ở thế kỷ XIII với hệ thống bắn đạn đầu tiên: Pháo binh ra đời."
Sự phân biệt của Nicolas Micalef về lối xây thành Âu, Á, rất đáng chú ý, và câu "thành là một cái sân vuông lớn có bốn bức tường cao làm bằng đất trộn rơm (torchis) bao quanh, mỗi mặt tường đều đục một lỗ nhỏ, mỗi góc có đặt lầu canh hai tầng, trên đục nhiều lỗ đặt súng để bắn ra ngoài" hoàn toàn thích hợp với sự mô tả thành Gia Định của các tác giả đương thời.
Nhất là câu: "mỗi góc có đặt lầu canh hai tầng, trên đục nhiều lỗ đặt súng để bắn ra ngoài" chứng tỏ thành trì ở Á Châu cũng có những yếu tố giống như những yếu tố mà người ta coi là đặc tính của thành Vauban.
Sự tìm hiểu kiến trúc thành Gia Định, vì thế, nên quay về hướng những kiến trúc xưa của Việt Nam như Thành Hồ Quý Ly, lũy Đào Duy Từ, Vĩnh Thành ở Vinh, lũy Trấn Ninh, vv... hay các thành lũy Tây Sơn như thành Quy Nhơn của Thái Đức Nguyễn Nhạc, Phượng Hoàng Trung Đô của Quang Trung Nguyễn Huệ, vv... Quy Nhơn cũng là một kiến trúc cực kỳ kiên cố khiến Võ Tánh Ngô Tòng Châu đã cầm cự được gần hai năm với Trần Quang Diệu Võ Văn Dũng. Gia Long đã tham khảo các sách thành trì của Tây phương và áp dụng như thế nào vào thành Gia Định và Diên Khánh, là điều người Việt sẽ phải khảo sát sau này. Hy vọng một ngày nào đó, các kiến trúc sư Việt Nam sẽ giải thích cho chúng ta một cách rõ ràng hơn, đồng thời cho biết, về việc đắp lũy của các tướng Việt, phiá Nguyễn cũng như phiá Tây Sơn và sự đổi mới trong kiến trúc thành quách, nếu có, của Gia Long, so với những thời trước như thế nào?
Nguyễn Cửu Đàm quy hoạch Gia Định
Nguyễn Đình Đầu phát hiện Nguyễn Cửu Đàm là người đắp những thành luỹ đầu tiên để bảo vệ và quy hoạch thành Gia Định, ông viết: "Bán bích Nguyễn Cửu Đàm đã khép kín địa bàn Sài Gòn với ba mặt sông, gồm thâu hầu hết các phố, chợ và các kiến trúc của chính quyền, tạo nên một tổng thể thống nhất về điạ lý, kinh tế, xã hội và bố phòng"53
Nguyễn Đàm họ Nguyễn, Minh Mạng, năm thứ nhất (1820) ban cho chữ Cửu, thành Nguyễn Cửu, gốc Thanh Hoá, nhiều đời làm quan nhà Lê. Nguyễn Cửu Kiều vào Nam theo chúa Sãi Nguyễn Phước Nguyên (1613-1635). Cửu Đàm là cháu ba đời của Cửu Kiều, làm quan đến chức Hữu Quân Phó Tiết Chế, lập nhiều công lớn. Năm Nhâm Thìn [1772], sau khi dẹp tan quân Xiêm xâm lấn Nam Vang và Hà Tiên "Đàm rút quân về, đắp luỹ Tân Hoa54 dài 15 dặm, hình như vành trăng khuyết, bao bọc quanh Đồn dinh (tức dinh Điều Khiển ở huyện Bình Dương thuộc Gia Định), chặn ngang đường bộ để đề phòng chuyện bất trắc"55.
Năm 1775, Nguyễn Phước Thuần chạy vào Nam, Đàm đem quân ra đón, được thăng chức Ngoại tả. Năm 1777, Nguyễn Huệ vào đánh, Cửu Đàm và Cửu Tuấn (cháu 5 đời Cửu Kiều) tham dự chiến dịch sông Ký ở Biên Hoà, chặn quân Nguyễn Huệ, cả hai đều tử trận56.
Theo Trịnh Hoài Đức, Nguyễn Cửu Đàm, đắp 2 luỹ và đào 1 kinh:
- "Lũy Tân Hoa, ở thôn Tân Hoa, tổng Chánh Mỹ [Biên Hoà]. Năm Tân Mão [1771], trấn Hà Tiên thất thủ, đốc chiến Nguyễn Đàm đắp lũy để phòng ngự đường tiến của sơn man Thuỷ Vọt, nền cũ nay vẫn còn".
- "Lũy Bán Bích, đốc chiến Nguyễn Đàm đắp hình bán nguyệt, có hình nửa ngọc bích; ở chỗ giáp giới hai huyện Bình Dương [Sài Gòn] Tân Long, nền cũ vẫn còn".
- "Năm Nhâm Thìn [1772] đốc chiến Đàm nhân sau khi dẹp Cao Miên rồi, đào làm kênh cừ, thẳng như ruột ngựa, bèn lấy đó mà đặt tên"57.
Nguyễn Đình Đầu viết:
"[Sau khi thắng quân Xiêm năm 1772], Nguyễn Cửu Đàm đem đại quân về Gia Định, "đắp luỹ đất, phiá nam từ Cát Ngang, phiá tây đến cầu Lão Huệ, phiá bắc giáp thượng khẩu Nghi Giang, dài 15 dặm, bao quanh đồn dinh, cắt ngang đường bộ, để ngăn ngừa sự bất trắc" (Trịnh Hoài Đức, GĐTTC, tập trung, t. 90). Câu trích được nhấn mạnh này có một ý nghiã rất quan trọng: nó cho ta thấy vị trí chiến lược của thành phố và địa phận chính yếu của thành phố xưa (mà nay cũng vậy).
Trên bản đồ Trần Văn Học vẽ năm 1815 có ghi dấu Cựu lũy tức "Bán Bích cổ luỹ" này, chi tiết đúng như Trịnh Hoài Đức đã tả (...). Nguyễn Cửu Đàm vừa là nhà quân sự có tài vừa là nhà quy hoạch thành phố có tầm nhìn lớn. Hai đầu luỹ nối vào hai đầu rạch Bến Nghé và Thị Nghè, tạo cho thành phố biệt lập như một hòn đảo. Nhìn tổng thể, bán đảo (ba mặt sông) với phần luỹ ở phiá Tây, coi như hình con cá lớn, đã có một diện tích gần một trăm dặm vuông (tức trên 50 km2), tới năm 1931 khi nhập Sài Gòn với Chợ Lớn làm đơn vị chung, vẫn chưa đô thị hoá hết diện tích đó"58.
Xem bản đồ Trần Văn Học vẽ phủ Tân Bình (tức Sài Gòn-Chợ Lớn) dưới đây, chúng ta thấy rõ công trình quy hoạch của Nguyễn Cửu Đàm:
Bản đồ Trần Văn Học vẽ phủ Tân Bình, gồm Sài Gòn (huyện Bình Dương) và Chợ Lớn (huyện Tân Long) năm 1815, được Nguyễn Đình Đầu ghi thêm các địa danh có sau và vị trí thành Qui (Bát quái) do Gia Long đắp năm 1790 và thành Phụng do Minh Mạng xây năm 1836, in trong Địa Chí Văn Hóa tpHCM, t. 229.
Cổ luỹ Bán Bích do Đốc Chiến Nguyễn Cửu Đàm xây năm 1772, luỹ dài 15 dặm (8km640), bắt đầu từ rạch Bến Ngé (chùa Cây Mai) trong Chợ Lớn bao vòng lên trên Hoà Hưng, Tân Định, chạy đến rạch Thị Nghè, vừa là quy hoạch đầu tiên của vùng Sài Gòn Chợ Lớn ngày nay, vừa là thành luỹ ngăn quân Xiêm từ miền Tây sang quấy nhiễu.
Vậy luỹ Bán Bích là vòng thành lớn bao vòng tất cả vùng Hoà Hưng, Tân Định, Sài Gòn, Chợ Lớn, với toàn bộ "đồn dinh" của hệ thống cai trị đương thời, Nguyễn Đình Đầu viết:
"Nếu tìm được vị trí phân bố các "Đồn dinh" quan trọng đó nằm giữa các sông rạch thiên nhiên và luỹ Bán Bích, ta có thể phác hoạ lại đại cương tấm bản đồ Sài Gòn 1772, một thành phố đã có tầm cỡ về mọi mặt từ trên 200 năm nay"59.
Cùng năm ấy, Nguyễn Cửu Đàm đào kinh Ruột Ngựa: "Nguyên xưa từ cửa Rạch Cát ra phiá bắc đến Lò Gốm thì có một đường nước đọng móng trâu, ghe thuyền không đi lại được... Nguyễn Cửu Đàm... có đào con kinh thẳng như ruột ngựa, nên mới đặt ra tên ấy (Mã Trường Giang (Trịnh Hoài Đức, GĐTTC, tập thựợng, t. 42). Kinh này giúp cho sự đi lại giữa Sài Gòn với miền Tây thêm thuận lợi" 60.
Sự hình thành Gia Định kinh, 1790
Thành bát quái là gì? Bát quái, theo từ điển Hán Việt của Nguyễn Văn Khôn có nghiã là: Tám quẻ: Càn, Khảm, Cấn, Chấn, Tốn, Ly, Khôn, Đoài, và đó cũng là tên tám cửa bằng đá ong, mở ra tám hướng của thành Gia Định.
Năm 1790 Nguyễn Ánh sửa lại thành cũ ở thôn Tân Khai làm Gia Định kinh:
Lê Quang Định viết: Mùa hè năm Canh Tuất (1790) mới cho mở rộng thành này ra cái thành ngày nay.
Thực Lục ghi:
"Ngày Kỷ Sửu (tháng 3 Canh Tuất) [22/4/1790], đắp thành đất Gia Định. Vua thấy thành cũ ở thôn Tân Khai chật hẹp, bàn mở rộng thêm*. Dụ rằng: "Vương công giữ nước, tất phải đặt nơi hiểm yếu trước. Nay đất Gia Định mới thu phục,* cần sửa thành trì cho bền vững để chỗ ở được vững mạnh". Bấy giờ mới huy động quân dân để khởi đắp, hẹn mười ngày đắp xong*. Thành đắp theo kiểu bát quái, mở tám cửa,* ở giữa là cung điện, bên tả dựng nhà Thái Miếu*, phiá sau miếu là kho tàng, bên hữu đặt cục chế tạo, chung quanh là nhà tranh cho quân túc vệ ở. Giữa sân dựng kỳ đài ba tầng,* trên làm toà vọng đẩu bát giác*, ban ngày kéo cờ, ban đêm thì kéo đèn làm hiệu cho các quân. Thành xong gọi tên là kinh thành Gia Định. Thưởng cho quân dân hơn 7.000 quan tiền (Tám cửa thành đều xây bằng đá ong, phiá nam là cửa* Càn nguyên và cửa Ly minh, phiá bắc là cửa Khôn hậu và cửa Khảm hiểm, phiá đông là cửa Chấn hanh và cửa Cấn chỉ, phiá tây là cửa Tốn thuận và cửa Đoài nguyệt" 61.
- "Tháng 12 ÂL (tháng 1/1791): "Sửa đắp thành đất Gia Định. Đường quan ở bốn bôn thành có mở cửa vào nhà dân thì phát tiền công cấp cho"62.
Thực Lực, đưa ra những điểm chính sau đây: Thành bát quái đắp bằng đất. Vua thấy thành cũ chật hẹp, bàn mở rộng thêm, và ra dụ: cần sửa thành trì cho bền vững. Cung điện ở giữa. Dựng thêm Thái Miếu. Có toà vọng đẩu (thám thính) hình bát giác. Thành có tám cửa: Càn, Ly, Khôn, Khảm, Chấn, Cấn, Tốn, Đoài, bằng đá ong.
Qua những lời trên đây, ta thấy Thực Lục xác định việc mở rộng thành cũ của Lê Văn Định, bằng lời của vua Gia Long: "sửa thành trì"; và lập lại hai lần câu "đắp thành đất". Hầu như tất cả các tác giả đều dùng chữ "đắp" đối với thành trì do Gia Long làm như Gia Định, Diên Khánh, thành Huế lúc đầu. Những thành làm dưới thời Minh Mạng, dùng chữ xây, bởi vì Minh Mạng xây thành bằng gạch hoặc đá. Thành Gia Định hay thành Phụng của Minh Mạng xây năm 1836, bằng đá và gạch, ở góc đông bắc thành bát quái, gọi là thành Qui, sẽ bị quân Pháp giật mìn phá tan.
Về vị trí của cung điện, Trịnh Hoài Đức viết:
"Trong thành, phiá trước bên tả dựng Thái miếu, giữa làm sở hành tại*".*
Thực Lục cũng viết: Thành đắp theo kiểu bát quái, mở tám cửa, ở giữa là cung điện*.*
Hai câu này xác định sở hành tại hay cung điện ở giữa, có thể hiểu: cung điện đã có sẵn ở giữa, chỉ có Thái Miếu là mới dựng.
Tóm lại, thành Gia Định là một thành đất, đắp kiểu bát quái, khoảng 10 ngày xong. Thành đất trộn rơm; sự bền vững không kém gì thành đá của Tây phương. Và bề dầy của thành đã khiến John White, một lính Mỹ đến đây năm 1819, phải giật mình.
Thành đất thì người Tây phương không biết đắp. Hệ thống thành đất này là sản phẩm Á Đông, Trần Quang Diệu đã đắp rất nhanh khi đánh các trận Diên Khánh và Quy Nhơn. Và Nguyễn Tri Phương với các đại đồn Liên Trì và Kỳ Hoà đã làm cho quân Pháp khốn đốn.
Tóm lại, Nguyễn Vương thấy thành Tân Khai chật hẹp mới mở rộng ra, vậy ta có thể chắc chắn rằng vua vẫn giữ thành cũ Tân Khai hay cung điện ở giữa, nằm trên gò cao, sửa sang và đắp thành bát quái bằng đất bao quanh khu cung điện, gọi là kinh Gia Định, đào hào bên ngoài và đắp luỹ đất ở ngoài cùng, bao quanh.
Thành bát quái hình vuông, theo Trịnh Hoài Đức, mỗi bề dài 131 trượng 2 thước (638m944). Chu vi 2km555, cao 10 thước (4m87), chân dầy 36m525.
Ngoài thành là lớp hào rộng 51m135, sâu 6m818, có đặt cầu treo.
Lớp ngoài cùng là lũy đất, chu vi 794 trượng (3km866).
Lời Trịnh Hoài Đức trong Gia Định Thành Thông Chí ăn khớp với sự mô tả cung điện của Shihõken Seishi, thủy thủ Nhật, đến Sài Gòn đầu năm 1795, mà ta sẽ thấy ở dưới.
Việc đắp thành trong 10 ngày, chỉ vào việc đắp thành đất bát quái, còn sự sửa sang cung điện và xây thêm cơ ngơi dinh thự bên trong, đắp luỹ đất ngoài cùng, có lẽ lâu hơn. Sự sai lệch về ngày khởi công, giữa Gia Định Thành Thông Chí và Thực Lục có thể đến từ đó: Trịnh Hoài Đức coi ngày bắt đầu là 19/3/1790, có thể là ngày bắt đầu việc trùng tu, sửa sang cung điện, nhà cửa bên trong thành, còn Thực Lục lấy ngày 22/4/1790 có lẽ là ngày bắt đầu đắp thành Bát quái.
Bản đồ thành Bát quái do Nguyễn Đình Đầu vẽ theo kiểu Vauban, cho thấy vị trí của thành đối với phố xá ngày nay. Tuy nhiên, trừ những tư liệu và bản đồ do người Pháp viết hoặc vẽ, không có gì chứng tỏ thành Bát quái có hình dạng Vauban như Nguyễn Đình Đầu vẽ trên đây.
Bản đồ thành Bát quái do Nguyễn Đình Đầu vẽ theo kiểu Vauban, cho thấy thành b**át quái hay thành Qui, nằm trong khung vuông, mặt tiền, giới hạn bởi các đường Lê Thánh Tôn và Nguyễn Đình Chiểu (Phan Đình Phùng) và mặt hậu, Nam Kỳ Khởi Nghiã (Công Lý) và Đinh Tiên Hoàng.
Hai cửa Tiền trên đường Lê Thánh Tôn: Cửa Càn Nguyên trông ra đường Đồng Khởi (Tự Do) và cửa Ly Minh trông ra đường Ngô Văn Năm (Thuỷ Quân).
Hai cửa Hậu ở trên đường Nguyễn Đình Chiểu: Cửa Khảm Hiểm mở ra đường Phạm Ngọc Thạch (Duy Tân) và cửa Khôn Hậu mở ra đường Mạc Đĩnh Chi.
Hai cửa Tả trên đường Đinh Tiên Hoàng: Cửa Chấn Hưng mở ra đường Nguyễn Trung Ngạn và Cấn Chỉ mở ra sân banh Hào Thành.
Hai cửa Hữu trên đường Nam Kỳ Khởi Nghiã (Công Lý): Cửa Tốn Thuận mở ra đường Lý Tự Trọng (Gia Long) và cửa Đoài Nguyệt mở ra đường Võ Văn Tần (Trần Quý Cáp)63.
Trên bản đồ của Trần Văn Học, và của Shihõken Seishi, chợ Bến Thành nằm bên bờ sông, chỗ gặp nhau của hai sông Bình Dương và Bến Nghé [nay đều gọi là sông Sài Gòn]. Những người ngoại quốc đến đây, cập bến chợ đầu tiên, nên có cảm tưởng như vào một thành phố cảng sầm uất.
Xin nhấn mạnh một lần nữa Thành Bát quái hay thành Qui là thành đất, theo Trịnh Hoài Đức đắp ngày 4/2 Canh Tuất [19/3/1790]. Thực Lục ghi ngày 9/3 Canh Tuất [22/4/1790]. Đầu năm 1791 sửa lại64. Năm 1829, Lê Văn Duyệt xây thêm lớp đá ong cao hơn và đào hào sâu hơn.
Năm 1833, Lê Văn Khôi, bộ hạ cũ của Lê Văn Duyệt nổi loạn, giết bố chính Bạch Xuân Nguyên tham tàn, chiếm thành Gia Định (lúc đó vua Minh Mạng đã đặt lại tên cũ là Phiên An), đánh phá các tỉnh miền Nam. Quân triều đình vây Phiên An gần ba năm không hạ được. Vì sự kiên cố ấy, mà Lê Văn Duyệt bị buộc tội "xây thành cao, đào hào sâu" có ý tự trị một cõi. Năm 1835, khi hạ được, Minh Mạng ra lệnh phá thành cũ và xây thành mới, nhỏ hơn, gọi là thành Phụng. Quyết định này có do hai lý do: thành Qui có lẽ đã bị hư hại nặng nề sau gần ba năm bị tấn công và vua Minh Mạng muốn phá một biểu tượng nội loạn.
"Thành Phụng nằm trong khung bốn con đường: Nguyễn Du, mặt tiền, Nguyễn Đình Chiểu, mặt hậu, Nguyễn Bỉnh Khiêm, mặt tả và Mạc Đĩnh Chi, mặt hữu"65*.*Thành Phụng sẽ bị liên quân Pháp Y Pha Nho đánh chiếm (sau khi thất bại ở Đà Nẵng, không thể vượt đèo Hải Vân để đánh Huế, bèn xuống chiếm Sài Gòn), Rigault de Genouilly đã cho nổ mìn phá sập tháng 2/1859.
Thành Gia Định, theo Trịnh Hoài Đức
Theo Trịnh Hoài Đức, đất Gia Định trước có nhiều rừng chàm rậm rạp, khi chúa Nguyễn cho đặt dinh Phiên Trấn, rồi dinh Điều Khiển để cai trị, vùng dinh đồn được bảo vể bằng trại quân và ngăn hàng rào, còn bên ngoài "cho dân trưng chiếm, chia đặt làng xóm, phố chợ, nhà dân lộn xộn, đường đi cong thẳng, tuỳ tiện". Các quan tướng đến cai trị sau cũng cứ để yên như thế, tới thời Nguyễn Ánh mới nghĩ đến việc lập kinh thành.
Trịnh Hoài Đức mô tả kinh thành như sau:
"Ngày 4/2/ mùa xuân năm Canh Tuất [19/3/1790] mới đắp thành bát quái ở gò cao thôn Tân Khai đất huyện Bình Dương, thành như hình hoa sen, mở tám cửa, tám đường đi ngang dọc; bề đông tây 131 trượng 2 thước [638m944]66 bề nam bắc cũng như thế, cao 10 thước [4m87] chân dày 7 trượng 5 thước [36m525] đắp làm ba cấp*. Ngồi ngôi kiểu trông hướng Tốn. Trong thành, đằng trước bên tả dựng Thái miếu, giữa làm sở hành tại, bên tả là kho trữ tích, bên hữu là Cục Chế tạo, xung quanh là các dẫy nhà cho quân túc vệ ở. Trước sân dựng cây cờ ba tầng, cao 12 trượng năm thước* [58m44] trên có chòi canh, có toà bàn bát giác, treo dây thang để chằng buộc. Ngồi trên chòi canh trông mà cảnh báo. Ngày treo cờ hiệu, đêm treo đèn hiệu canh gác, các quân coi đấy mà nghe theo điều động. Hào rộng 10 trượng năm thước [51m135], sâu 14 thước [6m818] đặt cầu treo, ngoài đắp lũy đất*,* chu vi 794 trượng [3km866] hiểm trở, kiên cố, tráng lệ. Thành đặt xong, ngoài thành, đường sá phố chợ bày hàng ngang, đều có thứ tự. Đường quan lộ bên tả từ của Chấn hanh qua cầu Hoà Mỹ, qua sông Bình Đồng là đến trấn Biên Hoà. Đường quan lộ bên hữu gặp chỗ quanh co đều chăng dây làm cho thẳng, từ cửa Tốn Thuận qua chùa Kim Chương, qua phố Sài Gòn đến cầu Bình An qua gò Tuyên tự là đến sông Thuận An. Bến đò Thủ Đoàn sang sông Hưng Hoà, qua giồng Trấn Định đi giồng Triệu. Đường rộng 6 tầm, hai bên đều trồng các cây thổ nghi như mù u, mít. Cầu cống thuyền đò sở tại thời thường sửa chữa, đường phẳng như đá mài, gọi là đường thiên lý phiá nam. Tân Dậu năm thứ 24(1801) thu phục kinh thành Phú Xuân, dụ cho triệt hạ Thái Miếu trong thành. Kỷ Tỵ năm Gia Long thứ 8 (1809), tổng trấn thần là Nguyễn Văn Nhân và Trịnh Hoài Đức khâm mạng dựng vọng cung ở sân giữa thành, khi gặp các tiết Chính đán, Đoan ngọ, Sóc vọng đem văn võ thuộc thành cùng trấn Phiên An chiếu theo nghi tiết mà làm lễ. Bên tả bên hữu dựng lầu bát giác để chuông trống." 67
Và sau đây, là những cơ quan chính ở trong và ngoài thành Gia Định:
Cục Chế tạo ở trong thành, đằng sau đường Cấn Chỉ, Đoài Duyệt, nhà ngói ba dẫy trước mặt chỗ đối diện với đường Cấn Đoài làm một dẫy ngói bên tả làm sở chữa súng, một dẫy trại ngói bên hữu làm sở tạo tác thợ rèn. Trước kia, buổi đầu trung hưng, các thợ chế tạo đều hội ở đây, cùng là thu chứa hoá vật thổ sản ...
Kho tiền bạc ở trong thành, bên hữu đường Kiền Khảm, lúc trước dựng kho nội, thu chứa vàng bạc vóc nhiễu vải lụa, những hàng quý, sau bãi kho nội, đổi gọi là kho Kiên Tín, năm gian nhà ngói, chứa tiền thuế biệt thu của thành cùng tiền bạc của năm trấn hội nộp, có lính đội Kiên Tín phòng giữ.
Kho đồn điền ở trong thành, bên tả đường Càn Khảm trong thành, nguyên là kho trữ tích. Năm Gia Long thứ 5 (1806) làm hai dẫy kho bằng ngói, mỗi kho 10 gian dãy mười gian, thu chứa thóc thuế đồn điền làm số lư trủ, còn thóc thuế khác thì chứa ở kho Năm Trấn. Có lính hội An Hoà phòng giữ.
Trại súng ở trong thành, bên tả phiá trước Cục Chế tạo, nhà ngói 15 gian, tầng trên lát ván để các đồ phụ tùng súng. Giữa trại bầy các hạng súng đồng, súng sắt, súng hoả xa, đều có giá súng, sơn son, son đen, hàng năm tô điểm cho đẹp thân súng, lau dầu một lần cho khỏi rỉ sét.
Kho thuốc súng 12 gian ở đàng sau trong thành, nhà ngói xây tường, thùng gỗ chứa thuốc, đặt ở trên sàn, cấm tuyệt đuốc lửa, người ngoài không được ra vào.
Xưởng chu sư ở phiá đông thành, cách 1 dặm [576m], theo bờ sông Tân Bình [sông Bến Nghé nay là sông Sài Gòn], quanh sông Bình Trị [sông Thị Nghè], gác và che các đồ thuyền hải đạo (là nghề giỏi thủy chiến của nước Nam), chiến hạm (cách thức như tàu buôn, không có mui, mà nhỏ, tục gọi là thuyền), ghe đen, ghe đỏ (thuyền tục gọi là ghe, ghe chiến cụ thì thân to mà dài, dày, chắc, nhiều dầm chèo, sơn đen gọi là ghe đen, sơn son gọi là ghe đỏ), ghe lê (đầu thuyền đuôi thuyền có chạm vẽ). Xưởng dài đến 3 dặm [1km728].
Xưởng voi ở ngoài trại đất cửa Khảm Hiểm của thành, đây là chỗ thường trú. Có khi chọn để trong thành, có khi cho đi ăn uống ở Biên Hoà, tuỳ thời không nhất định. Ngày đầu xuân có lễ Kỳ Yên, voi ốm thì quan cấp thuốc chữa. Tắm và uống nước có bến riêng, chăn cỏ có chỗ nhất định; không cho tự tiện cưỡi voi ở phố chợ đông người, nghiêm cấm không được vào vườn lấy các thứ chuối tre dưa quả.
Trường thuốc súng ở ngoài cửa Khôn Trinh của thành cách 2 dặm [1km152] trường rộng một dặm [576m], bốn chung quanh rào bằng cây gai, đồ dùng như chày cối đủ cả. Khi chế thuốc súng thì cẩn thận đuốc lửa, cấm người ngoài không cho lẫn lộn vào.
Khám đường, nhà ngục*, ở chân ngoài trại đất cửa Khôn Trinh. Năm Gia Long 13 (1814) Giáp Tuất, tháng trọng hạ dựng một toà nhà ngói, đằng trước làm Khám Đường, đằng sau là toà làm nhà ngục, chia giam tù nặng tù nhẹ, tù trai tù gái, bốn chung quanh rào bằng cây có gai, đào hào, cắm chông, phòng thủ nghiêm mật*.
Sứ quán ở bên hữu phiá trước cửa Ly Minh, cách thành 1 dặm [576m] trước sau nhà ngói hai toà, mỗi toà 5 gian, 20 lính lệ. Đằng trước, về bên hữu dựng thêm trường Hải quan, trưng thu thuế thuyền buôn các nước.
Học đường năm Gia Long thứ tư (1805), mới đặt Đốc học một viên; phó giáp, ất đều một viên; bắt đầu đặt học đường ở bên hữu trại, ngoài thành. Năm thứ 12 (1813), đổi dựng ở nền cũ dinh đồn Điều Khiển.
Kho bốn trấn ở nền cũ kho giản thảo cách phiá nam thành 4 dặm rưỡi [2km942]. [Buổi đầu chứa thuế đinh, thuế điền và chi cấp lương bổng của bốn trấn: Phiên An, Biên Hoà, Vĩnh Thanh, Định Tường, trấn Hà Tiên loạn lạc được miễn thuế]...
Trường Diễn võ ở phiá tây nam thành cách 10 dặm [5km76], chỗ đất ấy bằng phẳng rộng 50 dặm [28km800] hàng năm tháng giêng chọn ngày tốt tế mã (tế cầu đảo cho quân đội), tế cờ cùng thao diễn trận pháp, đều ở chỗ ấy.
Đồn Giốc Ngư, ở bờ bắc sông Tân Bình [sông Bến Nghé, nay là sông Sài Gòn] về địa giới trấn Biên Hoà, cách thành 7 dặm [4km032]. Ngày 2/4/Kỷ Dậu [26/4/1789] khởi công đắp, chung quanh trồng cây mù u, đối với đồn Thảo Câu ở bờ nam, làm thế chống đỡ với nhau.
Đồn Thảo Câu*, ở bờ nam sông Tân Bình, cách thành 6 dặm, thuộc địa giới trấn Phiên An, tháng năm dựng đồn này và thể thế cũng giống như đồn Giốc Ngư*.
Luỹ Bán Bích do đốc chiến Nguyễn Đàm xây đắp hình bán nguyệt, có hình nửa ngọc bích; ở chỗ giáp giới hai huyện Bình Dương và Tân Long, nền cũ vẫn còn.
Luỹ Hoa Phong ở đất huyện Bình Dương, cách trấn thự về phía tây 62 dặm rưỡi [36km]. Năm Canh Thìn Hiển Tông [Nguyễn Phước Chu] thứ 10 [1700], Thống suất Chưởng cơ Nguyễn Lễ dẹp yên Cao Miên, đắp lũy này, dấu cũ vẫn còn68.
Chợ phố Bến Thành nhà cửa trù mật, theo ven sông họp chợ. Ở đầu bến, lệ cứ tháng đầu xuân, ngày tế Mã, thì diễn duyệt thủy binh. Bến có đò ngang tiếp chở khách ngoại quốc lên bờ. Đầu bắc có ngòi Sa Ngư bắc cầu ván ngang ngòi, hai bên cầu có phố ngói bách hoá tụ họp. Ven sông thì thuyền buôn lớn nhỏ đi lại nườm nượp69.
Chợ Điều Khiển*. Cách trấn thự về phiá nam hai dặm rưỡi*[1km240]. Xưa ở trước nhà Điều Khiển cho nên gọi tên như thế. (Đại loại như chợ Cai bạ, cầu Khâm sai, chợ Cai đội, do người bấy giờ không dám gọi thẳng tên người quan trường, bèn lấy quan chức mà gọi, lâu về sau họ tên thất truyền, đấy là tục làm theo nhau). Ngày nay nha môn thay đổi mà tên chợ vẫn theo cũ, phố xá trù mật70.
Gia Định kinh 1795, theo Shihõken Seishi
Tác phẩm Nampyõki (Đắm tầu ở Nam Hải) của Shihõken Seishi do Muramatsu Gaspardone dịch sang tiếng Pháp, giới thiệu và chú giải71 mà chúng tôi đã nói đến trong chương 6, Chân Dung vua Gia Long, kể lại hành trình một chiếc tầu Nhật bị bão, thuỷ thủ đoàn phiêu bạt đến Gia Định, được Nguyễn Vương giúp đỡ. Shihõken Seishi đến và ở lại Sài Gòn từ tháng 2 đến tháng 5/1795, và ông đã mô tả lại đời sống Sài Gòn thời đó.
Ông tả Gia Định kinh, như sau:
"Phiá tây và phiá nam kinh thành là núi cao. Phiá bắc và phiá đông thành phố là một con sông lớn chẩy ra biển, chảy qua Tây Sơn tiểu thôn [ông còn gọi là đảo Saisan, nơi tầu Nhật được cứu cấp]. Cách một trăm ri [392km7]72 là đến đất của nhà Tây Sơn, không phải Tây Sơn tiểu thôn đâu, phải đi ba ngày tầu mới tới73.
Ở bốn góc của tường thành, có 12 khẩu đại bác bắn đạn đá; phiá đông là con sông chẩy ra biển; trong thành, đất cao dần lên từng cấp*; có một cái tháp rất đẹp, 5 tầng, cao chừng 200 pieds* [64m80]"74.
"Ngày 20 tháng 12 năm Cảnh Hưng thứ 55 [tức ngày 9/2/1795], chúng tôi từ tiểu thôn Tây Sơn được đưa về bến sông [Tân Bình hay Bến Nghé nay là sông Sài Gòn] bằng thuyền. Từ bến sông về đến kinh thành cách độ một chõ [109,10m]. Vào thành có cửa. Đường phố không trải sỏi mà trải cát. Cách khoảng 100 mét lại có một cửa. (Cách từng quãng xa, lại có cửa trên có đài quan sát và canh phòng cẩn mật). Nhà không lợp ngói, tất cả đều lợp lá cau hay cỏ gianh. Cột nhà làm bằng những thân gỗ to, cao một jõ [?]. Tường cũng làm bằng cỏ gianh bện lại (mà không trộn đất); các cửa hiệu xếp hàng hai bên phố, giống như bên ta [Nhật]. Thành phố cũng rộng như Edo [Tokyo], vuông, mỗi chiều 2 ri [7km854]"75.
Và sau đây là hoàng thành, dưới mắt Shihõken Seishi:
"... Chẳng bao lâu đã đến cửa chính của hoàng thành, chúng tôi xuống kiệu đi bộ, tới vòng thành thứ nhì [thành bát quái] có hai lớp toà thành kiên cố cho đám cận thần ở [có lẽ là nhà cho quân túc vệ ở, theo Trịnh Hoài Đức]. Trên mỗi cửa, có một loại bảng hiệu hình bán nguyệt (cái đó gọi là dahaimot. Người ta dùng để chỉ định ngôi thứ của mỗi nhà). Từ cửa chính, chúng tôi đã đi khoảng gần 3 chõ [330m] rồi ngoẹo khi đất cao lên độ 1 chõ [109m10]. Ở cửa vào vòng thành thứ nhì, có một đài thám thính cao 40 ken [72m80, toà vọng đẩu bát giác]. Một viên quan võ thường lên quan sát về phiá biển, đó là bộ phận phòng vệ. Các quan thay phiên nhau trực mỗi người nửa ngày. Phía tay phải có ba cái nhà vuông. Đó là phòng bào chế y dược, trong có nhiều người đang cắt, giã thuốc nam. Cái cối thì cũng y như cối của ta [Nhật]. Xa hơn chút nữa có cửa hàng bán thuốc và sân rộng để phơi thuốc. Tất cả các loại dược phòng đều được cắt miếng to tròn hoặc chữ nhật.
Đi khỏi nơi này, chúng tôi thấy cung điện chính hiện ra ở đằng xa. Nền lát đá đẽo và trần rất cao. Có hai hàng ghế, nằm dọc theo chiều dài gần một chõ [109 m10]. Trần và tường sơn đỏ, có chỗ nạm vàng hoặc bạc. Kỳ quan nầy đập vào mắt chúng tôi. Các ghế ngồi đều tay bành và tạc tượng với những hình khắc mầu, cũng khảm vàng, bạc. Người ta bảo đây là ghế của các quan trấn thủ ở các miền. Ở miền Nam, từ quan lớn đến dân đen, tất cả mọi người đều ngồi ghế nói chuyện, hoặc ăn cơm. Theo đúng nghi lễ, người ta đứng, hoặc đi đi lại lại từ người này đến người khác, chào thì nghiêng mình ba lần, không cúi rạp thõng tay [như người Nhật]. Hành lang này dài độ 50 ken [91m]. Đất lại cao lên nữa. Ba ken [5m46] trước cửa cung, có 14 ông quan."76
Bản đồ Gia Định kinh do Shihõken Seishi vẽ năm 1795, với bến cảng Sài Gòn, chợ Bến Thành, thành Gia Định gồm ba lớp: luỹ đất, hào và thành Bát quái, đều hình vuông, rõ ràng không có kiến trúc Vauban. John White cũng mô tả thành Bát quái hình vuông.
Nhìn bản đồ của Shihõken Seishi, tuy không đúng lắm về tỷ lệ, nhưng ta cũng phân biệt được:
Sông Tân Bình hay sông Bến Nghé nay là sông Sài Gòn, đi từ biển vào, chia hai, bọc quanh thành phố, bên phải là Thủ Thiêm, bên trái là Khánh Hội. Đằng trước là Bến cảng Sài Gòn. Chợ Bến Thành nằm sát hai bên bờ sông. Từ bến cảng, đi độ hơn 100m, đến cửa thành Gia Định, vòng ngoài là luỹ đất, rồi tới hào và vòng thứ nhì là thành bát quái, mở vào kinh thành.
Nhìn bản đồ này, ta cũng hình dung được cảnh Barrow mô tả một ngày làm việc của Gia Long trong chương 6: Sáng dậy 6 giờ, tắm nước lạnh, 7 giờ tiếp các quan, mở công văn và giải quyết các vấn đề rồi lái thuyền ra xưởng Chu sư, duyệt công việc đóng tầu, kiểm soát các chiến hạm, trở lại lò đúc súng và Cục Chế tạo ở trong thành để xem xét công việc. Ăn trưa ở xưởng Chu sư, rồi về cung ngủ trưa, từ 2 giờ đến 4, 5 giờ chiều, dậy, tiếp các quan võ thuỷ bộ và quan cai trị, định việc triều chính đến nửa đêm, mới về phòng riêng làm việc tiếp, rồi ăn tối và gặp gia đình, đến 2, 3 giờ sáng mới đi ngủ.
Xin nhắc lại: Cả Trịnh Hoài Đức lẫn Shihõken Seishi đều không hề nói thành làm dở dang, điều mà người ta đồn đại để phụ họa cho giả thuyết có "một bản đồ lớn" gồm 40 đại lộ của Le Brun vẽ, chưa thực hiện mà chúng tôi đã nói trong chương trước.
Họa đồ trận liên quân Pháp Y Pha Nho tấn công thành Gia Định, ngày 17/2/1859 do M.L. Roux, bí thư của Rigault de Genouilly vẽ, in trong Les Grands Dossiers de L'Illustration, nxb Livre de Paris, 1987, t.18-19. Ta thấy rõ thành Gia Định do Minh Mạng xây năm 1836.
Thành Gia Định dưới mắt John White
John White, một người lính thủy Mỹ đến Nam Hà khoảng 1819-1820, là tác giả cuốn Chuyến đi Nam Hà (bản tiếng Pháp: Voyage en Cochinchine), in lần đầu năm 1823, ở Boston. Cuốn sách của John White được dịch và in toàn bộ trong tập san Đô Thành Hiếu Cổ (BAVH, 1937, II), có thể coi là một loại Ký sự Bissachère được BAVH phổ biến.
John White chê bai Việt Nam tột bực, đại để: nước này chẳng có gì đáng chú ý, không sản xuất ra gì cả, dân chúng mọi rợ, bất lương, nhà cầm quyền tồi tệ, y viết: "Nhà vua [Gia Long] là bạo chúa, hiếu chiến, bo bo giữ quyền, hà tiện và gian tham, nắm một quyền lực vô hạn. Hậu quả tự nhiên: quý tộc bán mình, phản trắc, chuyên quyền, hung bạo và dân chúng ngu muội, dâm dãng, không có một chút ngay thật và yêu thích làm việc gì cả" 77.
P. Midan, dịch giả, trong bài tựa, cho rằng: sau khi cuốn sách này in ra, không có một tầu Mỹ nào ghé bến Sài Gòn từ 1820 đến 1860; từ những điều "man rợ" của John White trong cuốn sách này, Midan khai thác để "chứng minh" công lao "khai hoá" của Bá Đa Lộc, như sau:
"Chuyến đi của John White đã xẩy ra trong khoảng 1819-1820, một thời gian sau cái chết của Đức Giám Mục Adran [thực ra Bá Đa Lộc mất năm 1799]. John White nhấn mạnh đến tình trạng dã man mà nước này rơi vào sau cái chết của vị sáng tạo hoà bình nổi tiếng ở Nam Hà. Tất cả những cơ chế mà ngài lập ra đã biến mất. Sự thịnh vượng mà ngài phát sinh chỉ còn là kỷ niệm. Nhân chứng này lại càng có giá trị bởi nó đến từ một người ngoại quốc. Tác giả tuyên bố rằng cái chết của Đức Giám Mục là một thảm họa cho xứ này và sự kiện này chưa bao giờ được thẩm định bằng những lời lẽ xác đáng đến thế.
Ngoài ra, John White còn làm sống lại một thành phố đã mất: Sài Gòn (chương 14). Thành đài cổ kính do Đại tá Pháp Olivier xây nay không còn nữa; nó đã bị nhà vua phá huỷ sau cuộc nổi loạn của Khôi năm 1835. John White đã mô tả chi tiết mà ta không thể tìm thấy bất cứ ở đâu (...) Sự phục sinh thành đài bất hủ này có một lợi ích chủ yếu về phương diện lịch sử"78.
Chúng ta chẳng cần để ý đến sự thổi phồng những sách tồi tệ như thế về Việt Nam của những tác giả thực dân, vì đây không phải là lần đầu. Đáng chú ý là đoạn John White viết về thành Gia Định năm 1819, ở chương XIV sau đây:
"Chúng tôi lên bờ, đúng vào chỗ có một loạt hàng tạp hoá lớn hay là chợ, có nhiều hoa quả và đồ ăn, do những người đàn bà bầy bán vô trật tự [chợ Bến Thành, thời đó ở sát bờ sông, theo Trịnh Hoài Đức ] (...) Khó nhọc lắm chúng tôi mới tiến bước được, dọc theo con phố treo đủ loại đồ bẩn thỉu dơ dáy, dưới ánh nắng gay gắt, bị hàng ngàn con chó ghẻ bao vây mà những tiếng sủa của chúng làm cho chúng tôi đờ người cộng thêm những tiếng la lối om xòm của bọn bản xứ ngạc nhiên, hiếu kỳ, sờ mó quần áo, vỗ má và nắn tay, khiến chúng tôi phải lấy gậy đập để đuổi"79. Những hàng này đủ cho ta thấy "tinh thần" của tác giả. Nhưng đáng chú hơn, là những dòng viết về thành bát quái và về cung điện trong thành:
"Chúng tôi đến một con đường dài khoảng một phần tư mille [402m]80ngoằn ngèo giữa hai bức tường gạch và hơi lên dốc đầy cây lá. Bọn mất dạy (canaille) bản xứ, đi hai chân hay bò lê bò càng [chắc y muốn nói đến người ăn xin], đã bỏ rơi chúng tôi và chẳng bao lâu chúng tôi tới một cái cầu đẹp bằng đất và đá bắc ngang qua hào rộng và sâu, dẫn tới cửa Đông Nam của thành, hay, nói đúng hơn, thành trì quân sự, bởi vì những bức tường của nó cao tới 20 pieds [6,096m]81và dầy kinh khủng, bao vòng nền đất trong thành hình tứ giác gần ba phần tư mille [1,206km] mỗi bề. Ông Tổng trấn và những quan chức nhà binh ngự ở đó. Có những trại lính đầy đủ tiện nghi cho năm mươi ngàn binh. Cung điện trổi lên giữa một thảm cỏ tráng lệ, trong một mảnh đất rộng tám acres [34000m2]82được bao bọc bởi một hàng rào cao. Đó là một dinh thự hình chữ nhật dài lối 100 pieds [30,48m], rộng 60 pieds [18,28m], chủ yếu xây bằng gạch, với những hàng hiên được che kín bằng những bức mành chiếu. Toà nhà toạ lạc trên một thềm gạch cao 6 pieds [1,828m]có bậc thang gỗ nặng để đi lên.
Ở mỗi bên, cách khoảng 100 pieds [30,48m] mặt tiền, có một cái đài canh hình vuông cao độ khoảng 30 pieds [9,14m], có một cái chuông lớn. Đằng sau, cách cung vua độ 150 pieds [45,72m] có một dinh thự nữa cũng gần lớn như cung vua đó là nơi ở của các bà [phi] và các [nhân viên] trực thuộc khác."83
Là một người lính, việc đầu tiên đập vào mắt John White, là sự kiên cố của thành bát quái. Điều đó càng làm cho chúng ta hiểu hơn: tại sao Trịnh Hoài Đức và Thực Lục nhấn mạnh đến quan niệm triết học theo kinh Dịch của thành Bát quái, nói một cách dễ hiểu, chủ đề của thành Gia Định dựa trên số Tám. Bởi đó là dấu ấn của Gia Long và là sự thành công về kiến trúc thành trì phương Đông.
IV- Thành Diên Khánh
Đại Nam Nhất Thống Chí viết: "Thành Diên Khánh trước là thủ sở Nha Trang, năm Quý Sửu (1793) quân nhà vua tiến đánh Qui Nhơn, lúc trở về, xa giá dừng ở Diên Khánh, xem xét thế đất, sau nhân có bảo cũ Hoa Bông đắp thành bằng đất*, thành mở 6 cửa, đều có nhà lầu, 4 góc thành có núi đất, ngoài thành đào hào, ngoài hào có trại; các cửa đều có cầu treo để qua hào, trước sau có núi sông bao bọc, thật là nơi thiên hiểm, nay bỏ bớt hai cửa. Pháo đài và núi đất vẫn còn."* 84
Tháng 10/1793 (tháng 9 ÂL), Thực Lục ghi:
"Ngự giá về Diên Khánh. Thấy thành đất Hoa Bông địa thế tốt, đánh hay giữ đều tiện, bèn sai các quân và phát 3000 dân Bình Thuận, 1000 dân Thuận Thành khởi đắp trọn một tháng thì thành xong, gọi là Diên Khánh (tức tỉnh lỵ Khánh Hoà ngày nay. Thành cao 1 trượng [4,87m] chu vi hơn 510 trượng [2,483km] mở sáu cửa, đông và nam đều một cửa, tây và bắc đều hai cửa, trên cửa có lầu, bốn góc có cồn đất"85.
Mọi việc khá rõ ràng: Diên Khánh cũng như Gia Định, Gia Long không xây thành mới mà chỉ đắp thành đất vây quanh đồn đất cũ là Hoa Bông. Diên Khánh đắp mùa hè năm 1793, một tháng xong. Vắn tắt là như vậy.
Theo hai sự mô tả này thì, thành Diên Khánh có cùng một lối kiến trúc với thành Gia Định, và không có gì là một thành phố theo lối Tây phương cả. Thành Diên Khánh phải đắp một tháng mới xong, chứng tỏ việc đắp thành Diên Khánh, hoặc vì vị trí hiểm trở, hoặc vì phải xây thêm những toà nhà cho vua ở. Thành cũng được sửa chữa nhiều đợt, mỗi khi Gia Long đến Diên Khánh.
Thực Lục tháng 8/1794 (tháng 7 ÂL) ghi: "Sửa đắp thành Diên Khánh, xong việc cho các quan ăn yến". Và tháng 9-10/1795 (tháng 8 ÂL) ghi: "Sửa lại thành Diên Khánh, làm thêm kho tàng86. Để Tôn Thất Hội ở lại trấn giữ.
Thành Diên Khánh, theo Lê Quang Định
Diên Khánh được Lê Quang Định mô tả trong Hoàng Việt Nhất Thống Điạ Dư Chí như sau:
"Thành này ở mặt trước xã Phú Mỹ, tổng Trung, huyện Phước Điền, thành cao hai tầm [4,25m]87chu vi là 1.019 tầm [2,165km], chia làm 6 cửa: phiá nam một cửa, phiá tây 2 cửa, phiá đông một cửa và phiá bắc 2 cửa, trên cửa có lầu. Thành hình tứ giác*, bên trong có núi đất. Ngoài thành có hào, ngoài hào có cửa trại, phiá trước có cầu treo bắc ngang trên hào.*
Xét thêm về thành Diên Khánh: Thời trước đó là thủ sở Nha Trang*. Năm Quý Sửu (1793) Vương sư đẩy lui quân Tây Sơn, thu phục dinh Bình Hoà, ngự giá đến đây* thấy vùng đất tốt nên mới lập ra đồn này*. Sai Tiền quân Bình Tây đại tướng quân Thành Quận Công (Nguyễn Văn Thành) cầm binh trấn giữ. Đến mùa đông năm ấy lại sai Đông Cung đổng lãnh đại quân đến thay giữ trấn,* lại cho đắp thêm thành bằng đất. "88
Tóm tắt những thông tin của Hoàng Việt Nhất Thống Điạ Dư Chí, Thực Lục, Liệt Truyện và Đại Nam Nhất Thống Chí, ta có thể hiểu, thành Diên Khánh được đắp và sửa làm ba đợt:
Đợt đầu tiên vào mùa hè năm 1793, khi bỏ vây Qui Nhơn về, Nguyễn Ánh sai Tôn Thất Hội đắp thành đất Diên Khánh, ở đồn Hoa Bông, thủ phủ cũ của Nha Trang.
Tháng 8/1794, Nguyễn Ánh lại sai sửa sang Diên Khánh và lần này có lẽ sửa to, vì sau đó ăn mừng, cho tướng sĩ ăn yến. Lần này được Lê Quang Định ghi lại cho đắp thêm thành bằng đất, tức là mở rộng thêm thành đất (hoặc làm kiên cố thành đất) đã đắp từ năm trước, và có lẽ đặt thêm đại bác trên tường thành, nên sau đó quân Trần Quang Diệu không làm cách nào trèo vào được.
Đến tháng 9-10/1795 (tháng 8 ÂL) Sửa lại thành Diên Khánh, làm thêm kho tàng. Để Tôn Thất Hội ở lại trấn giữ. Lần này Gia Long không những sửa mà còn làm thêm "kho tàng", tức là cấp cho Diên Khánh một địa vị hành chánh, điạ đầu, quan trọng thứ nhì sau Gia Định.
Lê Quang Định tóm tắt các trận đánh khốc liệt ở Diên Khánh như sau:
"Đến tháng ba mùa xuân năm Giáp Dần [4/1794] tướng Tây Sơn là Điện tiền Huấn (Nguyễn Văn Huấn) và Tổng quản Diệu (Trần Quang Diệu) kéo quân thủy bộ vây thành ngoài hơn 20 ngày, không thể cầu viện được nên Hoàng thượng phải thân chinh, Huấn và Diệu thua bỏ chạy. Tháng tám đại binh khải hoàn, lại sai Hậu quân Bình tây tham thừa Đại tướng quân Tánh Quốc Công (Võ Tánh) đến thay thế. Tháng 11 nhuận [12/1794-1/1795] tướng Tây Sơn là Tổng quản Diệu, Nội hầu Tứ đem hết quân thủy bộ đến hãm ngoài thành, hàng ngày đánh vào thành làm cho tướng sĩ chết rất nhiều, tướng Tây Sơn cho đắp lũy cao, đào rạch sâu quanh cả bốn mặt thành. Không thể khắc phục được, Tánh Quận công tự đem quân ra đánh, bắt sống được tướng Tây Sơn là Đô đốc Định, quân giặc tan tác đầu hàng rất nhiều. Tuy nhiều gạo mà thiếu mắm, tướng sĩ trong thành ăn uống rất kham khổ nhưng vẫn một lòng trung nghiã, người đều vui vẻ và cố gắng hết sức giữ thành. Tháng tư năm Ất Mão [5-6/1795] ngự giá thân chính thống suất quân thủy bộ đến cứu viện, quân giặc đại bại, Hoàng thượng tiên đoán chúng tất rút lui bèn chia quân đến chận đường rút của chúng, đến tháng bẩy [8-9/1795] quả nhiên tướng Tây Sơn là Diệu và Tứ bỏ vòng vây tháo chạy, đại quân đuổi theo sau thu được rất nhiều voi ngựa và khí giới, tướng sĩ của Tây Sơn đầu hàng và chết vô kể. Nay thành ấy lập làm lỵ sở của dinh Bình Hoà, ở đó có kho lương và nhà cửa quân dân nhưng hãy còn thưa thớt. "89
Qua giọng văn đề cao những chiến thắng của quân Nguyễn, ta vẫn thấy những khó khăn của quân Nguyễn trước sự tấn công mãnh liệt của Tây Sơn do Trần Quang Diệu chủ trì. Chú ý đến đoạn cuối: Sở dĩ Trần Quang Diệu bỏ Diên Khánh, không phải vì Nguyễn Ánh thân chinh mà vì trong triều Phú Xuân có loạn, Quang Toản giết hại đình thần, nên phải về, nếu không có biến cố ấy, chưa chắc Trần Quang Diệu đã bỏ cuộc.
Nhưng câu cuối cùng mới thực là quan trọng, Lê Quang Định viết về Diên Khánh: ở đó có kho lương và nhà cửa quân dân nhưng hãy còn thưa thớt. Câu này xác định: Diên Khánh chỉ là thành trì quân sự, người dân không ở nhiều cho nên nhà cửa hãy còn thưa thớt, Diên Khánh không phải là một thành phố xây theo kiểu Tây phương, như các sử gia thuộc địa cố bám vào câu của linh mục Lavoué để nhận thành Diên Khánh là Pháp xây.
Kết luận
Thành Gia Định hay Gia Định kinh, kinh đô đầu tiên của nhà Nguyễn trung hưng, và là kinh đô thứ ba của Việt Nam sau Thăng Long và Phú Xuân, trong 12 năm, từ 1790 đến 1801, khi Nguyễn Ánh thu phục được Phú Xuân, đã có một quá trình lịch sử lâu dài, gắn bó với cuộc Nam tiến của chúa Nguyễn. Hiện tại vẫn là thành đô của miền Nam.
Quá trình lịch sử này có thể tóm tắt như sau:
1658 chúa Nguyễn Phước Tần sai phó tướng Tôn Thất Yến vào chinh phạt Chân Lạp lần đầu.
1674 Nguyễn Dương Lâm đi kinh lược, đưa Nạc Nộn trở lại làm vua, đóng đô ở Sài Gòn.
1679 cho người Minh vào khai khẩn vùng Biên Hoà và Gia Định.
1698 Nguyễn Hữu Kính chinh phục, lập dinh Phiên Trấn.
1753 Nguyễn Cư Trinh bình định, lập dinh Điều Khiển.
1772 Nguyễn Cửu Đàm đắp luỹ Bán Bích, quy hoạch và bảo vệ Gia Định.
1779 Định địa đồ và điạ giới tỉnh Gia Định.
1790 Gia Long cho đắp thành Bát quái, dựng Gia Định kinh.
Gia Định kinh, theo giả thuyết của chúng tôi được đắp xung quanh cung điện cũ của vua Chân Lạp, thuộc khu Vương Cung Thánh Đường ngày nay.
Tướng Tôn Thất Hội được chỉ định điều khiển việc đắp thành bát quái, nhưng chắc chắn Gia Long chủ trì, vì thế những người trọng sự chính xác như Trịnh Hoài Đức và các tác giả Thực Lục, đã không viết rõ tên ai đắp thành. Cho nên người Pháp mới có thể nhận vơ các thành Gia Định và Diên Khánh do Puymanel xây, khiến chúng ta phải khốn đốn trong việc xác định lại sự thực.
Để kết luận, chúng tôi xin nhấn mạnh lại mấy điểm sau đây:
1- Điểm thứ nhất: Hầu như tất cả các thành trì của ta, làm từ thời Gia Long trở về trước, đều đắp bằng đất. Có thể Gia Long đưa thêm một vài chi tiết đổi mới mà ông thấy trong các sách về thành trì của Tây phương, ở mức độ nào, cần phải nghiên cứu thêm mới biết được. Tuy nhiên, về đại thể, Gia Long vẫn đắp thành đất theo quan niệm Đông phương mà người Pháp không biết làm. Theo sự mô tả các thành trì miền Nam thực hiện dưới thời Gia Long của Trịnh Hoài Đức trong Gia Định Thành Thông Chí, các thành này thường làm theo hình bát giác, lục giác hoặc tứ giác. Vì thế, Aubaret khi dịch Gia Định Thành Thông Chí đã bỏ hẳn chương quan trọng nhất là Thành Trì Chí, không dịch. Ngay cả đến kinh thành Huế, đắp sau Gia Định hơn 10 năm, Gia Long vẫn dùng nguyên tắc ấy: "Kinh thành năm Gia Long thứ 4 đắp đất*; năm thứ 17 xây gạch mặt trước và mặt hữu, năm Minh Mệnh thứ 3, xây gạch mặt sau và mặt tả"* 90.
Về thành Huế, Thực Lục viết rõ hơn: "Vua thân định cách thức xây thành"91.
2- Điểm thứ nhì: Gia Long trực tiếp cai quản mọi việc, đắp luỹ với tướng sĩ, nhiều nhân chứng đều đồng quy về việc này:
Sử Ký Đại Nam Việt viết: "vua chẳng nghỉ yên bao giờ: khi thì đốc suất các thợ, khi thì đi biên các kho, hoặc coi tập binh hay là đắp lũy".92
Thực Lục cũng ghi: "việc sửa đắp đồn luỹ thì [vua] cùng làm với các tướng sĩ"93.
- Barrow viết: "chính ông quản đốc các hải cảng và các công binh xưởng, chính ông là giám đốc xây dựng những xưởng đóng tầu, chính ông chỉ huy các kỹ sư trong tất cả mọi công việc, không có gì thực hiện không có gì chấp hành mà không hỏi ý kiến và nhận lệnh của ông"94.
Để kết thúc chương này, chúng tôi có thể xác định chắc chắn rằng: Gia Long là tác giả thành Gia Định và Diên Khánh, cũng như kinh thành Huế sau này. Dưới quyền ông có Tôn Thất Hội, Trần Văn Học, Vũ Viết Bảo... Đến đây có lẽ độc giả sẽ hỏi: Tại sao chúng ta phải khổ công tìm kiếm lại ai là tác giả thành Gia Định, một thành trì đã bị tàn phá 2, 3 lần, nay không còn dấu vết? Xin trả lời: Ngoài vấn đề cốt lõi phải tìm lại sự thực lịch sử đã bị chôn vùi, còn có vấn đề tự hào dân tộc. Chúng ta đã mất nước về tay Pháp; thất bại đó ta phải chịu trách nhiệm, nhưng không thể để cho dĩ vãng lịch sử của dân tộc bị cướp trắng, mà không có một lời phản bác, không có một sự nghiên cứu lại, để chứng tỏ những gì các sử gia thuộc địa đưa ra không thể chấp nhận là sự thực lịch sử.
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Liệt Truyện II, Tôn Thất Hội, t. 77. ↩︎
LT, II, Trần Văn Học, t. 282. ↩︎
LT, II, Tôn Thất Hội, t. 78. ↩︎
LT, II, Vũ Viết Bảo, t. 321. ↩︎
LT, II, t. 78, 79, 80. ↩︎
LT, II, t. 78. ↩︎
Cuối tháng 2/1785, phái đoàn đến Pondichéry (Ấn Độ), viên trấn mục Pháp lấy cớ nội loạn từ chối không giúp, bọn Nhơn bảo Bá Đa Lộc cầu viện Anh, Bá nói: Người Hồng Mao dữ tợn, không bằng Bút-Tu-Kê (Bồ Đào Nha), bèn viết thư sang thành Cô A [Goa, thuộc Bồ] cầu viện. Bồ hứa giúp, bọn Nhơn chờ mấy tháng không thấy gì. Nước Anh cũng sai người đến Pondichéry nói với Pháp: nếu các ông không giúp, chúng tôi sẽ giúp. Tháng 7/1786, đầu mục Pháp ở Pondichéry phái 2 chiếc thuyền, một để đưa hoàng tử Cảnh và Bá Đa Lộc sang Pháp và một để đưa Trần Văn Học cùng Phạm Văn Nhơn, Nguyễn Văn Liêm... về Vọng Các. Tháng 3/1787, Bồ sai tướng An-Tôn-Nui đến Xiêm, biếu quà vua Xiêm và mời Nguyễn Ánh sang Goa, nói đã có sẵn 56 chiến thuyền đậu ở Goa sẵn sàng sang giúp. Vua Xiêm không bằng lòng, Nguyễn Ánh phải từ chối và sai Trần Phước Đại sang thành Goa đáp lễ (Theo TL, I, t. 223, 226, 227 và LT, II, Trần Văn Học, t. 280-281). ↩︎
LT, II, t. 282. ↩︎
Nguyễn Đình Đầu, Điạ lý lịch sử tpHCM, in trong tập Điạ chí văn hoá tpHCM, tpHCM, 1987, t. 190, tham khảo các bài: Nguyễn Văn Học hay TrầnVăn Học của Nghiêm Thẩm (VHNS Sài Gòn 1961, số 61, t.532, và bài Qui était Trần Văn Học của Thái Văn Kiểm BSEI, số 4, 1962, t. 441). ↩︎
Về việc Đỗ Thanh Nhơn đóng tầu chiến trường đà xin xem chương 7, Montyon và chương 19, Dayot. ↩︎
TL, II, t. 233. ↩︎
LT, II, Vũ Viết Bảo, t. 320-321. ↩︎
Theo LT, II, Trịnh Hoài Đức, t.198-205. ↩︎
Trấn Biên tức trấn biên thuỳ, lúc đó là Phú Yên, vì chúa Hiền mới chiếm đất Chân Thành đến Phú Yên. ↩︎
TL, I, t.72, tóm lược Trịnh Hoài Đức, Gia Định Thành Thông Chí, t. 74-75. ↩︎
Lê Quý Đôn, Phủ Biên Tạp Lục, KHXH, 1977, t. 58-59. ↩︎
Khi còn là thế tử Dũng Lễ Hầu, năm 1644, Nguyễn Phước Tần đã tấn công tầu Hoà Lan thua chạy ở cửa Eo. Năm 1648, lên ngôi chúa, ông chặn đứng cuộc tấn công của chúa Trịnh Tráng (1623-1657), và năm 1655, ông đem quân Bắc tiến, nhưng vì hai tướng Nguyễn Hữu Tiến, Nguyễn Hữu Dật bất hoà nên không thành. Năm 1661, Trịnh Tạc (1657-1682) sai con là Trịnh Căn đem quân vào đánh, đại bại. Năm 1672, Trịnh Tạc thân chinh cùng Trịnh Căn, rước vua Lê Gia Tông theo, trận thứ tám, đại chiến ở Trấn Ninh, quân Trịnh thua to phải chạy về Bắc ngày 20/1/1672. Sau đó, Nam Bắc đình chiến hơn 100 năm. ↩︎
TL, I, t. 89. ↩︎
Đại Nam Nhất Thống Chí, tập 5, t. 62-63. ↩︎
U Đông, kinh đô Chân Lạp từ 1601đến 1866, cách Nam Vang 40km về phiá bắc. Khi Pháp chiếm Cao Mên, vua Norodom bỏ U Đông năm 1866, Nam Vang trở lại thành kinh đô. Sau này, U Đông bị Khmer đỏ tàn phá. ↩︎
Nguyễn Hữu Hào, tác giả truyện Song Tinh Bất Dạ, là con trưởng của Nguyễn Hữu Dật. Nguyễn Hữu Dật và Nguyễn Hữu Tiến là hai đại tướng của chúa Nguyễn, thời kỳ đánh nhau với chúa Trịnh. ↩︎
Còn gọi là luỹ cổ Lão Cầm, do đốc đồng Lão Cầm đắp, có hai đoạn, một đoạn tên là Tây Hoa, một đoạn tên là Hoa Phong (ĐNNTCH, tập 5, t. 222). ↩︎
Gia Định Thành Thông Chí, bản dịch của Đỗ Mộng Khương và Nguyễn Ngọc Tỉnh, t. 77. ↩︎
Khi nhà Thanh lên ngôi (1644), nhiều người Minh ở Trung Hoa chạy xuống miền Nam, trong số đó có Mạc Cửu (1706-1785, cha Mạc Thiên Tứ) người phủ Lôi Châu tỉnh Quảng Đông, chạy xuống Sài Mạt (Bon Taymia, Chân Lạp) thấy có người Việt, Hoa, Chân Lạp và Đồ Bà (Java) sống tụ họp đông đảo, bèn mở sòng bạc ở Phương Thành (thuộc Hà Tiên), chiêu tập lưu dân, lập bẩy xã thôn ở các nơi: Phú Quốc, Cần Vọt (Kampot), Rạch Giá, Trũng Kè, Vũng Thơm (Kongpong Som) và Cà Mau (Kha Mao). Vua Xiêm dụ Cửu theo, nhưng Cửu thấy không thể theo vua Xiêm lâu dài được, nên năm 1708, Cửu và thuộc hạ xin dâng Quốc chúa Nguyễn Phước Chu đất Hà Tiên (Sở dĩ có tên Hà Tiên, vì tương truyền vùng này hay có người tiên ra vào trên sông) và xin làm Hà Tiên Trưởng (Liệt Truyện Tiền Biên, t. 240-242). Vùng Hà Tiên trở thành đất Việt và họ Mạc trở thành công thần nhà Nguyễn từ đó. ↩︎
Đoạn này viết theo LT, I, Nguyễn Cư Trinh, t. 148-154. ↩︎
Gia Định Thành Thông Chí, t. 74, 75, 76, 77, 78; TL, I, t. 72, 89, 91, 111, và LT, I, t. 116-119, 148-154. ↩︎
Gia Định Thành Thông Chí, t. 85. ↩︎
Những đơn vị hành chánh như dinh hay trấn xưa tương dương với tỉnh do Minh Mạng đặt ra, còn giữ tới ngày nay. ↩︎
Lê Quý Đôn, Phủ Biên Tạp Lục, nxb KHXH, Hà Nội,1977, t. 62. ↩︎
Gia Định Thành Thông Chí, t. 86. ↩︎
Trịnh Hoài Đức lấy năm 1777, năm Nguyễn Ánh dấy binh ở Long Xuyên là Thế Tổ năm thứ nhất. ↩︎
Gia Định Thành Thông Chí, t. 175-176. ↩︎
Tầm, đơn vị đo chiều dài xưa, tương đương với 2m125. ↩︎
Gia Định Thành Thông Chí, t. 179. ↩︎
Lê Quang Định, Trịnh Hoài Đức và Ngô Nhơn Tĩnh (học trò Võ Trường Toản) lập ra thi xã Bình Dương và cùng dạy học. Khi Nguyễn Ánh chiếm được Gia Định, Đức và Định thi đỗ, được bổ Hàn lâm viện chế cáo, sau làm Điền tuấn, rồi sung chức thị giảng Đông Cung. 1802, thăng tham tri bộ Binh, đi sứ Thanh cùng với Trịnh Hoài Đức và Ngô Nhơn Tĩnh (gốc Quảng Đông, làm tới chức Hàn lâm viện thị học). Năm 1806, Lê Quang Định "phụng sắc làm sách Đại Việt Nhất Thống Điạ Dư Chí. Định bèn khảo cứ đồ bản, sổ sách suốt cả nước, từ kinh sư trở vào Nam đến Hà Tiên, trở ra Bắc đến Lạng Sơn, phàm núi sông hiểm trở hay dễ, đường sá xa hay gần, giới hạn bờ cõi, nguyên uỷ các sông; và cầu cống, chợ, điếm, phong tục, thổ sản, ghi chép tất cả, dọn làm 10 quyển. Sách làm xong, đem dâng lên, vua khen ngợi" (LT, II, t. 197). ↩︎
Lê Quang Định, Hoàng Việt Nhất Thống Địa Dư Chí, Quyển 2, t. 88-89, bản điện tử. ↩︎
Quận 1, một đầu gặp Nguyễn Trãi, đầu kia gặp Bùi Thị Xuân, thời Pháp thuộc tên Lucien Lacouture. VNCH đổi thành Đặng Đức Siêu ngày 19/10/1955. VNDCCH đổi là Nam Quốc Cang ngày 4/4/1985. ↩︎
Nguyễn Đình Đầu, bđd, t.153, tham khảo Trương Vĩnh Ký, Souvenirs historiques sur Saigon et ses environs (Ký ức lịch sử về Sài Gòn và vùng lân cận). ↩︎
Nguyễn Đình Đầu, bđd, t. 163-164. ↩︎
Nguyễn Đình Đầu, bđd, t. 179-180. ↩︎
Nguyễn Đình Đầu, bđd, t. 178. ↩︎
Quốc Triều Chánh Biên toát yếu, bản điện tử, t. 13. ↩︎
Nguyễn Đình Đầu, Địa lý lịch sử tpHCM (in trong Địa chí văn hoá tpHCM, nxb tpHCM, 1987, t. 127-231). ↩︎
Nguyễn Đình Đầu, bđd, t. 183, 185. ↩︎
Nguyễn Đình Đầu, bđd, chú thích 4, t. 183. ↩︎
Schreiner, Abrégé de l'Histoire d'Annam (Lược sử nước Nam), note 1, t. 104. ↩︎
Cadière, BAVH, 1921, t. 283-288. ↩︎
Nguyễn Đình Đầu, bđd, t. 178. ↩︎
Nguyễn Đình Đầu, bđd, t. 185. ↩︎
LT, II, t. 426. ↩︎
Đại Nam Nhất Thống Chí, tập 5, t.222. ↩︎
Micalef dẫn theo Samuel Baron, Description du royaume du Tonquin, Revue Indochinoise, 2e série, 1914, t. 201. ↩︎
Nguyễn Đình Đầu, bđd, t. 168. ↩︎
Liệt Truyện viết nhầm, thực ra là luỹ Bán Bích, luỹ Tân Hoa cũng do Cửu Đàm đắp, nhưng ở Biên Hoà. ↩︎
Liệt TruyệnTiền Biên, t. 179. ↩︎
Theo Liệt Truyện Tiền Biên, nhưng Trịnh Hoài Đức không nói Cửu Đàm tham dự chiến dịch này. ↩︎
Gia Định Thành Thông Chí, t. 189, 178, 35. ↩︎
Nguyễn Đình Đầu, bđd, t. 163. ↩︎
Nguyễn Đình Đầu, bđd, t. 163. ↩︎
Nguyễn Đình Đầu, bđd, t. 165. ↩︎
TL, I, t. 257. ↩︎
TL, I, t. 257, 268. ↩︎
Nguyễn Đình Đầu, bđd, t. 180-181. ↩︎
TL, I, t. 257, 268. ↩︎
Nguyễn Đình Đầu, bđd, t. 212. ↩︎
1 trượng =4m87; 1 thước mộc=1 thước ta=0,m487, tính theo Nguyễn Đình Đầu, bđd, t. 179. ↩︎
Gia Định Thành Thông Chí, t. 175-176. ↩︎
Trích Gia Định Thành Thông Chí, t. 175-179. ↩︎
Gia Định Thành Thông Chí, t. 183. ↩︎
Gia Định Thành Thông Chí, t. 183. ↩︎
in trong Bulletin de l'Ecole Française d'Extrême-Orient (BEFEO), 1933, t. 35-120. ↩︎
1ri tương đương 3km927; 1 chõ= 109m10 và 1 *ken=*1m82, chú thích của Muramatsu Gaspardone. ↩︎
Một tàu lớn chạy 6 ri [23km582] một giờ, và 36 ri [141km272] một ngày, chú thích Muramatsu Gaspardone. ↩︎
1 pied=0m324. BEFEO, 1933, t. 58. ↩︎
Trích Nampyõki [Đắm tầu ở Nam Hải] của Shihõken Seishi, BEFEO, 1933, t. 59. ↩︎
Trích Nampyõki [Đắm tầu ở Nam Hải] của Shihõken Seishi, BEFEO, 1933, t. 60-62. ↩︎
John White, Voyage en Cochinchine (Chuyến đi Nam Hà) BAVH, 1937, II, t. 258. ↩︎
P. Midan, Avant-Propos (Tựa), BAVH, 1937, II, t. 94-95. ↩︎
John White, Voyage en Cochinchine, BAVH, 1937, II, t. 232. ↩︎
Tính theo chuẩn: 1mille (dặm Anh)=1,609km. ↩︎
Tính theo chuẩn: 1 pied Anh=0,3048m. ↩︎
Tính theo chuẩn: 1 acre Anh (1 mẫu Anh)= 42 ares rưỡi; 1 are= 100m2. ↩︎
John White, Voyage en Cochinchine (Chuyến đi Nam Hà) BAVH, 1937, II, t. 232. ↩︎
Đại Nam Nhất Thống Chí, III, t. 93. ↩︎
TL, I, t. 299. ↩︎
TL, I, t. 310, 326. ↩︎
Tầm, đơn vị chiều dài xưa = 2m125. ↩︎
Lê Văn Định, Hoàng Việt Nhất Thống Điạ Dư Chí, Quyển 2, t. 52-53. ↩︎
Lê Quang Định, Hoàng Việt Nhất Thống Điạ Dư Chí, Quyển 2, t. 52-53. ↩︎
Đại Nam Nhất Thống Chí, I, Kinh sư, t. 18. ↩︎
TL, I, t. 552. ↩︎
Sử Ký Đại NamViệt, t. 57. ↩︎
TL, I, t. 233. ↩︎
Barrow II, t. 224-238. ↩︎



