Chapitre 2

Le contenu de l'ouvrage

Chương 2

Nội dung tác phẩm

Traduction française réalisée par intelligence artificielle, en cours de relecture. Une erreur, une tournure à reprendre ? Écrivez à thuykhue.website@proton.me.

Enquête sur les services rendus au roi Gia Long par les Français

Le Nguyễn Văn Tường de Nguyễn Quốc Trị

L'ouvrage historique Nguyễn Văn Tường (1824-1886) et la guerre de la dynastie des Nguyễn contre la domination française — que nous appellerons en abrégé Nguyễn Văn Tường —, de Nguyễn Quốc Trị, publié à compte d'auteur en 2013 dans le Maryland, aux États-Unis, répond exactement à cette nécessité de relire et de réécrire l'histoire.

La première impression du lecteur est la surprise devant un travail neuf, que tous ceux qui s'intéressent à l'histoire attendaient depuis longtemps — non seulement pour la période contemporaine, mais aussi pour la guerre des Nguyễn contre la France ; car presque tous, faute de livres d'histoire, faute de savoir lire les caractères chinois, faute de bien lire le français, nous avons grandi dans l'ignorance de l'histoire de notre propre pays.

Nguyễn Quốc Trị, né en 1929, est sorti de l'Institut national d'administration et de la faculté de droit de Saigon. Il fut le dernier directeur de l'Institut national d'administration. Il est l'arrière-petit-fils du grand ministre régent Nguyễn Văn Tường. Voulant savoir ce que son bisaïeul avait fait pour laisser un si mauvais nom dans l'histoire, Nguyễn Quốc Trị a non seulement retrouvé le parcours véritable de Nguyễn Văn Tường, mais réexaminé les événements survenus sous les Nguyễn, et renversé les préjugés erronés sur les rois Gia Long, Minh Mạng et Tự Đức. Il dénonce les faussetés des politiques, des militaires et des missionnaires français, la déformation de l'histoire par les plumes coloniales et la Société des Missions étrangères, le dénigrement délibéré de la dynastie des Nguyễn en général, de Nguyễn Văn Tường et de Tôn Thất Thuyết en particulier, afin de présenter une histoire favorable au régime colonial.

C'est grâce aux mémoires au trône de Nguyễn Văn Tường, que trois de ses petits-fils avaient recopiés dans les ministères et les instituts, et qui furent diffusés lors du colloque Le parti de la guerre à la cour de Huê à la fin du XIXᵉ siècle, tenu à l'université de pédagogie de Saigon le 12 novembre 1991, que l'on sait aujourd'hui que Nguyễn Văn Tường est l'auteur de la stratégie « faire la paix pour tenir, tenir pour préparer la guerre », que les règnes de Tự Đức, de Kiến Phúc et de Hàm Nghi ont appliquée face à l'invasion française1.

Depuis 2002, Nguyễn Quốc Trị s'est consacré à la recherche, copiant les documents des archives françaises et américaines, les confrontant au fonds vietnamien. Son ouvrage est monumental, il soulève quantité de questions et entre dans le détail, mais l'agencement manque de système, la présentation a bien des défauts et devient parfois confuse. Si l'auteur avait divisé le livre en plusieurs volumes (ou en plusieurs parties), rangés par thème ou par ordre chronologique, le lecteur y entrerait sans doute plus aisément. De plus, le livre est écrit dans l'intention de faire la lumière sur les questions soulevées, si bien que la restitution de l'histoire véritable s'y trouve parfois noyée. Peut-être aurait-il fallu, une fois les informations fausses écartées, résumer chaque question, chaque événement, pour faire ressortir le visage de l'histoire après l'avoir cherché, analysé, établi.

Le contenu de l'ouvrage

L'ouvrage compte deux volumes, mille cent trente-huit pages grand format (21 × 27), sur la carrière de Nguyễn Văn Tường, ce grand ministre régent qui courut au service de l'État et que les historiens français et vietnamiens ont enterré sous les mots de « concussionnaire », voire de « traître », pour avoir signé le traité de l'année Giáp Thân, en 1884, et accepté le protectorat de la France. L'auteur expose la stratégie anti-française de Nguyễn Văn Tường — « faire la paix pour tenir, tenir pour préparer la guerre » —, que le roi Tự Đức, selon lui, avait approuvée ; et il élargit à bien d'autres questions, dissipant les erreurs sur les rois Gia Long, Minh Mạng, Thiệu Trị et Tự Đức, éclairant les nœuds des rapports politiques, diplomatiques et militaires entre la cour des Nguyễn et la France.

Dans le premier volume, l'auteur retrace le parcours de Nguyễn Văn Tường de 1862 à sa mort, en 1886. Quand Nguyễn Văn Tường commence à porter des responsabilités politiques et diplomatiques, la France a déjà pris les trois provinces de l'Est de la Cochinchine. En 1867, elle prend les trois provinces de l'Ouest. En 1868, Nguyễn Văn Tường adresse son premier mémoire au roi Tự Đức, dont le sens est celui-ci : d'ordinaire il faut combattre avant de tenir, tenir avant de traiter ; mais la situation est trop grave, il nous faut traiter d'abord pour tenir, et tenir avant de préparer la guerre2. C'est la voie politique et diplomatique que Nguyễn Văn Tường appliquera près de vingt ans, sous Tự Đức, tantôt combattant, tantôt traitant, jusqu'à son arrestation par les Français, sa déportation à Tahiti en 1885 et sa mort en 1886.

L'auteur réfute les thèses déformantes des historiens coloniaux, que les historiens vietnamiens ont recopiées, sur la dette du roi Gia Long envers Pigneau de Béhaine ; sur les calomnies faisant de Gia Long un homme cruel et mesquin, qui aurait maltraité les Lê, et de Minh Mạng un ingrat oublieux de la France, exterminateur du christianisme, meurtrier de ses grands serviteurs et de la lignée aînée du prince Cảnh ; sur Nguyễn Văn Tường amant de la concubine Học et assassin du roi Kiến Phúc… Il établit que les accusations des historiens et du pouvoir colonial contre Nguyễn Văn Tường reposent sur des informations fausses et des documents falsifiés. Il apporte en même temps des témoignages qui rétablissent le caractère et les actes des rois Thiệu Trị et Tự Đức, noircis en tyrans.

Le second volume poursuit la démonstration sur les thèses qui déforment le rôle de Nguyễn Văn Tường et des rois Nguyễn. L'auteur réfute les crimes qu'on impute à Nguyễn Văn Tường : avoir exterminé les chrétiens, s'être allié aux catholiques pour massacrer les lettrés du mouvement Văn Thân, avoir tué le grand serviteur Trần Tiễn Thành, avoir tué trois rois — Dục Đức, Hiệp Hòa, Kiến Phúc. Chaque question est réglée par la confrontation des textes, d'où sort la vérité : Trần Tiễn Thành fut tué par le marquis Hồng Chuyên ; Dục Đức fut déposé parce qu'il s'était mis du côté des Français ; Hiệp Hòa fut tué pour avoir secrètement traité avec le résident de Champeaux afin d'éliminer le parti de la résistance ; le roi Kiến Phúc est mort de maladie.

Le chapitre 5 à lui seul, intitulé Qui triche : les Français ou les rois et les mandarins des Nguyễn ?, est déjà un livre sur les deux grands événements de l'invasion du Tonkin, qui ont causé la mort des deux grands serviteurs Nguyễn Tri Phương et Hoàng Diệu. Nguyễn Quốc Trị y fait des découvertes importantes.

  1. Lors de la première attaque de Hanoi : Francis Garnier attaque par surprise, sans jamais avoir remis d'ultimatum. Nguyễn Tri Phương, sur l'ordre du roi Tự Đức, était en train de négocier et n'a pas engagé le combat. L'évêque Puginier a mobilisé les chrétiens pour prêter main-forte à Francis Garnier.

  2. Lors de la seconde attaque de Hanoi : Henri Rivière viole le traité de 1874, use de ruses et de la complicité intérieure des missionnaires.

Faute d'explication claire, nous ne comprenions pas jusqu'ici comment Nguyễn Tri Phương et Hoàng Diệu avaient pu perdre si facilement devant deux aventuriers comme Francis Garnier et Henri Rivière. Ce n'était pourtant pas la première fois que les Français employaient la ruse pour attaquer. Lors de la première attaque de Đà Nẵng, en 1847, sous le roi Thiệu Trị, Lapierre et Rigault de Genouilly avaient déjà frappé en traître : ils avaient détruit par surprise les cinq navires de bronze du roi dans la baie de Đà Nẵng, au moment même où celui-ci rédigeait sa réponse. Lapierre avait frappé en traître et avait encore demandé à l'évêque Forcade de justifier cette action honteuse. C'est de cette affaire que le roi Thiệu Trị conçut une telle indignation qu'il mourut quelques mois plus tard, et que les relations avec la France furent rompues près de dix ans.

L'entreprise de dénigrement des rois Nguyễn vise avant tout Minh Mạng. Pourquoi les missionnaires et les historiens coloniaux le condamnent-ils avec tant d'acrimonie ? Parce que Minh Mạng avait le génie du gouvernement intérieur et qu'il entendait prévenir l'invasion par une politique et une organisation militaire solides, serrées et complètes. Pour le noircir, après avoir décrit l'exécution du père Gagelin — étranglé — avec des détails d'une extrême atrocité, d'après les récits des missionnaires, Gosselin en rajoute : « Cependant Minh Mạng se livrait à toutes sortes de crimes. On assure — je n'ai pu vérifier l'exactitude du fait — qu'il eut commerce incestueux avec sa belle-sœur, la femme du prince Cảnh ; quand la grossesse de celle-ci devint visible, il condamna à mort la malheureuse et ses deux enfants, ses propres neveux, en leur accordant les « trois présents de la cour », faveur suprême dans la mort : trois coudées de soie rose pour s'étrangler ou se pendre, une fiole de poison et un glaive pour se trancher la gorge. »3

Nous voudrions y insister : cette façon de présenter les « faits » se rencontre couramment dans les lettres et les rapports que les missionnaires adressaient à leur société, et celui qui écrit conjugue au conditionnel — c'est-à-dire que la chose n'est pas sûre, ou qu'il l'a seulement entendu dire ; mais dès que les historiens la recopient, elle devient vérité ! L'histoire du « commerce incestueux du roi Minh Mạng avec sa belle-sœur » a d'abord été avancée par Trương Vĩnh Ký, formé chez les religieux et tenant Minh Mạng pour un tyran ; Gosselin l'a ensuite recopiée.

Pour rétablir la vérité, Nguyễn Quốc Trị produit les témoignages du Đại Nam thực lục et du Liệt truyện : la femme du prince Cảnh, Tống Thị Quyên, eut un commerce incestueux avec son fils Mỹ Đường (le petit-fils royal Đán). Lê Văn Duyệt, l'ayant appris, en fit rapport. C'est là l'un des crimes les plus graves du droit pénal : Lê Văn Duyệt reçut l'ordre de noyer Tống Thị Quyên, et Mỹ Đường fut interdit de cour. Son frère cadet Mỹ Thùy (le petit-fils royal Kính) mourut du choléra. Après une nouvelle faute, Mỹ Đường fut réduit à la condition de simple sujet ; il mourut en 1849, sous Tự Đức4. Outre la réfutation de ces calomnies personnelles, Nguyễn Quốc Trị soulève des questions d'intérêt national et cherche à y répondre :

  1. L'aide de Pigneau de Béhaine a-t-elle été déterminante dans la carrière de Nguyễn Ánh ?

  2. Le rôle des deux missionnaires Marchand (Cố Du) et Taberd dans la révolte de Lê Văn Khôi.

  3. La vérité sur les dépositions et les intronisations à Huê.

  4. Le complot de Hồng Bảo, frère aîné de Tự Đức.

  5. Le rôle des missionnaires dans les révoltes du Nord, du Centre et du Sud.

  6. Dans quelles conditions ont été signés les traités importants : Nhâm Tuất, le 5 juin 1862 ; Giáp Tuất, le 15 mars 1874 ; Giáp Thân, le 6 juin 1884 ?

Autant de questions que presque personne n'avait posées jusqu'ici, à moins de recopier ce qu'avançaient les Français. Il arrive que quelques jugements de Trần Trọng Kim valent vérité historique, alors que ce savant lui-même s'appuyait sur des sources qui ne sont pas dignes de foi. Ainsi, pour les rois déposés et assassinés, tous les historiens ont jusqu'ici tout mis sur le dos de Tường et de Thuyết, sans savoir — ou sans dire — que les rois Dục Đức et Hiệp Hòa s'entendaient avec les Français.

Dans quelles conditions le traité de l'année Giáp Thân, du 6 juin 1884, dit traité de protectorat, a-t-il été conclu ? Qui sait que la version française diffère de la version en caractères chinois ? Nguyễn Văn Tường a-t-il accepté, oui ou non, les mots de protectorat ? De quelle manœuvre le président du Conseil français, Jules Ferry, s'est-il servi pour faire signer ce traité ? Pourquoi Nguyễn Tri Phương a-t-il perdu la citadelle de Hanoi ? Comment un grand général qui avait passé sa vie au combat, et que les Français respectaient, a-t-il pu perdre sans combattre devant un obscur Francis Garnier ? Quelles manœuvres se cachent derrière la seconde prise de Hanoi par Henri Rivière, et quelle a été la complicité des missionnaires ? Pourquoi Hoàng Diệu s'est-il donné la mort ?…

À toutes ces questions, Nguyễn Quốc Trị apporte des réponses assez satisfaisantes. Des vérités jusque-là recouvertes sont mises au jour, et il a éclairé bien des points obscurs de l'histoire.

L'annexe qui clôt le second volume (p. 925-1138) contient un certain nombre de documents originaux photographiés dans les archives, dont beaucoup de lettres échangées entre fonctionnaires, missionnaires et autorités françaises. Deux pièces y sont particulièrement importantes : le traité de l'année Giáp Thân et la lettre de Silvestre à Lemaire.

Le traité de l'année Giáp Thân, 6 juin 1884

Alors que tout allait au plus mal, le roi Tự Đức mourut, le 19 juillet 1883.

Un an plus tard, le 6 juin 1884, acculée, la cour de Huê dut signer avec la France le traité de l'année Giáp Thân, ou traité Patenôtre, dit aussi traité de protectorat. C'est le traité le plus « humiliant » de notre histoire, car il fait perdre officiellement au pays sa souveraineté. Le mot protectorat y couvre à la fois la diplomatie et l'administration intérieure : autrement dit, le Viêt Nam passe entièrement sous la protection — la domination — de la France. Nguyễn Văn Tường, alors grand ministre régent, se chargea de signer ce traité, et l'opinion jugea qu'il s'était mis du côté des Français en signant un traité de « trahison ».

Nguyễn Quốc Trị produit la photographie de l'original du traité, en français et en caractères chinois, pour établir la différence entre les deux versions et la manœuvre du président du Conseil Jules Ferry. Pour que le lecteur la voie clairement, rappelons quelques faits.

  • Moins d'un mois après la mort du roi Tự Đức, le roi Hiệp Hòa, sous la pression du commissaire général Harmand et du résident de Champeaux, charge Trần Đình Túc et Nguyễn Trọng Hiệp de signer le traité de l'année Quí Mùi, le 25 août 1883, que les Français appellent traité Harmand.

  • Le traité Harmand n'est pas encore ratifié par le gouvernement français, et le parti de la résistance, mené par Nguyễn Văn Tường et Tôn Thất Thuyết, s'y oppose farouchement.

  • Le roi Hiệp Hòa — qui allait avec les Français et voulait éliminer Tường et Thuyết — est contraint de boire le poison le 29 novembre 1883. Le roi Kiến Phúc monte sur le trône.

  • La France négocie avec la Chine et signe le traité de Tianjin, le 11 mai 1884, par lequel la Chine reconnaît le protectorat français sur le Viêt Nam.

  • Patenôtre, en route pour Pékin où il doit prendre son poste d'ambassadeur, s'arrête à Huê et signe un nouveau traité, destiné à remplacer le traité Harmand jugé trop dur.

  • Contre toute attente, le traité Patenôtre est pire encore que le traité Harmand.

C'est pourquoi Nguyễn Văn Tường, principal signataire, fut tenu pour un traître.

Nguyễn Quốc Trị établit la fraude du gouvernement français par la confrontation des textes.

Le mot protectorat apparaît pour la première fois dans le traité Harmand, dont la version française porte :

Article Premier : L'Annam reconnait et accepte le protectorat de la France avec les conséquences de ce mode de rapports au point de vue du droit diplomatique européen, c'est-à-dire que la France présidera aux relations de toutes les puissances étrangères, y compris la Chine, avec le gouvernement annamite, qui ne pourra communiquer diplomatiquement avec lesdites puissances que par l'intermédiaire de la France seulement5

Dans cet article premier du traité Harmand, le mot protectorat n'a qu'une portée diplomatique. Mais le traité de l'année Giáp Thân, signé le 6 juin 1884 entre Patenôtre d'une part, Nguyễn Văn Tường, Phạm Thận Duật et Tôn Thất Phan de l'autre, dont Nguyễn Quốc Trị a retrouvé la photographie, porte ceci :

Article I

L'Annam reconnait et accepte le protectorat de la France.

La France représentera l'Annam dans toutes ses relations extérieures.

Les Annamites à l'étranger seront placés sous la protection de la France6

L'article I du traité Patenôtre signifie donc :

  1. L'Annam reconnaît et accepte le protectorat de la France (aussi bien pour l'administration intérieure que pour la diplomatie).

  2. La France représentera l'Annam à l'extérieur (sous-entendu : devant le monde, la France remplace le Viêt Nam).

  3. Les Vietnamiens à l'étranger seront placés sous la protection de la France (sous-entendu : les Vietnamiens à l'étranger deviennent eux aussi des sujets dominés).

Alors qu'il s'agissait d'établir un nouveau traité, moins dur, que la partie vietnamienne pût accepter, le traité Patenôtre va exactement en sens inverse : du protectorat diplomatique du traité Harmand, on passe au protectorat sur l'administration intérieure comme sur la diplomatie, et les Vietnamiens de l'étranger deviennent sujets de la France.

Pourquoi Nguyễn Văn Tường a-t-il accepté de signer un pareil traité ? Si l'on regarde la version en caractères chinois dont Nguyễn Quốc Trị donne la photographie7, traduite dans le Đại Nam thực lục, l'article I est rédigé ainsi :

« Article 1. Le pays de Đại Nam reconnaît que le pays de Đại Pháp lui prête assistance, c'est-à-dire que si le pays de Đại Nam a des relations avec quelque pays que ce soit, le pays de Đại Pháp l'assistera dans ses affaires, et que le peuple du pays de Đại Nam se trouvant à l'étranger, le pays de Đại Pháp l'assistera aussi. »8

Cet article 1 n'a pas du tout le sens de l'article I de la version française de Patenôtre : le Viêt Nam n'y reçoit de la France qu'une assistance, et cette assistance est limitée au domaine diplomatique. Comparé au traité Harmand, le mot assistance est plus faible que le mot protectorat, tandis que la condition diplomatique reste la même.

De plus, la version française de Patenôtre ajoute à l'article XIX : « En cas de contestations, le texte français fera seul foi ». Les mandarins ont sans doute cru à la loyauté des Français, car ils ont écrit leur article 19 dans un sens analogue.

Et voici l'explication de Nguyễn Quốc Trị9.

  1. Nguyễn Văn Tường et les mandarins exigèrent fermement que le mot bảo hộ (protectorat) fût remplacé par bảo trợ ou bang trợ, c'est-à-dire assistance, et non acceptation de la domination française sur l'Annam. Cela est établi par un document de la cour de Huê, traduit en français sous le titre Projet de la Cour de Huế, conservé aux archives du ministère français des Affaires étrangères, que Võ Đức Hạnh a mis au jour10.

  2. La querelle de mots aboutit à une impasse, aucune des parties ne voulant céder. Patenôtre télégraphia à Paris pour demander des instructions, et Jules Ferry répondit par un télégramme chiffré du 3 août 1884 : « Le texte français faisant foi, vous pouvez accepter le mot baluttro [bảo trợ] si vous jugez nécessaire, Ferry ». Nguyễn Quốc Trị a retrouvé ce télégramme aux archives du ministère français des Affaires étrangères.

Ainsi, le traité Patenôtre a deux versions, et seule la version française fait foi. La version en caractères chinois pouvait être rédigée n'importe comment, pourvu que la partie vietnamienne fût satisfaite.

Jules Ferry usa de cette manœuvre parce qu'il prévoyait qu'au moment de l'exécution du traité, Nguyễn Văn Tường et Tôn Thất Thuyết ne seraient plus à la régence. Avec un roi favorable aux Français, il n'y aurait plus d'obstacle. C'est exactement ce qui arriva : au début de 1886, quand Nguyễn Văn Tường fut déporté à Tahiti, les Français soumirent le traité à la ratification du roi Đồng Khánh. Ensuite, plus personne ne souleva la différence entre les deux versions.

  1. Nguyễn Văn Tường connaissait peut-être fort bien la manœuvre et la différence entre les deux textes, mais il lui fallut signer : comme pour le traité Harmand, la France amenait de nouveau ses navires de guerre devant Huê. Elle remit un ultimatum imposant la signature sous vingt-quatre heures, faute de quoi elle emploierait la force. Au centre des archives d'outre-mer d'Aix-en-Provence, Nguyễn Quốc Trị a retrouvé le rapport au ministère de la Marine d'un colonel placé sous les ordres de l'amiral Courbet, qui indique : « Le traité Patenôtre n'a été signé par Nguyễn Văn Tường qu'à contrecœur, après réception d'un ultimatum français de vingt-quatre heures. » Cet ultimatum n'a jamais été consigné nulle part. En lisant le Thực lục, Nguyễn Quốc Trị a trouvé un passage qui évoque en passant la menace française de laisser les militaires régler l'affaire ; et dès le lendemain la procédure de signature commençait, sans plus aucune négociation.

En résumé, pour forcer Nguyễn Văn Tường à signer ce traité, la France a usé des manœuvres suivantes. Laisser rédiger la version en caractères chinois exactement selon la volonté de la cour de Huê, c'est-à-dire : le Viêt Nam n'accepte qu'une assistance diplomatique de la France. Faire porter à la version française la clause frauduleuse : le Viêt Nam accepte le protectorat de la France. Et, pour plus de sûreté, écrire à l'article XIX : en cas de contestations, seul le texte français fait foi. Enfin, menacer par ultimatum pour contraindre la cour à signer sur-le-champ, faute de quoi les troupes françaises attaqueraient la capitale : outre les deux compagnies qui escortaient Patenôtre, il y avait les troupes françaises de Thuận An et l'escadre du commandant en chef Courbet au large de la passe de Thuận.

Quelques mois seulement après la signature du traité Patenôtre du 6 juin 1884, le résident général Rheinart, s'appuyant sur ce droit de « protectorat », exigeait la déposition du roi Hàm Nghi, monté sur le trône sans autorisation française ; puis son successeur Lemaire exigeait que la nomination des régents et des ministres fût elle aussi approuvée par le résident général. Toutes ces humiliations conduisirent Nguyễn Văn Tường et Tôn Thất Thuyết à décider de résister : Tôn Thất Thuyết partit pour la résistance, Nguyễn Văn Tường resta pour chercher à négocier.

Après l'affaire de Mang Cá, les 4 et 5 juillet 1885, la capitale tomba ; le roi Hàm Nghi quitta le palais et mena la résistance pendant trois ans. Ce n'est qu'avec sa capture, en 1888, que le Viêt Nam perdit complètement son autonomie et passa sous le protectorat de la France, selon la version française du traité Patenôtre.

La lettre de Silvestre à Lemaire : le plan de déposition du roi Hàm Nghi

La seconde pièce précieuse retrouvée par Nguyễn Quốc Trị est une lettre autographe de Silvestre à Lemaire : Silvestre, directeur des Affaires politiques et civiles, écrit au résident général Lemaire le 19 novembre 1884 pour lui proposer un plan de déposition du roi Hàm Nghi.

Cette lettre est écrite trois mois et demi après l'intronisation du roi Hàm Nghi (le 2 août 1884). C'est un document important, riche d'informations sur la situation politique et militaire après la mort du roi Tự Đức. Silvestre y désigne nommément les deux régents Nguyễn Văn Tường et Tôn Thất Thuyết comme les auteurs de la politique anti-française. Tenant Nguyễn Văn Tường pour l'ennemi le plus redoutable, Silvestre énumère toutes sortes de faits de cupidité et de corruption pour le salir, et affirme qu'il est celui qui, sans paraître, tient les rênes en arrière, responsable de tous les complots et de l'alliance avec les troupes chinoises pour former un front uni contre la France. (Fournier avait alors signé avec Li Hongzhang le traité de Tianjin, le 11 mai 1884 : la Chine reconnaissait le Viêt Nam comme possession française et devait retirer ses troupes.)

Silvestre a découvert la stratégie anti-française de la cour de Huê par deux voies concordantes : les renseignements, et une lettre de l'évêque Puginier au commandant en chef du corps expéditionnaire, datée du 6 novembre 1884, selon laquelle le soulèvement de Huê serait dirigé en secret par Nguyễn Văn Tường : Tôn Thất Thuyết conduirait le roi Hàm Nghi à Cam Lộ ; Hoàng Kế Viêm, l'amiral Ngô, Lưu Vĩnh Phúc… seraient chargés de prendre les régions de Hưng Hoá, Thanh Hoá, Ninh Bình, Sơn Tây et Tuyên Quang.

Silvestre propose à Lemaire la solution suivante : si les deux régents font sortir le roi Hàm Nghi de Huê, la France installera aussitôt Chánh Mông (le futur roi Đồng Khánh), proclamera la déposition de Hàm Nghi et formera un nouveau gouvernement avec six noms — Đoàn Văn Bình, Nguyễn Thuật, Cao Hữu Sung, Lê Tấn Thông, Đặng Đức Địch, Nguyễn Hữu Độ —, tous anciens gouverneurs de province ou ministres dégradés ou révoqués par la cour pour faute.

Six mois plus tard survint l'affaire de Mang Cá, les 4 et 5 juillet 1885 : la capitale tomba, le roi Hàm Nghi gagna Cam Lộ et prit la tête de la résistance ; il ne fut capturé que trois ans plus tard. Tout s'est passé à peu près comme Silvestre l'avait prévu. Nguyễn Văn Tường, Phạm Thận Duật, du Conseil secret, et Tôn Thất Đính (père de Tôn Thất Thuyết) furent arrêtés et déportés à Tahiti. Phạm Thận Duật mourut sur le navire. Nguyễn Văn Tường et Tôn Thất Đính moururent à Tahiti l'année suivante (1886). Le mouvement Cần Vương continua de combattre les Français et ne se disloqua vraiment qu'à la mort de Phan Đình Phùng, en 1895.

Le Nguyễn Văn Tường de Nguyễn Quốc Trị est un travail prudent et détaillé, qui ouvre une tendance nouvelle : retrouver, réécrire et relire l'histoire du Viêt Nam. L'auteur ne se soucie pas seulement de raconter les faits, mais d'examiner ce qui a été écrit sur eux, et sur quoi l'on s'est fondé pour avancer de tels arguments. Bien que son personnage principal soit Nguyễn Văn Tường, Nguyễn Quốc Trị a en réalité déployé l'histoire de presque quatre règnes : Gia Long, Minh Mạng, Thiệu Trị et Tự Đức.

Nguyễn Văn Tường et la guerre de la dynastie des Nguyễn contre la domination française sera le premier ouvrage historique écrit selon un regard neuf, entièrement délivré des vieux modèles. L'auteur a remonté à la source de bien des faits et de bien des événements ; il n'a évidemment pas tout fait, son écriture manque de rigueur, il lui arrive d'employer des documents peu sûrs ; mais ce qu'il met en lumière suffit à ouvrir une manière de reprendre l'histoire, plus honnête et plus profonde, pour rendre sa valeur au grand ministre Nguyễn Văn Tường et à la dynastie des Nguyễn, et surtout au roi Tự Đức, qui, pendant tout son règne, a cherché tous les moyens de s'opposer à l'invasion française.


© Copyright Thuy Khue 2015


  1. Au pays, Trần Xuân An, descendant à la cinquième génération de Nguyễn Văn Tường, a écrit un récit intitulé Phụ chính đại thần Nguyễn Văn Tường (« Le grand ministre régent Nguyễn Văn Tường », éditions Văn Nghệ de Hô Chi Minh-Ville, 2004), sur le mode du roman historique, à partir de faits réels consignés dans le Đại Nam thực lục ; malheureusement, cet ouvrage est sans valeur. ↩︎

  2. Mémoire du 8 mars 1868, Nguyễn Văn Tường I, p. 25. ↩︎

  3. Gosselin, L'Empire d'Annam, p. 116. ↩︎

  4. Nguyễn Quốc Trị, Nguyễn Văn Tường, tome I, p. 432. ↩︎

  5. Gosselin, annexe n° 9, p. 528. ↩︎

  6. Nguyễn Văn Tường, tome II, annexe 4a, p. 936. ↩︎

  7. Nguyễn Văn Tường, II, annexe 4b, p. 944-966. ↩︎

  8. Nguyễn Văn Tường, I, p. 165 ; Đại Nam thực lục, tome IX, p. 74. ↩︎

  9. Nguyễn Văn Tường, I, p. 166-167. ↩︎

  10. Publié dans La Place du catholicisme dans les relations entre la France et le Vietnam de 1870 à 1886, Peter Lang, Berne, 1992. ↩︎

Khảo sát công trạng của những người Pháp giúp vua Gia Long

Bộ sử Nguyễn Văn Tường của Nguyễn Quốc Trị

Bộ sách lịch sử "Nguyễn Văn Tường (1824-1886) và cuộc chiến chống đô hộ Pháp của nhà Nguyễn" xin gọi tắt là Nguyễn Văn Tường của Nguyễn Quốc Trị, do tác giả xuất bản năm 2013 tại Maryland, Hoa Kỳ, đáp ứng đúng nhu cầu nhìn lại và viết lại lịch sử.

Cảm tưởng đầu tiên của người đọc là sự ngạc nhiên trước một công trình nghiên cứu mới mà từ lâu những người quan tâm đến lịch sử vẫn hằng chờ đợi, không chỉ đối với giai đoạn hiện đại, mà cả về cuộc chiến chống Pháp của nhà Nguyễn, bởi hầu hết chúng ta, vì thiếu sách sử, vì không đọc được chữ Hán, vì kém Pháp văn, đã trưởng thành trong tình trạng thiếu hiểu biết lịch sử nước mình.

Nguyễn Quốc Trị, sinh năm 1929, xuất thân Đại học Quốc gia Hành chánh và Đại học Luật khoa Sài Gòn. Là viện trưởng cuối cùng của Học viện Quốc gia Hành chánh. Là cháu đời thứ ba của quan phụ chính đại thần Nguyễn Văn Tường. Với mục đích tìm hiểu những gì "ông cố" đã làm để gây tiếng xấu trong lịch sử, Nguyễn Quốc Trị không những đã truy tìm hành trình đích thực của Nguyễn Văn Tường mà còn điều tra lại những sự kiện lịch sử xẩy ra dưới triều Nguyễn, đánh đổ những thành kiến sai lầm về các vua Gia Long, Minh Mạng, Tự Đức. Ông tố cáo những giả trá trong cách hành xử của các nhà chính trị, quân sự, giáo sĩ Pháp, sự bóp méo lịch sử của những ngòi bút thuộc địa và hội thừa sai, sự cố tình bôi nhọ triều Nguyễn nói chung, Nguyễn Văn Tường và Tôn Thất Thuyết nói riêng, cốt để trình bầy một bộ mặt lịch sử có lợi cho chế độ thực dân.

Nhờ những bản tấu của Nguyễn Văn Tường, do ba người cháu nội của quan phụ chính sao chép lại từ các bộ, viện và được phổ biến trong cuộc hội hội thảo chủ đề Nhóm chủ chiến trong triều đình Huế cuối thế kỷ XIX, tổ chức tại Đại học Sư phạm, Sài Gòn, ngày 12/11/1991, mà người ta biết rằng chính Nguyễn Văn Tường là tác giả sách lược "hòa để thủ, thủ để mưu chiến", mà các triều Tự Đức, Kiến Phúc và Hàm Nghi đã ứng dụng để đối phó với cuộc xâm lăng của Pháp1.

Từ năm 2002, Nguyễn Quốc Trị đã chuyên tâm nghiên cứu, sao lục tài liệu ở các tàng thư Pháp, Mỹ, đối chiếu với kho tư liệu Việt. Bộ sách của ông đồ sộ, đưa ra nhiều vấn đề, đi vào nhiều chi tiết nhưng cách sắp đặt chưa được hệ thống, cách trình bầy còn nhiều khiếm khuyết, đôi khi rối rắm. Nếu tác giả chia sách làm nhiều quyển (hoặc nhiều chương mục), sắp xếp theo chủ đề hoặc theo trật tự ngày tháng, có lẽ độc giả dễ tiếp nhận hơn. Ngoài ra, sách viết với chủ ý bạch hoá những vấn đề đưa ra, cho nên phần diễn lại lịch sử đích thực đôi khi bị chìm đi. Có lẽ sau khi đã đẩy lui những thông tin sai lầm, thiết tưởng tác giả nên tóm tắt lại mỗi vấn đề, mỗi sự kiện, để làm nổi trội bộ mặt lịch sử, sau khi đã được tìm tòi, phân tích, minh chứng.

Nội dung tác phẩm

Bộ sách gồm hai tập, dày 1138 trang khổ lớn (21x27), viết về sự nghiệp Nguyễn Văn Tường, vị phụ chính đại thần đã bôn ba lo việc nước nhưng bị các sử gia Pháp Việt chôn vùi như một người "tham ô, hà lạm" thậm chí "bán nước" vì đã ký hòa ước Giáp Thân 1884, nhận sự bảo hộ của Pháp. Tác giả trình bầy sách lược chống Pháp của Nguyễn Văn Tường: "hòa để thủ, thủ để mưu chiến", mà theo ông, đã được vua Tự Đức chấp nhận; đồng thời mở rộng thêm nhiều vấn đề khác, giải mã những sai lầm về các vua Gia Long, Minh Mạng, Thiệu Trị, Tự Đức, tìm hiểu những khúc mắc trong mối quan hệ chính trị, ngoại giao và quân sự của triều Nguyễn với Pháp.

Tập I, tác giả dẫn lại hành trình Nguyễn Văn Tường từ 1862 đến năm ông mất, 1886. Khi Nguyễn Văn Tường bắt đầu có trách nhiệm chính trị và ngoại giao, thì Pháp đã chiếm xong ba tỉnh miền Đông Nam Kỳ. 1867, Pháp chiếm nốt ba tỉnh miền Tây. 1868, Nguyễn Văn Tường dâng kiến nghị đầu tiên lên vua Tự Đức, ngụ ý: thường thì phải đánh rồi mới thủ, thủ rồi mới hòa; nhưng tình thế đã nguy ngập, ta phải hòa trước để thủ, thủ rồi mới mưu chiến"2. Con đường chính trị và ngoại giao này sẽ được Nguyễn Văn Tường áp dụng gần 20 năm, dưới triều Tự Đức, khi đánh khi hòa, cho tới khi ông bị Pháp bắt, đầy đi Tahiti năm 1885 và mất năm 1886.

Tác giả phản bác những luận điểm xuyên tạc của sử gia thuộc địa, được sử gia Việt chép lại, về công ơn của Bá Đa Lộc đối với vua Gia Long, về sự vu khống: vua Gia Long tàn bạo, nhỏ nhen, đối xử tàn tệ với nhà Lê hoặc vua Minh Mạng bội bạc, quên ơn Pháp, giết đạo, giết hại công thần, diệt dòng trưởng Hoàng tử Cảnh; Nguyễn Văn Tường tư thông với Học phi, giết vua Kiến Phúc... Ông chứng minh những vu cáo của sử gia và chính quyền thuộc địa đối với Nguyễn Văn Tường qua việc sử dụng thông tin sai lầm và dùng văn kiện giả mạo. Đồng thời đưa ra những chứng từ xác định tư cách và hành động của các vua Thiệu Trị, Tự Đức, bị bôi nhọ là bạo chúa.

Tập II, tiếp tục chứng minh những luận điểm xuyên tạc Nguyễn Văn Tường và các vua triều Nguyễn. Tác giả phản bác sự quy kết Nguyễn Văn Tường những tội: diệt đạo, đi với công giáo để giết Văn Thân, giết công thần Trần Tiễn Thành, giết ba vua: Dục Đức, Hiệp Hòa, Kiến Phúc. Những vần đề nêu ra đều được giải quyết bằng sự đối chiếu văn bản để làm bật sự thực: Trần Tiễn Thành bị Kỳ ngoại hầu Hồng Chuyên giết chết. Dục Đức bị truất phế vì theo Pháp. Hiệp Hòa bị giết vì mật thông với Khâm sứ de Champeaux để diệt phe chống Pháp. Vua Kiến Phúc chết vì bệnh.

Riêng chương 5, tựa đề: Ai gian trá: Người Pháp hay vua quan triều Nguyễn? đã là một cuốn sách nghiên cứu về hai sự kiện lịch sử chính trong cuộc xâm lăng Bắc Hà, gây ra cái chết của hai vị đại thần Nguyễn Tri Phương và Hoàng Diệu. Nguyễn Quốc Trị đã có những khám phá quan trọng:

1/ Trong vụ đánh Hà Nội lần thứ nhất: Francis Garnier tấn công bất ngờ, không hề đưa tối hậu thư. Nguyễn Tri Phương, nhận lệnh vua Tự Đức, đang thương lượng, không động thủ. Giám mục Puginier huy động giáo dân tiếp tay Francis Garnier.

2/ Trong vụ đánh Hà Nội lần thứ hai: Henri Rivière bất chấp hiệp ước 1874, dùng thủ đoạn và sự nội công của giới thừa sai.

Cho tới nay, vì thiếu sự giải thích minh bạch, chúng ta không hiểu tại sao Nguyễn Tri Phương và Hoàng Diệu lại có thể thua trận một cách dễ dàng như thế, trước hai kẻ giang hồ như Francis Garnier và Henri Rivière. Đây không phải là lần đầu tiên quân Pháp dùng những thủ đoạn lừa gạt để tấn công. Khi đánh Đà Nẵng lần đầu năm 1847, dưới thời vua Thiệu Trị, Lapierre và Rigault de Genouilly cũng đã đánh lén: bất ngờ bắn phá 5 thuyền đồng của vua ở vịnh Đà Nẵng, trong lúc vua đang viết thư trả lời. Lapierre đã đánh lén rồi còn nhờ giám mục Forcade biện minh cho hành động nhơ nhuốc này. Chính vì trận ấy mà vua Thiệu Trị phẫn uất, mấy tháng sau mất và việc giao thiệp với Pháp bị đình chỉ trong gần 10 năm.

Thủ pháp bôi nhọ các vua triều Nguyễn triệt để nhắm vào vua Minh Mạng. Tại sao vua Minh Mạng lại bị giới thừa sai và sử gia thuộc địa cay độc kết án? Bởi vì Minh Mạng có tài nội trị, chủ trương ngăn ngừa ngoại xâm bằng một đường lối chính trị và quân sự vững chắc, chặt chẽ và toàn diện. Để bôi nhọ Minh Mạng, sau khi mô tả việc xử linh mục Gagelin (bị thắt cổ), với những chi tiết cực kỳ dã man (theo lời kể của các giáo sĩ), Gosselin còn thêm thắt: "Tuy nhiên Minh Mạng dấn thân vào đủ loại tội ác. Người ta xác định, nhưng tôi chưa thể kiểm chứng sự xác thực của việc này, rằng ông ta loạn luân với chị dâu, vợ Hoàng tử Cảnh; khi bà này có mang trông thấy, ông ta kết án tử hình người đàn bà bất hạnh cùng với hai con của bà, là cháu ruột ông ta, cho họ được hưởng "tam ban triều điển" là đặc ân trong cái chết: ba thước lụa hồng để thắt cổ hay treo cổ, một lọ thuốc độc và một thanh gươm để cắt cổ"3.

Chúng tôi xin nhấn mạnh: Lối trình bày "sự kiện" như trên, thường thấy trong thư từ hoặc báo cáo của các thừa sai gửi hội truyền giáo, và được người viết chia động từ trong thể điều kiện (conditionnel), tức là chưa chắc hoặc chỉ nghe nói, nhưng khi được các sử gia chép lại, nó trở thành sự thực! Việc "vua Minh Mạng tư thông với chị dâu" đầu tiên là do Trương Vĩnh Ký, được nhà dòng dạy, coi Minh Mạng là bạo chúa, đưa ra, rồi Gosselin chép lại.

Để lập lại sự thực, Nguyễn Quốc Trị dẫn những chứng cớ ghi trong Đại Nam Thực Lục và Liệt Truyện: vợ Hoàng tử Cảnh là Tống Thị Quyên loạn luân với con trai Mỹ Đường (hoàng tôn Đán). Lê Văn Duyệt biết chuyện tâu lên. Đây là một trong những tội nặng nhất về hình sự, Lê Văn Duyệt được lệnh dìm chết Tống Thị Quyên và Mỹ Đường bị cấm không được vào chầu. Người em là Mỹ Thùy (hoàng tôn Kính) chết vì bệnh dịch tả. Sau khi phạm thêm một tội nữa, Mỹ Đường bị biếm làm thường dân; mất năm 1849, dưới thời Tự Đức4. Ngoài việc phản bác những bôi nhọ cá nhân, Nguyễn Quốc Trị còn đưa ra những nghi vấn có tầm vóc quốc gia và tìm cách trả lời, như:

1- Sự giúp đỡ của Bá Đa Lộc có quyết định sự nghiệp của Nguyễn Ánh không?

2- Vai trò của hai giáo sĩ Marchand (Cố Du) và Taberd trong cuộc khởi loạn Lê Văn Khôi.

3- Sự thật về sự phế lập ở Huế.

5- Việc Hồng Bảo (anh Tự Đức) âm mưu đảo chánh.

6- Vai trò của các giáo sĩ trong các cuộc nổi loạn ở Bắc, Trung, Nam.

7- Những hiệp ước quan trọng: Nhâm Tuất 5/6/1862; Giáp Tuất 15/3/1874; và Giáp Thân 6/6/1884, đã được ký kết trong những điều kiện như thế nào?

Những câu hỏi mà cho tới nay, chưa mấy ai đặt, hoặc chỉ viết lại những gì người Pháp đưa ra. Đôi khi vài lời phán xét của Trần Trọng Kim có giá trị như một sự thật lịch sử mà chính vị học giả cũng lại dựa vào những nguồn tin chưa phải là đáng tin cậy. Thí dụ việc phế vua, giết vua, từ trước đến nay, các sử gia nhất loạt đổ lên đầu hai ông Tường và Thuyết, mà không biết hoặc không đả động đến việc các vua Dục Đức, Hiệp Hoà thông đồng với Pháp.

Hoà ước Giáp Thân 6/6/1884, còn gọi là hoà ước Bảo hộ, đã được thiết lập trong điều kiện nào? Có ai biết bản tiếng Pháp khác với bản chữ Hán? Nguyễn Văn Tường có chịu nhận hai chữ bảo hộ hay không? Thủ tướng Pháp Jules Ferry đã dùng thủ đoạn gì để ký hòa ước này? Tại sao Nguyễn Tri Phương để mất thành Hà Nội? Một đại tướng xông pha cả đời trong chiến trận khiến quân Pháp nể trọng, sao chưa đánh mà thua một kẻ vô danh tiểu tốt như Francis Garnier? Những mánh lới gì nằm sau vụ Henri Rivière chiếm Hà Nội lần thứ nhì, sự nội ứng của giới thừa sai ra sao? Tại sao Hoàng Diệu tuẫn tiết?...

Tất cả những câu hỏi trên đây, đều được Nguyễn Quốc Trị giải đáp khá thoả đáng. Những sự thực bị che đậy như thế, được trưng ra và ông đã phanh phui rất nhiều điểm tối của lịch sử.

Phần phụ lục ở cuối tập II, (t. 925-1138) có một số văn bản gốc chụp trong các kho tư liệu, gồm nhiều thư từ trao đổi giữa các viên chức, giáo sĩ với nhà cầm quyền Pháp. Đặc biệt có hai tài liệu quan trọng: Hoà ước Giáp Thân và lá thư Silvestre gửi Lemaire.

Hòa ước Giáp Thân 6/6/1884

Trong lúc mọi sự đang hết sức rối ren, thì vua Tự Đức mất ngày 19/7/1883.

Một năm sau, ngày 6/6/1884, ở thế cùng, triều đình Huế phải ký với Pháp hoà ước Giáp Thân hay hoà ước Patenôtre còn gọi là hoà ước Bảo Hộ. Đây là hoà ước "nhục nhã" nhất của nước ta, vì với nó, nước ta chính thức mất chủ quyền. Trong đó chữ Protectorat (Bảo hộ) ngụ cả ý ngoại giao lẫn nội trị. Có nghiã là Việt Nam hoàn toàn chịu sự bảo hộ hay đô hộ của người Pháp. Nguyễn Văn Tường, lúc đó là phụ chính đại thần, đảm trách việc ký hòa ước này, dư luận cho rằng ông đã theo Pháp mà ký một hiệp ước "bán nước".

Nguyễn Quốc Trị đưa ra hình chụp nguyên bản hòa ước chữ Pháp và chữ Hán, để chứng minh sự khác biệt giữa bản Pháp văn và Hán văn, và thủ đoạn của thủ tướng Pháp Jules Ferry. Để độc giả thấy rõ thủ đoạn này, chúng tôi xin nhắc lại một số sự kiện sau đây:

  • Chưa đầy một tháng sau khi vua Tự Đức mất, vua Hiệp Hoà, dưới áp lực của Toàn quyền Harmand và Khâm sứ De Champeaux, sai Trần Đình Túc và Nguyễn Trọng Hiệp ký hoà ước Quí Mùi ngày 25/8/1883, Pháp gọi là hoà ước Harmand.

  • Hoà ước Harmand chưa được chính phủ Pháp phê chuẩn, lại bị phe chống Pháp do Nguyễn Văn Tường và Tôn Thất Thuyết cầm đầu quyết liệt phản đối.

  • Vua Hiệp Hòa -đi với Pháp, định diệt hai ông Tường và Thuyết- bị buộc phải uống thuốc độc chết ngày 29/11/1883. Vua Kiến Phúc lên ngôi.

  • Pháp điều đình với Trung Hoa, ký hòa ước Thiên Tân 11/5/1884, để Trung Hoa công nhận quyền bảo hộ của Pháp ở Việt Nam.

  • Patenôtre, trên đường đi Bắc Kinh nhận chức đại sứ, ghé Huế, ký một hiệp ước mới, thay thế hiệp ước Harmand bị coi là quá khắt khe.

  • Không ngờ hòa ước Patenôtre còn tệ hơn hòa ước Harmand.

Vì vậy, Nguyễn Văn Tường, người chủ chốt ký hoà ước này, đã bị coi là phản bội.

Nguyễn Quốc Trị trình bầy sự gian lận của chính quyền Pháp bằng cách đối chiếu văn bản.

Chữ bảo hộ (protectorat) xuất hiện lần đầu trong hòa ước Harmand, bản tiếng Pháp như sau:

Article Premier: L'Annam reconnait et accepte le protectorat de la France avec les conséquences de ce mode de rapports au point de vue du droit diplomatique européen, c'est-à-dire que la France présidera aux relations de toutes les puissances étrangères, y compris la Chine, avec le gouvernement annamite, qui ne pourra communiquer diplomatiquement avec lesdites puissances que par l'intermédiaire de la France seulement5

(Điều Một: "Nước Nam nhìn nhận và chấp nhận sự bảo hộ của nước Pháp, với những hậu quả của thể thức này theo luật ngoại giao Âu Châu, nghiã là nước Pháp sẽ điều khiển các mối giao thiệp của nước Nam với tất cả các cường quốc bên ngoài, kể cả nước Tầu, chính phủ An Nam chỉ được quan hệ ngoại giao với những cường quốc ấy qua trung gian của nước Pháp mà thôi".)

Chữ bảo hộ (protectorat) trong Điều Một của hoà ước Harmand chỉ bao hàm ý nghiã ngoại giao mà thôi. Nhưng Hòa ước Giáp Thân, ký ngày 6/6/1884, giữa Patenôtre và Nguyễn Văn Tường, Phạm Thận Duật, Tôn Thất Phan, mà Nguyễn Quốc Trị chụp lại được, viết như sau:

Article I

L'Annam reconnait et accepte le protectorat de la France.

La France représentera l'Annam dans toutes ses relations extérieures.

Les Annamites à l'étranger seront placés sous la protection de la France6

(Điều I

Nước Nam nhìn nhận và chấp nhận sự bảo hộ của nước Pháp.

Nước Pháp sẽ đại diện cho nước Nam trong tất cả các mối bang giao bên ngoài.

Người An Nam ở nước ngoài sẽ được đặt dưới sự bảo hộ của nước Pháp").

Điều I của hòa ước Patenôtre có nghiã là:

1- Nước Nam nhìn nhận và chấp nhận sự bảo hộ của Pháp (cả nội trị, lẫn ngoại giao).

2- Nước Pháp sẽ đại diện cho nước Nam ở bên ngoài (ngụ ý: đối với thế giới, nước Pháp thay thế nước Việt).

3- Người Việt ở nước ngoài sẽ được đặt dưới quyền bảo hộ của Pháp (ngụ ý người Việt ở nước ngoài cũng trở thành công dân bị trị).

Với mục đích thành lập một hòa ước mới, bớt khắt khe hơn, để bên Việt có thể chấp nhận, thì quả là hòa ước Patenôtre đã đi ngược lại: Từ sự bảo hộ về ngoại giao trong hoà ước Harmand, đã tiến sang, bảo hộ cả nội trị lẫn ngoại giao và người Việt ở nước ngoài sẽ trở thành thuộc dân của Pháp.

Tại sao Nguyễn Văn Tường lại chịu ký một hòa ước như vậy? Nếu nhìn bản Hán văn mà Nguyễn Quốc Trị chụp lại7 được dịch trong Đại Nam Thực Lục, thì Điều I, được viết như sau:

"Khoản thứ 1- Nước Đại Nam tự nhận nước Đại Pháp giúp đỡ, nghiã là nước Đại Nam có giao thông với nước nào, thì nước Đại Pháp giúp đỡ công việc và nhân dân nước Đại Nam có ở nước ngoài thì Đại Pháp cũng giúp đỡ."8

Khoản thứ 1 này hoàn toàn không có nghiã như Điều I trong bản tiếng Pháp của Patenôtre: Việt Nam chỉ nhận sự giúp đỡ của Pháp và sự giúp đỡ này giới hạn trong địa hạt ngoại giao mà thôi. So với hoà ước Harmand, chữ giúp đỡ nhẹ hơn chữ bảo hộ, còn điều kiện ngoại giao vẫn y như thế.

Ngoài ra, bản tiếng Pháp của Patenôtre, Điều XIX, còn ghi thêm: "En cas de constestations, le texte français fera seul foi" (Trong trường hợp tranh chấp, chỉ bản tiếng Pháp là có giá trị). Có lẽ các quan tin tưởng vào sự chân thực của người Pháp nên cũng viết Khoản thứ 19, trong ý tương tự.

Và đây là sự giải thích của Nguyễn Quốc Trị9

1- Nguyễn Văn Tường và các quan nhất quyết đòi thay chữ bảo hộ bằng chữ bảo trợ hay bang trợ, tức là giúp đỡ chứ không nhận sự thống trị của Pháp trên nước Nam. Điều này được xác định trong một văn kiện của triều đình Huế, dịch ra tiếng Pháp mang tên Projet de la Cour de Huế, (Dự án của triều đình Huế) lưu trữ ở văn khố Bộ ngoại giao Pháp, được Võ Đức Hạnh phát hiện10.

2- Cuộc tranh luận về từ ngữ đưa đến bế tắc, không bên nào chịu nhượng bộ. Patenôtre đánh điện xin chỉ thị của Paris, Jules Ferry trả lời trong một điện văn mật (codé) gửi ngày 3/8/1884: "Le texte français faisant foi, vous pouvez accepter le mot baluttro [bảo trợ] si vous jugez nécessaire, Ferry" (Chỉ bản tiếng Pháp là có giá trị, ông có thể chấp nhận chữ bảo trợ nếu cần, Ferry). Nguyễn Quốc Trị tìm thấy điện văn này trong văn khố Bộ ngoại giao Pháp.

Như vậy, hòa ước Patenôtre có hai bản, chỉ bản tiếng Pháp là có giá trị mà thôi. Bản chữ Hán viết sao cũng được, miễn làm vừa lòng phiá Việt.

Jules Ferry dùng thủ đoạn này, vì ông dự trù rằng khi thi hành hoà ước thì Nguyễn Văn Tường và Tôn Thất Thuyết sẽ không còn ở ghế phụ chánh nữa. Với một ông vua thân Pháp, thì sẽ không gặp trở ngại gì. Quả đúng như vậy, đầu năm 1886, khi Nguyễn Văn Tường bị đầy đi Tahiti, Pháp mới đưa bản hòa ước cho vua Đồng Khánh chuẩn y. Sau đó không ai nêu lại vấn đề khác biệt giữa hai bản Pháp-Việt nữa.

3- Nguyễn Văn Tường có thể đã biết rõ âm mưu về sự khác biệt giữa hai văn bản, nhưng đành phải ký, vì cũng như với hòa ước Harmand, lần này Pháp cũng đem chiến thuyền vào uy hiếp Huế. Pháp đưa tối hậu thư bắt buộc phải ký trong vòng 24 tiếng đồng hồ, nếu không họ sẽ dùng biện pháp võ lực. Tại trung tâm văn khố hải ngoại Aix-en-Provence, Nguyễn Quốc Trị tìm được tờ trình về bộ Hải Quân của viên đại tá, dưới quyền đề đốc Courbet, cho biết: "Hòa ước Patenôtre chỉ được Nguyễn Văn Tường ký một cách miễn cưỡng sau khi nhận được tối hậu thư 24 giờ của phiá Pháp". Tối hậu thư này chưa từng thấy ghi lại ở đâu. Đọc Thực Lục, Nguyễn Quốc Trị thấy có chỗ nói thoáng qua về việc người Pháp hăm doạ sẽ để cho quan võ giải quyết vấn đề, và ngày hôm sau thì thủ tục ký kết hòa ước đã bắt đầu, không thương thuyết gì nữa.

Tóm lại, để ép Nguyễn Văn Tường ký hiệp ước này, Pháp đã dùng những thủ đoạn sau đây: Cứ cho viết bản chữ Nho, theo đúng ý của triều đình Huế. Tức là Việt Nam chỉ nhận sự bang trợ ngoại giao của Pháp. Còn bản tiếng Pháp ghi điều gian trá: Việt Nam chấp nhận nền bảo hộ của Pháp. Và để ăn chắc chắn, viết trong điều XIX câu: khi có tranh chấp, chỉ bản tiếng Pháp là có giá trị mà thôi. Sau cùng, dùng tối hậu thư đe dọa, để ép buộc triều đình phải ký ngay, nếu không quân Pháp sẽ tấn công kinh thành: Ngoài 2 đại đội tháp tùng Patenôtre, còn có quân Pháp đóng ở Thuận An và hạm đội của tổng tư lệnh Courbet đóng ở ngoài khơi cửa Thuận.

Chỉ vài tháng sau khi hiệp ước Patenôtre 6/6/1884 được ký kết, Tổng trú sứ (Résident-Général) Rheinat dựa vào quyền "bảo hộ" đòi truất phế vua Hàm Nghi, vì lên ngôi mà không được Pháp cho phép, rồi người kế nhiệm Lemaire đòi hỏi sự bổ nhiệm Phụ chánh và Thượng thư cũng phải được Tổng trú sứ chấp thuận. Tất cả những uất ức này dẫn Nguyễn Văn Tường và Tôn Thất Thuyết đến quyết định chống lại: Tôn Thất Thuyết đi kháng chiến, Nguyễn Văn Tường ở lại tìm cách nghị hoà.

Sau biến cố Mang Cá, 4-5/7/1885, kinh thành thất thủ, vua Hàm Nghi xuất bôn kháng chiến trong ba năm, chỉ đến khi vua bị bắt năm 1888, Việt Nam mới hoàn toàn mất quyền tự chủ, nhận sự bảo hộ của Pháp, theo bản Pháp văn của hoà ước Patenôtre.

Thư Silvestre gửi Lemaire: kế hoạch truất phế vua Hàm Nghi

Tài liệu quý thứ nhì mà Nguyễn Quốc Trị tìm được là bức thư viết tay của Silvestre gửi Lemaire: Silveste, Giám đốc chính trị và dân sự, viết thư cho Lemaire, Tổng trú sứ, ngày 19/11/1884, đề nghị kế hoạch truất phế vua Hàm Nghi.

Thư này viết sau khi vua Hàm Nghi lên ngôi (ngày 2/8/1884) được 3 tháng rưỡi. Tài liệu quan trọng, chứa nhiều thông tin về tình hình chính trị và quân sự sau khi vua Tự Đức mất. Trong thư, Silvestre coi hai phụ chính Nguyễn Văn Tường và Tôn Thất Thuyết là đích danh thủ phạm chính sách chống Pháp. Vì coi Nguyễn Văn Tường kẻ thù lợi hại hàng đầu, Silvestre kể đủ mọi tội tham tiền, tham nhũng để bêu xấu Nguyễn Văn Tường, xác định ông Tường là kẻ không ra mặt nhưng cầm cương đằng sau, trách nhiệm tất cả những mưu đồ, liên kết với quân Tầu làm mặt trận thống nhất chống Pháp. (Lúc này Fournier đã ký với Lý Hồng Chương hiệp ước Thiên Tân (11/5/1884): Tầu công nhận VN là thuộc địa của Pháp và sẽ rút quân về).

Sivestre khám phá chiến lược chống Pháp của triều đình Huế qua hai nguồn tin đồng quy: tin tức tình báo và thư giám mục Puginier gửi tổng tư lệnh quân đội viễn chinh ngày 6/11/1884, theo đó, thì cuộc nổi dậy ở Huế, là do Nguyễn Văn Tường bí mật chỉ đạo: Tôn Thất Thuyết sẽ đưa vua Hàm Nghi ra Cam Lộ. Hoàng Kế Viêm, Đề đốc Ngô, Lưu Vĩnh Phúc... được giao trọng trách đánh chiếm các vùng Hưng Hoá, Thanh Hoá, Ninh Bình, Sơn Tây, Tuyên Quang.

Silvestre đề nghị với Lemaire giải pháp: Nếu hai phụ chính đưa vua Hàm Nghi rời Huế thì Pháp lập tức đưa Chánh Mông (sau là vua Đồng Khánh) lên ngay, tuyên bố truất phế Hàm Nghi, lập chính phủ mới với 6 tên tuổi: Đoàn Văn Bình, Nguyễn Thuật, Cao Hữu Sung, Lê Tấn Thông, Đặng Đức Địch, Nguyễn Hữu Độ, là những người đã từng giữ chức tuần phủ hoặc thượng thư nhưng bị triều đình giáng chức hoặc cách chức vì có tội.

Nửa năm sau, xẩy ra biến cố Mang Cá ngày 4-5/7/1885, kinh thành thất thủ, vua Hàm Nghi ra Cam Lộ cầm đầu lực lượng kháng chiến trong ba năm mới bị bắt, tất cả đã xẩy ra gần đúng như dự báo của Silvestre. Nguyễn Văn Tường, Phạm Thận Duật, thuộc Cơ Mật Viện và Tôn Thất Đính (cha Tôn Thất Thuyết) bị bắt, đi đầy ở Tahiti. Phạm Thận Duật chết trên tầu. Nguyễn Văn Tường và Tôn Thất Đính, mất ở Tahiti năm sau (1886). Phong trào Cần vương tiếp tục chống Pháp đến khi Phan Đình Phùng mất (1895) mới thực sự tan rã.

Bộ sử Nguyễn Văn Tường của Nguyễn Quốc Trị là một công trình nghiên cứu thận trọng và chi tiết, mở đầu cho một khuynh hướng tìm lại, viết lại và đọc lại lịch sử Việt Nam. Tác giả không chỉ quan tâm đến việc kể lại sự kiện lịch sử, mà khảo sát những gì đã được viết về sự kiện này, người ta căn cứ vào đâu để đưa ra những luận chứng như thế. Tuy viết về nhân vật chính là Nguyễn Văn Tường, nhưng thực sự Nguyễn Quốc Trị đã trải dài lịch sử đến gần như cả ba triều Gia Long, Minh Mạng, Thiệu Trị, Tự Đức.

Nguyễn Văn Tường và cuộc chiến chống đô hộ Pháp của nhà Nguyễn sẽ là tác phẩm sử học đầu tiên viết theo lối nhìn mới thoát hẳn các khuôn mẫu cũ. Tác giả đã điều tra đến tận nguồn nhiều sự việc, nhiều biến cố lịch sử; dĩ nhiên ông chưa làm được tất cả, và lối viết của ông chưa được chặt chẽ, có chỗ dùng những tài liệu chưa chính xác, nhưng những gì ông đem ra ánh sáng cũng đủ khơi mào cho một khuynh hướng nghiên cứu lại lịch sử, trung thực và đào sâu hơn, để trả lại giá trị cho đại thần Nguyễn Văn Tường và triều đại nhà Nguyễn, nhất là vua Tự Đức, trong suốt thời kỳ trị vì, đã tìm mọi cách chống lại sự xâm lăng của Pháp.


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  1. Ở trong nước, Trần Xuân An, hậu duệ đời thứ năm của Nguyễn Văn Tường có viết bộ truyện ký tựa đề Phụ chính đại thần Nguyễn Văn Tường (nxb Văn Nghệ tpHCM, 2004) theo lối lịch sử tiểu thuyết, dựa trên những sự kiện có thật ghi trong Đại Nam Thực Lục, tiếc rằng bộ sách này không có giá trị. ↩︎

  2. Bản tấu ngày 8/3/1868, Nguyễn Văn Tường I, t. 25. ↩︎

  3. Gosselin, L'Empire d'Annam, t. 116. ↩︎

  4. Nguyễn Quốc Trị, Nguyễn Văn Tường, tập I, t. 432. ↩︎

  5. Gosselin, Phụ lục số 9, t. 528. ↩︎

  6. Nguyễn Văn Tường, Tập II, Phụ lục 4a, t. 936. ↩︎

  7. Nguyễn Văn Tường, II, Phụ Lục 4b, t. 944-966. ↩︎

  8. Nguyễn Văn Tường, I, t. 165, Đại Nam Thực Lục, Tập IX, t. 74. ↩︎

  9. Nguyễn Văn Tường, I, t. 166-167. ↩︎

  10. In trong La place du Catholicisme dans les relations entre la France et le Vietnam de 1870 à 1886.V(ị thế của đạo Chúa trong quan hệ Pháp-Việt từ 1870 đến 1886), nxb Peter Lang, Berne, 1992. ↩︎